CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Topic Officiel:// Dragon Head

toji___
toji___
Niveau 8
29 décembre 2018 à 19:26:42

Survivant de Takao Saito et les premiers tomes de Spirit of the sun. C'est quasiment comme Dragon Head.

Xanloch
Xanloch
Niveau 68
30 mai 2021 à 13:15:57

Je viens de finir le manga. Cette claque.

Le huis-clos dans le tunnel au début, les personnages qui sont presque tous à moitié fous, les paysages dévastés... Et surtout l'inconnu. On ne sais pas ce qu'il se passe. L'ambiance est vraiment réussie.

Par contre la fin est... un peu abrupte :hap:
Et plutôt optimiste, non ? Les dernières images sont celles d'un Japon reconstruit, c'est assez étonnant vu la dévastation totale qui règne.

Begi6
Begi6
Niveau 14
28 juillet 2021 à 15:30:55

Dragon Head est le manga, pour le moment, dans nos contrées, le plus connu et lu de Minetaro Mochizuki. Non content de ce prévaloir de cela, il est également une de ces références du manga d'horreur. Il s'inscrit dans le registre de l'horreur psychologique. C'est donc sur les comportements des personnages en réaction à diverses situations données que le manga s'attardera; par opposition à l'horreur plus suggestive qui usera d'autres artifices pour susciter la peur chez ses lecteurs. Fatalement, Dragon Head entre dans la catégorie que je nomme la focalisation interne/sur les personnages, c'est-à-dire que l'histoire se centre sur eux; par opposition à la focalisation externe où c'est le récit lui-même qui fait avancer ses personnages, où les personnages ne sont que des prétextes pour l'avancement de l'histoire.

L'histoire est la suivante: une classe d'élèves rentrent en train à Tokyo. Lorsque ce dernier entre dans un tunnel, il déraille et ses wagons se retournent. Tous les passagers sont morts, à l'exception de trois élèves qui feront figure de protagonistes.

Bien, après ce liminaire, attaquons nous à l'aspect plus argumentatif de notre sujet du jour. Comme dit précédemment, la focalisation ici est sur les personnages, et le risque avec ce procédé narratif est que les personnages soient des archétypes, ce qui fait perdre un certain intérêt au récit. Dans le cas présent, nous ne sommes plus dans la probabilité, la possibilité que le dommage se réalise; il a déjà eu lieu: ce sont des archétypes. Teru est l'archétype du héro de base, Ako est celui du personnage secondaire féminin apeuré, Nobuo est celui du souffre-douleur. Avec ce portrait dressé par l'auteur, il aurait été difficile de s'aventurer très loin dans son œuvre tant même le développement des personnages est prévisible, s'il n'avait pas mis en place un moyen pour pallier à cela. Fort heureusement, il en a mis un: l'horreur psychologique. En effet, les personnages, aussi archétypaux soient-ils, serviront en réalité de récipients à l'auteur qu'il insufflera des différents types de peur: la peur situationnelle, sous les tunnels dans ce cas-ci; la peur sentimentale, celle d'être seul plus précisément; et pour finir, la peur qui enfante la folie.

Dragon Head est divisible en deux parties, et force est de constater qu'il fait partie de ceux qui auraient gagner à s'arrêter tant qu'il en était encore temps, tant ce qui faisait la force de récit s'est effiloché. La puissance du récit résidait dans les lieux claustrophobiques aux allures de huis-clos qu'il dépeignait, l'oppression inhérente à ces lieux qui, combinés, permettaient l'instauration d'une ambiance qu'on se plaît à trouver dans les récits d'horreur. Comprenons que le changement de direction amorcé par la seconde partie déleste le récit de tout cela. Non content de cela, elle souffre de longueurs dont le lecteur se serait passé volontiers. Un exemple qui illustre bien cela:

C'est l'arc où Teru est malade et risque de mourir, ce qui amène Ako à aller dans un autre lieu pour lui chercher le vaccin nécessaire à sa guérison, avant qu'il ne soit trop tard. Seulement, ce type d'arc où le héros est soi-disant en danger de mort, obligeant les autres personnages à le sauver d'une manière ou d'une autre manque bien souvent d'intérêt. En effet, l'enjeu de ce type d'arc est la survie ou la mort du protagoniste en fonction de l'habileté dont feront preuve ses pairs; et la finalité, ou le "but" si vous voulez, c'est la survie du héros grâce aux actions des autres. Néanmoins, tant l'enjeu que la finalité sont connus d'avance, ce qui est bien embêtant quand un arc entier tourne autour de ça. De plus, les auteurs de ce type d'arc s'ingénient à placer l'un ou l'autre élément qui fera office de cache-misère afin d'espérer tromper le lecteur pour lui faire croire qu'il y a une utilité derrière, alors qu'il n'y en a pas: rien ne les empêche de les placer à un autre moment du récit. Tout cela nous amène donc à la question qui suit: à quoi aura servi cet arc au final ? Et bien, à part monopolier deux tomes, rien.

Néanmoins, peu importe la partie dans laquelle se trouve le lecteur, il y a deux choses qui restent inchangées: la qualité des dessins et la rapidité à laquelle le lecteur lit les tomes, qui s'explique par le peu de textes présents dans les différents tomes du manga. En effet, la lecture d'un tome de Dragon Head n'excède jamais les trente minutes.

Quoi de mieux pour finir que de parler de la fin ? Sans doute qu'elle est abrupte, sans doute qu'on aurait pu espérer mieux. Néanmoins, je ne l'ai pas trouvée aussi décevante que d'autres; le fait que l'histoire se termine

par une bad end où tous les personnages meurent ne m'a pas plus dérouté que ça:

on reste dans la continuité de l'œuvre et sur une conclusion similaire à ce que des classiques du cinéma d'horreur ont déjà fait par le passé.

En conclusion, Dragon Head aura brillé durant l'espace de trois tomes avant de s'effranger progressivement; l'étirement et le délestage dont il a souffert ont affaibli sa flamme sans pour autant la mener à l'éteignement.

PoucavePuceau
PoucavePuceau
Niveau 41
11 novembre 2021 à 19:24:30

NOMBREUX SPOILS A VENIR

Dragon Head est un manga que je vénère autant que je déteste car il est la cause d'une longue peur de l'obscurité que j'ai développé dans ma jeunesse après avoir lu le premier tome à 12 ans. Il faut dire que d'entrée de jeu, on est balancé en plein cauchemar éveillé avec ce Teru noyé dans un flot de cadavres ensanglantés et avec lui une peur du noir naissante. Tous les ingrédients sont là : horreur psychologique +++, claustrophobie +++, folie naissante, solitude, paranoïa et le mystère lié à cet accident. Que s'est-il réellement passé dehors ? Je suis resté longtemps à cet unique tome sans avoir eu le courage d'oser continuer et ce malgré une irrésistible envie d'en savoir plus que j'essayais de réfréner. Mais que soit, un homme digne de ce nom doit savoir porter ses couilles à un moment donné. Du coup, j'y avais été cash en achetant les tomes 2 à 7.

Le tome 2 s'inscrivait dans la droite lignée du 1 avec une folie encore plus prononcée. Le visage maquillé de Nobuo n'a pas aidé à ce que je sois serein dans ma lecture. La violence s'accentuait elle aussi et très vite les comportements caricaturaux qui auraient pu naître s'évaporent grâce à cette tension psychologique qui les envahit, cette obscurité qu'ils finissent par épouser, en particulier Nobuo. On peut y voir une certaine relecture beaucoup plus sombre de Sa Majesté des Mouches. On a là deux tomes d'anthologie auquel on rajoute le fameux troisième qui a divisé les lecteurs en s'extirpant de ce huit-clos chaotique pour filmer un autre chaos cette fois-ci national mais toujours dans la pénombre d'un ciel couvert. L'inquiétude n'en est pas moins là entre paysages dévastés, bâtiments délabrés, l'absence d'être humain et l'état d'urgence décrété. On entre dans un nouveau type de récit qui est le survival pur et qui, par sa force, son incertitude et sa violence visuelle, reprend haut la main le flambeau de l'intrigue qui avait été posée brillamment à la fin du tome 2.

Ainsi Teru et Ako sont seuls au monde et leurs rencontres sont souvent le fruit du hasard dans un monde qui a perdu toute humanité où la survie et la loi du plus fort sont les leitmotivs. L'entraide est au mieux accessoire, au pire inexistante. Même les militaires censés aider les civils ont fini par faire cavaliers seuls. Avec Nimura, le parfait salaud de service qui a fait une sécession morale avec son honneur de militaire, le manga prend encore un nouveau tournant en l'occurrence bien spectaculaire dans cette ville fantôme. Enfin, on quitte cette fournaise pour se diriger vers la presqu'île d'Izu qui sera le théâtre d'un nouvel affrontement dans une ville coupée du monde. Plus de réseau, plus de moyens de locomotion. Les survivants sont condamnés et ont basculé dans une folie meurtrière. Parmi elles, une figure humaine et dévouée mais aussi l'apparition du mystérieux personnage lobotomisé (le Dragon Head). On ne perd rien de cette sensation de folie. Même la forêt est inquiétante et la traversée de Ako et Nimura dans celle-ci offre des paysages tout aussi malsains que ceux en ville. Minetaro Mochizuki assure du début jusqu'à la fin l'austérité des paysages peu importe leur apparence. La catastrophe a tout détruit et il n'y a pas un seul endroit sain où l'on se sente en sécurité.

Et puis vient ce fameux tome 7 et son passage mémorable dans la mer de flammes, suivi de ce trou béant d'où il n'y a rien, pas de bruit, aucune activité visuelle. Une double page totalement noire. Une vision macabre et déstabilisante qui ne laisse pas indifférent. Vient le tome 8 (que j'ai acheté en même temps que les deux derniers) qui initie un dernier et nouveau tournant dans le périple éprouvant (et c'est un euphémisme) de nos personnages. L'horreur s'invite une nouvelle fois entre l'inondation, la tornade, le jet de flamme gigantesque et la vision lointaine de Tokyo que l'on devine toute aussi ravagée que le reste du pays. La fin du tome ne fera que confirmer cela avec ce défilé de buildings écrasés les uns sur les autres, ce silence de plomb et les cadavres à gauche et à droite. On doute de l'évacuation vu la catastrophe inimaginable qui se soit déroulée. Où sont passés tous les tokyoïtes ?

On fait alors de la place pour le tome 9 et sa longue escapade dans le métro désaffecté où nous est révélé beaucoup de choses sans que l'on ne parvienne vraiment à en saisir tous les enjeux. Ce climat d'incertitude ne nous sera jamais dévoilé comme si nous nous trouvions dans une intrigue lisse. Qui a la moindre explication de ce qui s'est réellement passé ? Bien sûr, certaines zones d'ombre seront un peu frustrantes mais on se laisse porter jusqu'à un tome 10. L'ultime tome censé boucler Dragon Head et qui le fera en apothéose. Tokyo est la définition même de l'enfer. Eruption volcanique, jets de pierres incandescentes, tremblements de terre constants, combats sanglants entre des militaires et des fous peinturlurés. Très peu de mangas ont réussi à retranscrire l'apocalypse sur image et Dragon Head fait partie de ceux-là. Le tout se finira sur une fin un peu rapide, je le concède, mais qui, avec du recul, n'en est pas si laide que ça. Le visuel s'éloigne de plus en plus en plongée de Teru et Ako plus que jamais abandonnés dans cette néo-Pandemonium et, à travers les nuages noirs, laisse le Japon marqué à vie par ce désastre sans équivalent dans l'histoire de notre civilisation.

Dragon Head est une fresque macabre, très perturbante, qui nous interroge sur les notions élémentaires du bien et du mal, sur ces barrières volant en éclat en situation de crise. On ne peut ressortir de là que malade devant cette violence hors norme et saisissante de réalisme. Dragon Head marque au fer rouge. Reste à voir si j'achèterais l'édition grand format. J'aime beaucoup mes 10 tomes vintage.:hap:

Un bon 9,5/10

Sous forums
  • BD - Mangas - Comics
  • Télévision & Séries
  • Photographie
  • Musique
  • Livres
  • Animation
  • Cinéma
La vidéo du moment