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j'pense malheureusement que j'vais passer devant cette série qui me faisait de l'oeil depuis un bail ![]()
Mais à ta FNAC, tu peux sans doute demander qu'ils te commandent les bouquins et là, tu les paieras quand ils les auront reçus.
J'vais essayer
j'espère qu'ils pourront ![]()
Je confirme, tu peux passer ta commande direct à la fnac, tous ce qu'il y a sur leur site, tu peux leur demander en magasin.
C'est lesquels qui ont été réimprimer?
parce que je pourrais pas les acheter en 1 fois et j'imagine que les réimprimer seront quasi plus dispo d'ici peu ![]()
1 à 7
Je suis pas doué pour les critique, mais voici mon petit avis sur cette série que j'ai découvert il y a à peine deux mois.
Dorohedoro c'est une sorte de Pot-pourri où se mélange des genres et des styles pour la plupart aux antipodes les uns des autres et qui font qu'on est, sans aucun doute, en face d'un manga à la personnalité très forte, avec une auteure qui débite 10000 idées par tome, mais avec suffisamment de maîtrise pour rendre l'ensemble des plus harmonieux (et c'était pas gagné).
En lisant certains tomes, je me serai cru entièrement plongé dans la plupart de mes films préférés, et c'est sans doute pour ça que je kiff tant ce manga, c'est celui dont le traitement visuel se rapproche le plus de l'idée que je me fais de l'horreur, de la folie, de la schizophrénie, de l'étouffement et de la claustrophobie, c'est simple sur certaines planches j'avais le souffle coupé, happé par cette folie visuelle qui caractérise l'oeuvre.
Alors même si certains films sont sortis quelques années après Dorohedoro, comment ne pas penser à ces couloirs irréels, immenses qui semblent vouloir avaler et déchiqueter les personnages que l'on peut voir dans Strange Cirus de Sono Sion ?
Toujours sur le même film, comment ne pas penser à cette ambiance sonore assourdissante et ce sur-découpage hystérique qui semble aussi bien engloutir Caîman que cette romancière énigmatique https://www.youtube.com/watch?v=s1CXQT5g1PE&feature=youtu.be (spoil quand même).
Si il y a un film sur lequel Dorohedoro se rapproche le plus c'est sans doute Ichi the Killer dans son approche de la violence (pas lu le manga). C'est plus ou moins le même délire, certains personnages (une belle galerie de barges) sont de gros sadiques qui trouvent leur assouvissements dans la douleur et le chaos (Shin et Noi), c'est extrême, violent, ultra gore, et surtout très drôle! en fait quand j'ai vu une certaine page du manga, je me suis tout de suite revu cette scène du film http://odysseeducinema.fr/galerie/Ichi%20the%20killer/IchiTheKiller2.jpg .
Un peu la flemme de détailler les autres, mais il y a aussi du perfect Blue et du Crazy Thunder Road et surtout une confrontation bas fond du monde (Hole) et ville utopique (ou presque) qui rappel la dualité entre Zalem et Kuzutetsu dans Gunnm avec des décors se rapprochant d'avantage du style de Tsutomu Nihei dans Blame.
Ce qui est fort, et je le disais au début, c'est que malgré tous les genres que l'auteure met en scène, il y a une limpidité dans le déroulement du récit qui est à marquer d'une pierre blanche.
Sans déconner, c'est plutôt difficile de définir quel genre caractérise Dorohedoro, c'est une gigantesque aventure, dans un monde underground, saupoudré de Science fiction, d'éléments cyberpunk, d'une très grosse touche d'horreur et d'humour, de recette gastronomique (si si), d'un traitement psychologique hors norme, en montant le tout comme une véritable enquête, rondement menée où l'auteure va distiller des éléments, des indices sous différentes formes sur l'ensemble des 15 tomes, suffisamment pour ne pas trop en dévoiler et laisser le lecteur résoudre le mystère qui plane autour de cet univers en même temps que les personnages, il m'est arrivé par exemple plusieurs fois, de relire certains passages des précédents tomes qui comportaient d'importants éléments que j'avais zappé la première fois!
On a donc deux premiers tomes qui pour moi, peuvent en rebuter plus d'un puisqu'ils nous plongent directement dans cet univers atypique aux codes et événements uniques en leur genre, qui peuvent sembler au premier abord disposés en bric à brac, sans cohérence, ni lien narratif. Mais alors ce serait une erreur monumentale de s’arrêter à ce genre de ressenti, puisque on s'aperçois très vite que ce gros bordel forme un tout ultra cohérent qui définit tout l'univers ultra riche mit en place par l'auteure, toute cette étrangeté devient fascination, et j'ai été complètement absorbé par cette ville de hole et du monde des mages, peut-être mon univers préféré, tous supports confondus.
Et pourtant, aussi géniale que parfaitement timbré, Kyu Hayashida parsème son film de moments plus calmes, plus posés, plus intimistes, beaucoup plus drôle, qui font que ces bargos qui te découpent un corps en deux avec un marteau ou t'arrache le ventre avec un coup de pied deviennent super attachants, ce qui fait que même les plus ignobles d'entres eux (ultra charismatiques au passage) arrivent à nous faire ressentir de l'empathie, impossible de prendre le partis pris d'un des deux camps (mages et humains), chaque personnage cache quelque chose, un petit truc, parfois trois fois rien hein (voir la relation juste énorme entre En et Kikurage qui résume parfaitement ce que je veux dire) et c'est peu être la plus grand force de l'oeuvre, cette harmonie entre douleur, larme, chaos, sadisme et moments intimistes, drôles, naïfs et émouvants.
Dorohedoro c'est ça, 1000000 sentiments qui te parcourent l'esprit et ne te quitte jamais durant 15 tomes!!!
Juste un dernier mot sur le caractère visuel de l'oeuvre, qui pour moi, se rapproche énormément du traitement visuel d'auteur comme Shinya Tsukamoto (Tetsuo), il y a une dimension organique et métallique (très présente dans Maken X) qui est au cœur de l'oeuvre, les corps s'entrechoquent, fusionnent, se transforment, se font engloutir par les décors, les bâtiments, gigantesques http://www.mangareader.net/dorohedoro/6/63 , semblent parfois ne faire qu'uns avec les personnages, il y a un distorsion des corps, du temps et de l'espace vraiment fascinante, et quand je vois l'espèce de chose dans le tome 15, je suis sûr que ce caractère organique va prendre encore plus d'ampleur par la suite.
Voilà, Dorohedoro c'est le plus beau manga du monde, les tomes 10 et la fin du 11 sont à ce titres de pur moments où toutes les émotions accumulés jusqu'alors, explosent dans un bain de larmes qui te font définitivement dire que t'es en face du manga le plus incroyable qui soit.
Hé ben ! Sacré avis !
Ravi de voir que tu as été autant conquis par cette oeuvre unique. ![]()
Je rejoins entièrement ce que tu dis sur l'oeuvre bien que, dans mon cas, je n'avais pas du tout trouvé les deux premiers tomes rebutants. En fait, j'étais à fond dedans dès le premier chapitre. ![]()
la pub cest pas bien mais pour doroherodo ...
http://www.mangacast.fr/emissions/omake/mangacast-omake-de-2014/mangacast-omake-hs-n02-aout-2014-nos-conseils-manga-de-lete/#more-6268
Écrire seulement quelques lignes me semblais impossible vu la densité du manga ![]()
Il existe aucun Artbook pour le moment ? Ça doit être quelque chose les illustrations de cette auteure!
Pas exactement je crois, mais tu as des trucs de ce genre disponibles sur la toile :
http://www.douban.com/note/271335217/
http://maximumbuttitude.tumblr.com/post/28168181684/dorohedoro-el-cuento-corto-del-diablo-artbook
http://www.mangaeden.com/om/it-manga/dorohedoro/16.5/1/
http://view.thespectrum.net/manga/Dorohedoro/Chapter%20118/dorohedoro_c118_001.JPG
http://static.minitokyo.net/downloads/34/20/548534.jpg?106402724
Bon faudrait que je les achète, ça fait un moment que c'est dans ma liste de futurs achats ![]()
spoiler : la couverture du tome 16 qui tue sa mère http://view.thespectrum.net/manga/Dorohedoro/Volume%2016/dorohedoro_v16_002.JPG
faudra que je lise son manga Maken X Another qui est une adaptation du jeux vidéo éponyme.
Ouais la couv' du tome 16 est géniale je confirme, surtout en format physique ![]()
bon, avec deux tomes de plus lus à mon actif je trouve qu'il y a du mieux, c'est encourageant
de manière générale je ne suis pas trop dans le trip humoristique de l'auteure (les répétitions sur les gyozas, les champignons, etc), mais y a un ou 2 trucs qui m'ont fait sourire, je ne m'y attendais pas trop: tant mieux
[[toujours est il que je ne m'explique pas l'humour ultra douteux (et bizarre) des bonus en fin de volume...
]]
sinon je n'aime toujours pas trop les personnages, à l'exception de Caïman qui est, je trouve, un assez bon héros.
en particulier la clique des mages, que je trouve pour l'instant inintéressants et difficiles à supporter (sauf peut être Fujita, à la rigueur
), me déplait pas mal
je vais poursuivre tranquillement ma lecture, l'intérêt se faisant tout de même sentir un peu plus au fil des pages
Anti-hero ![]()
J'ai pas trop suivi, tu en es à quel tome ?
oui anti-héros colle mieux, effectivement
j'en ai lu 4 pour l'instant, je vais continuer la lecture dans la semaine (ce week end vraisemblablement)
Si ton intérêt augmente au fil des tomes c'est bon signe, continue, ça se déguste sur la durée! Pour les personnages tu finiras par t'y attacher, tu verras, tu ne peux pas ne pas tomber sous le charme de Ebisu et Kikurage, c'est impossible!
Pour l'humour, je trouve qu'on navigue entre de la comédie british et le grotesque de South Park avec Ebisu qui prend la place de Kenny. Enfin j'adore les runnings gags sur ses mésaventures.
Parfois on se croirait chez Jim Abrahams, t'sais, des situations normale (ou presque) en premier plan, et des trucs débiles qui se passent en second plan, avec de petits dialogues, je trouve ça hilarant ![]()