Tome 03 lu.
Ce troisième tome de "The World is mine" perpetue la critique acide et sous acides du Japon, dont l´auteur parodie les bases de la société comme fond à la trame principale: la cavale de deux terroristes frapadingues dont le seul but est apparemment de mettre à sac le pays le plus possible sans morale et but, si ce n´est échapper à tous ceux qui les cherchent pour continuer leurs méfaits.
En parallèle le mystérieux ours sanguinaire traverse le Japon lui aussi, bien qu´on lui porte moins d´attention suites aux dernier évènements. La sortie du commissariat est quasi toute aussi impressionnante que la tuerie qui s´y est déroulée, et traitée de façon comique du côté de l´absurde, en effet le plus réfléchis de nos deux fêlés se lance dans un discours improvisé et n´importe-quoi-tesque pour tier son compagnon de jeu de là, et les flics désignés comme plus bêtes que leurs pieds prennent les mots au premier degrés, jusqu´a la conférence de presse ministérielle que tout le Japon suit sur son petit écran, où le premier ministre étonne et répond aux exigences, de façon assez drôle et criante de vérité, qui choque alors un audit frustré, coincé, hypocrite.
Elle est surtout ici la critique de l´auteur, en ces quelques mots lachés froidement dans une situation qu´il tourne au comique. La forme est certes trop décrochées du fond, on en vient plus à apprécier le spectacle morbide et violent que de tenter de décrypter tout l´implicite du manga, le manga ne faiblit pas, fidèle à lui même, mais où cela va-t-il bien pouvoir nous mener?