Bon je suis enfin arrivé au bout de cette série après être réussi à tomber miraculeusement sur les scans de la série complète, faute de support physique introuvable (n'en déplaise aux puristes). Higanjima c'est l'une des premières séries que j'avais approché il y a très longtemps après en avoir lu quelques extraits dans une encyclopédie de mangas. Déjà là c'était pas évident à trouver et il fallait aller dans des librairies spécialisées pour obtenir les tomes. J'avais acquis les 5 premiers en format physique et puis j'avais laissé de côté. Pas que je n'aimais pas mais la yes-life-itude ponctionnait trop dans ma thune.
Je me rends compte finalement que ce n'est pas un mal de m'être arrêté là car je n'aurais vraiment pas été chaud de continuer au-delà à verser 8 balles par tome. Alors je ne dis pas que c'est mauvais, loin de là, mais Matsumoto a fait ce qu'il ne fallait pas faire, c'est-à-dire "shoneniser" sa série et donc forcément la niveler vers le bas. J'avais l'impression de me retrouver à lire un Bleach très sanglant et bourré de stéréotypes bas de gamme alors que le démarrage était du pur survival. De la série B très belle au niveau des dessins (souvent critiqués alors que j'adore le style).
Les combats deviennent caricaturaux, voire risibles, par moment. Mention à celui contre Miyabi avec toute la résistance et les amis d'Aki qui doivent crier à du 140 dB pour que le héros entende très nettement leurs paroles alors qu'ils sont à 1km de la pagode. Et puis le pouvoir de l'amitié et toutes les phrases aussi convenues les unes que les autres, ça commence à me les briser sévère. Ca m'aurait sans doute séduit à 12 ans voire 14 mais pas au-delà. Puis l'île qui est limite plus grande que le Japon quand on voit à quel point elle est fournie.
Je pense que ça explique quelque part le bide de Higanjima chez nous. C'est un manga bâtard qui est trop puéril pour les adultes et trop sanglant pour les plus jeunes. Après, ça se lisait et j'ai été très étonné de ne pas avoir mis beaucoup de temps à la lire. Il y a d'excellents passages comme celui dans la mine avec la Princesse aka mon monstre préféré mais je ne garderai pas de cette série de très grands souvenirs. Sans compter qu'il n'y a pas de fin. Dommage car le coup des moustiques était annonciateur du chaos à venir.
Je ne pense pas que l'on verra la suite de cette série un jour chez nous mais étrangement, ça ne me dérange pas plus que ça. Higanjima c'est du pop-corn un peu (beaucoup) bêta, ni plus ni moins.