Ha je viens de voir qu'il n'est plus dispo chez decitre alors qu'il l'était il y a 2 semaines.....
Le 06 avril 2018 à 23:01:13 tictacdring a écrit :
Sous notre atmosphère a été réédité........je pense que tu peux l'avoir en neuf en cherchant bien.....
En neuf sur internet ça me parait tendu tout de même, plus dispo sur les gros site ni dans aucune librairie du réseau canalbd. Faut arriver a trouver la librairie qui n'expose pas ses stocks à la vente en ligne et qui l'a toujours en rayon.
Très bonne annonce que celle de la réédition de grands classiques de Tezuka.
Je n'ai pu corroborer cette info ni sur le topic, ni sur le site (de merde) de Delcourt/Tonkam, mais la date de sortie de la réédition d'Ayako et l'histoire des 3 adolfs est indiquée sur Manga News comme Manga Sanctuary au 20 juin, contrairement au planning initial.
J'imagine qu'on peut s'y fier. Tout l'agenda aurait été retardé ? Je sais pas si quelqu'un a plus d'infos.
Je me posais la même question
A mon avis c'est tout simplement retardé comme on peut le deviner. Ce serait pas la première fois.
Je viens de finir demain les oiseaux.
J'ai trouvé ça vraiment pas mal. On ressent bien le côté engagé du manga.
Juste dommage qu'il n'y ai pas une trame principale.
Petit compte rendu de lecture de l'Histoire des 3 Adolf, que j'ai fini il y a peu. Un témoignage engagé de Tzeuka, et un récit indéniablement ambitieux, trop peut-être, qui peut se targuer de plusieurs qualités importantes, mais qui ne m'a malheureusement pas entièrement séduit et laissé un peu déçu, après la claque que fut Ayako.
La circonspection débute malheureusement dès la découverte du synopsys dont l'intrigue se concentre autour de ces documents secrets, censés bouleverser le cours de l'Histoire, qu'une foule de personnages vont se mettre en quête d'obtenir. L'auteur souhaite en sorte d'apothéose mettre le coup final aux théories racistes, qu'il critique tout au long de l'oeuvre, en montrant l'inanité de cette course vaine après ces informations secrètes, mais le simple postulat de contournement des effets de la censure et de l'endoctrinement est déjà trop fragile pour faire pleinement adhérer le lecteur à ce long cheminement jusqu'au dénouement.
L'entrelacement des parcours de personnages assez divers et pleins de rebondissements est dans l'ensemble bien construit et plaisant à lire, bénéficiant de multiples ellipses bienvenues, suscitant le plaisir de suivre puis de laisser tour à tour à intervalles réguliers nos protagoniste, pour les retrouver profondément différents quelques chapitres plus tard, leur existence s'étant poursuivie hors des pages, loin de notre regard. Il souffre néanmoins de certaines lourdeurs de narration, concours de circonstances répétés, rencontres et réutilisations de personnages secondaires forcées, sous-intrigues ou rebondissements dispensables, donnant le sentiment qu’un effort de concision aurait profit à l’ensemble.
Si le plaidoyer pacifiste ainsi que la critique du fascisme et de ses conséquences guerrières et mortifères, par le prisme du parallélisme de ses déclinaisons allemande et japonaise, sont évidemment louables, émouvants et sincères, l'ouverture et la complexification du propos des dernières pages ne sauraient à eux seuls effacer une œuvre empreinte d'un manichéisme trop prégnant ; d'une part, dans les idéaux exposés, mais nous y reviendrons, d'autre part, dans les stéréotypes de personnages qui les défendent.
La relative longue période historique couverte durant le récit a quant à elle l'avantage, en décrivant une suite logique et articulée d'événements charnières, à travers l'inscription des pérégrinations des héros surmontant des obstacles directement issus des représentations classiques de cette période (polices secrètes, interrogatoires, rafles, bombardements, etc.) autour de dates importantes pour la plupart connues, de créer un fil narratif fluide, lisible et marquant. Le pendant négatif de cette linéarité est l'aspect frise chronologique de la Seconde Guerre Mondiale ou encore condensé du conflit pour les nuls, qui en émane immanquablement.
Cette impression ne peut qu'être renforcée face au sentiment d'imprécision et de manque d'approfondissement que dégage le travail de Tezuka eu égard aux notions et aux faits qu'il manie. Le parti-pris du Dieu du manga ne peut que nous rappeler les mots de Gide selon lesquels "on ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments". Le ramenant malheureusement à sa réputation réductrice de conteur pour enfants, sa volonté de transmission d'un témoignage de la plus haute importance n'excuse pas le manque de finesse et de nuances avec lequel il brosse le portrait de ses créations d'encre.
Il est à ce titre assez malheureux qu'une œuvre de cette ampleur trouve ses fondations dans une dichotomie presque schématique si pauvre en reliefs entre, d’un côté, endossant le rôle de la victime expiatoire, une population juive parée de toutes les vertus, et de l’autre, des allemands tous fanatiques, complices ou aux ordres du régime. Il est incompréhensible que Tezuka soit tombé dans ce piège grossier de l’essentialisme qu’il avait fait vœu de pourfendre, allant jusqu’à invalider sa conclusion pessimiste sur le destin maudit de l’homme prisonnier d’un cycle de violences en perpétuel recommencement, alors qu’il avait dressé un portrait beaucoup plus équitable et diversifié de ses concitoyens durant cette guerre.
Ce positionnement critiquable se déduit de la simple observation d’Hitler, vulgairement caricaturé en tyran clownesque bipolaire sombrant progressivement dans la folie. Difficile de trancher entre des choix assumés et les limitations du trait de Tezuka, mais c’est notamment dans le cadre de ces représentations malvenues, comme de certaines scènes fortes au faible impact, que la seule volonté de transcription de la banalité de l’horreur ne saurait totalement faire accepter, que l’on perçoit la traduction esthétique de positionnements idéologiques et émotionnels déséquilibrés.
C’est d’autant plus dommage que le maître est capable par ailleurs de manifestations de virtuosité dans la mise en scène et le découpage, qu’il est difficile de trouver plus innovantes et brillantes. De manière globale, son talent lui permet de produire une composition satisfaisante en ne parvenant à pallier que partiellement aux insuffisances inhérentes de son style cartoonesque, qui se révèle inadapté face à l’exigence de réalisme que ce récit nécessitait.
En guise de conclusion, le caractère fondamental de manifeste pacifique vitupérant tout conflit armé et régime politique totalitaire pâtit de ces maladresses, en se dispensant par ces approximations du sens de la mesure et de la recherche de la complexité des passions humaines qui ont embrasé cette période. Aussi, ce qui aurait pu se targuer de devenir une grande fresque sur la Seconde Guerre Mondiale par le récit d’aventures croisées d’êtres antagonistes emportés par ce tourbillon irrésistible, manque sa cible et provoque la frustration à cause de facilités évitables, malgré l’originalité du scénario. Subsiste une œuvre moins homogène, sombre et puissante qu’Ayako, pourtant de onze ans son aînée, faissant apparaître la dimension d’écart entre un chef d’œuvre incontournable de son art avec un titre correct aux intentions et à l’exécution confuses.
Pour faire vendre, il fait vendre, le bougre ![]()
http://www.9emeart.fr/post/news/manga/une-planche-d-astro-boy-par-osamu-tezuka-vendue-aux-encheres-a-plus-de-200-000-euros-8760
Le genre de pièce qui me fait penser au discours de la scène au musée de Samuel L. Jackson dans Incassable ![]()
Pour ceux qui veulent voir la gueule de la nouvelle édition
https://twitter.com/delcourttonkam/status/1004371382409551872?s=21
J'arrive pas trop à voir.
Les couvertures sont rigides ou non ?
ca sent la couverture non rigide, vu les pavés ca paraitrait logique.
Je trouve que ça faire cher en tout cas...
20€ aurait été plus honnête je trouve.
J'hésite vraiment à les prendre.
Vous pensez que ça va vite être en rupture ou pas ?
Moi ca m'a plutot l'air d'etre de la couverture cartonnée.
Très propre cette edition en tout cas.
Couv rigide oui ![]()
Les couvertures sont rigides, ca a été confirmé dans les commentaires du tweet.....
Je me suis acheté le tome 1 de l’histoire des 3 Adolf, et regardez ce que j’ai trouvé
Du coup Phénix a bien l’air d’être prévu pour cette réédition
Oui, on en parlait dans le topic des sorties et attentes. Il y a même les dates de sortie.
Le 20 juin 2018 à 12:18:53 viL a écrit :
Je me suis acheté le tome 1 de l’histoire des 3 Adolf, et regardez ce que j’ai trouvé
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Du coup Phénix a bien l’air d’être prévu pour cette réédition
ho putain...... phénix en 5 volumes!!!! Et personne ne l annonce, aucune com... Et dire que j'ai entamé la collection phénix 2em ed, j'hésite à les revendre du coup.....
j'espère que c'est pas 30€ le tome pour phénix....