Oui, l'intérêt de KC c'est vraiment le méta-textuel, c'est d'ailleurs pour ça que personnellement je suis pas trop pour le conseiller aux nouveaux lecteurs d'ordinaire. Avant de lire la distanciation faut maîtriser ses bases.
En ce moment, prenant mes premières vacances depuis presque un an, je me tape DR & Quinch de Moore et Alan Davis, une sorte de back-up SF comique vaguement stripesque qu'ils faisaient à l'époque de 2000AD. Comme souvent avec les comics de cette période et de cette publication, on est sur du format six, sept pages soit sous forme de OS soit poursuivis sur trois quatre "numéros" consécutifs pour former de petits arcs, la courte série ayant une continuité de fond malgré l'absurdité de ses intrigues.
On suit deux étudiants aliens, l'éternel duo de la petite fouine mesquine et de la grande brute débile, qui commettent tout un tas d'exactions à travers la galaxie leur servant de perpétuel terrain de jeu. On les voit par exemple façonner la forme des continents de la terre pour former dans leur langue un message insultant contre leur doyen ou relancer une guerre spatiale meurtrière pour échapper au procès que leur vaut leurs innombrables conneries.
C'est du 2000AD, on sait à quoi on a affaire avant de se lancer. Malgré le fait que la dynamique entre les deux personnages repose sur le plus vieux ressort comique du monde, ça marche très bien, DR - le petit -, qui ressemble à une sorte de skrull goblin habillé en elvis, est franchement fendard en lutin maléfique. Alan Davis se fait plaisir à pouvoir multiplier les objets étranges et créatifs dans cet univers de SF bordélique à l'immaturité agréable.
C'est pas profond pour un sou en bref mais en tant que vignette comique ça fait parfaitement son office. J'enchaînerai avec le Bad Company de Milligan ensuite, toujours dans le même délire.