Je me suis rendu compte qu'entre trois trades VO qui traînaient chez mon daron - achetés à la première PCE -, le x-men hors série qui servait de prétendu prologue à second coming et un magazine x-men universe de la même période, j'avais les 25 numéros de la série solo Cable de 2008 de Swierczynski.
C'était vraiment excellent, au début ça a l'air d'une simple histoire beauf SF / western avec Bishop en méchant qui poursuit Cable dans le temps pour tuer Hope bébé, avec son lot de gunfights laser et de futurs dystopiques, mais vite se dessine derrière une ambiance enquête très originale grâce à une des meilleures utilisations du voyage dans le temps que j'ai vue dans du comic.
Cable ne peut qu'aller dans le futur alors que Bishop peut naviguer dans les deux sens, donc il alterne entre des avancées radicales en avant pour découvrir dans l'histoire où est passé Cable et il revient au moment pour essayer de le choper, tandis que Cable profite de ses connaissances du futur pour laisser des pièges et des fausses traces partout. Le principe fonctionne très bien et montre des utilisations vraiment uniques du voyage dans le temps, toujours dans une écriture de la poursuite, qui est pourtant un ressort scénaristique que je déteste de base.
C'est en plus clairement un indispensable pour qui aime la trilogie du Messie, puisque pendant le long temps d'attente d'avant second coming c'est dans celle-là qu'on voit Hope peu à peu grandir. C'est complétement relié au reste du verse x-men de l'époque de toute façon puisque passé le #5 on voit en miroir la réaction de Scott qui attend en pleine anxiété le retour de Nathan et qui parvient même à capturer Bishop un moment. Y a un côté sympa d'ailleurs dans l'écriture sur les confrontations d'échelles, puisque même si quelques mois passent dans la tempo principale Cable et Hope vieillissent d'assez nombreuses années, ça crée des décalages sympa qui auront été plus tard exploités dans le reste du verse, notamment de bonnes manières dans Generation Hope et de manière complétement autiste dans l'AvX et l'après.
En bref c'est bien, faut pas se laisser prendre à l'aspect 90s qu'a la série parfois avec ses arraches de coeur à la tentacule et l'espèce de dessin numérique un peu laid d'Olivetti.