Bah, à une époque les coloristes étaient dénigrés dans le milieu même et la couleur ajoutée "à l'arrache". Plus les techniques obsolètes qui pouvaient rendre des résultats dégueulasses.
Donc pour des vieux livres, j'ai tendance à penser que vu le prix des bonnes éditions recolorisées face au prix des essentials, faut vraiment peser le pour et le contre. Ouais, après t'as toujours les exceptions qui ne font que confirmer la règle. M'enfin, tu vois ce que je veux dire.
Même pour certain titre des années 80 ça pourrait se tenir.
Après, ouais, certaines séries sont tellement dantesques sur la colorisation que je me tape parfois des relectures juste pour me concentrer sur la colorisation (Hawkeye, Phonogram, Daredevil, Elektra, etc...). Le sujet m'intéresse vraiment, j'ai lu des dizaines de truc sur la couleur en BD. J'ai même un temps regarder les études à faire avant de regarder plutôt du côté de mon talent 
En général, c'est la deuxième chose que je regarde pour décider de me lancer dans une série.
A ce titre, la BD européenne regorge de bombes au niveau de la colorisation. Et surtout de précurseurs. C'est l'avantage du délai long de parution. La couleur peut y est plus réfléchie, avoir un sens, alors que ça peut être carrément torché aux US si ton dessinateur te rend ses planches à la limite des délais.
Mais bon. Chacun ses critères de jugement. Ici les gens regardent plus en terme d'histoire des protagonistes/scénario au sens large côté narratif et d'esthétique "directe" (beauté des dessins) côté illustration. D'où la difficulté de converser sur le découpage ou les couleurs, qui sont mes dadas actuels
Je juge pas, hein, c'est aussi important. C'est juste pas nécessairement ce qui prime pour moi. Et oui, je sais, ça fait très branlette intellectuelle
http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article450
Pour ceux que ça intéresse. Un article que j'avais trouvé résumant assez vite et assez bien l'histoire de la couleur. C'est très centré sur la BD euro, mais pas que, et ça reste valide pour le comic.