Le Syndicat national de l’édition a obtenu la condamnation symbolique d’un internaute qui avait diffusé plus de 2.000 albums de BD en ligne.
Le Syndicat national de l’édition (SNE) l’annonce discrètement sur son site internet http://www.sne.fr/ dans un communiqué en date du 20 juillet : "par jugement du 7 avril 2005, le Tribunal de Grande instance de Paris (...) a déclaré un internaute coupable de contrefaçon par diffusion ou représentation d’œuvre de l’esprit au mépris des droits de l’auteur (...) Ce jugement est devenu définitif à ce jour".
La condamnation de l’internaute, qui avait diffusé 2.288 bandes dessinées via Internet depuis un ordinateur monté en serveur, se révèle toutefois plus symbolique que réellement punitive : il devra payer au SNE un euro symbolique "au titre de la réparation du préjudice subi par l’ensemble de la profession", une somme apparemment souhaitée par le syndicat.
Contrairement à l’industrie du disque et du cinéma, beaucoup de maisons d’éditions, comme Dargaud, estiment à l’heure actuelle n’avoir "constaté aucun impact sur les ventes". Dargaud a toutefois pris les devants sur le terrain de la contrefaçon : outre une bibliothèque de prépublications en ligne ( http://www.read-box.com ), l’éditeur a proposé il y a quelques mois une charte de bonne conduite aux sites amateurs.
Charte de bonne conduite: http://www.toutenbd.com/am/article.php3?id_article=1122