Lu le deuxième tome double de Tough et le second tome de L’heritier du dragon.
Que dire si ce n’est que c'est un vrai plaisir ? Le dessin de Saruwatari est vraiment remarquable, ainsi que sa technique pour les décors réalistes (basé sur des photographies noir et blanc des lieux si je ne m’abuse) qui donnent directement une forme de réalisme et de détails à l’ensemble. Facile en s’aidant de photos on me dira, et pourtant peu de mangas daignent le faire.
Même pour Tough saison 1, la précision anatomique et le soin dans le dessin son bien présents, même si Kiichi enfant est peut-être le personnage dont le dessin dénote le plus, malgré une nette progression depuis les tout premiers chapitres. Chaque combat, chaque adversaire est prétexte à une cascade d’infos sur les arts martiaux.
Saison 3 l'héritier du dragon : Saruwatari a perfectionné son art, l’intrigue et la mise en scène sont assurément plus modernes. Parfois, je regrette presque le genre légèrement moins épuré d’antan, et je me demande si l'équilibre parfait n’était pas déjà atteint sur Free Fight. L’histoire poursuit sur sa lancée tragique, dramaturgique, mais avance, il faut bien le dire, lentement alors que l’objectif annoncé est clair.
Les deux séries sont pour le moment passionnantes.
Je conseillerais à n’importe quel aficionado de Baki ou Kengan de tester L’heritier du dragon (saison 3 de Tough donc), et aux lecteurs plus âgés ou plus réceptifs aux oeuvres un peu plus anciennes de tenter Tough ! Une fois les premiers chapitres légèrement désuets passés, c'est du très bon.