Presse : Un plan-anti-Zidane ?
La nomination du prochain sélectionneur de l´équipe de France suscite un intérêt certain au lendemain de l´élimination des Bleus face à la Grèce ( 0-1), vendredi dernier. Les journaux ne manquent pas une miette des tractations qui se déroulent en coulisses. Les commentaires, analyses, déclarations en tous genres et rumeurs grisent les colonnes des quotidiens qui s´interrogent. Un feuilleton qui vient égailler ce début d´été pour des lecteurs suspendus à la décision toute proche de la FFF de nommer un successeur à Santini.
Dans ce grand capharnaüm, le quotidien Le Parisien n´y va pas par quatre chemins et publie en Une de son édition du 29 juin, une thèse selon laquelle il existerait un complot anti-Zidane. Le meneur de jeu français ne ferait vraisemblablement plus l´unanimité. «Il est confronté aux comportements mesquins, aux règlements de comptes, aux luttes d´influence. Il se trouve au cour du maelström, ne sachant plus s´il est soutenu ou rejeté, cherchant à distinguer des vrais amis des traîtres». En effet, Zidane semble être au centre des débats. Tout d´abord, tout le monde s´interroge pour savoir si le meneur de jeu des Bleus va annoncer la fin de sa carrière en Bleu ou si, au contraire, il va poursuivre l´aventure. De plus, l´aura de Zidane est un poids considérable quant à la nomination du futur sélectionneur en cas de statut quo concernant son avenir, sa préférence allant naturellement à Laurent Blanc. Enfin, et toujours s´il restait, il est question de son positionnement sur le terrain. Un sujet polémique sur la future tactique de jeu à employer.
Toujours selon Le Parisien, l´attaquant Thierry Henry ne serait pas contre un arrêt de Zidane et se verrait bien comme le prochain leader du groupe en vue de la prochaine échéance des Bleus, la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Le Gunner s´imaginerait bien être «le calife à la place du calife». Son éblouissante Coupe des confédérations 2003 et ses exploits avec Arsenal, ont semble-t-il confirmé dans ses pensées que la future équipe de France devait jouer pour lui pour atteindre l´excellence. Dans cette configuration, il serait épaulé par ses coéquipiers d´Arsenal, Robert Pires et Patrick Vieira, et son entraîneur, Arsène Wenger, personnage influent. Des supports de premier choix tandis que Zidane peut, lui, s´appuyer sur les trentenaires Thuram et Lizarazu.
Sur le choix du futur sélectionneur, le quotidien national fait état de luttes et de souhaits divergents entre les différentes parties amenées à se prononcer. «Aujourd´hui, les intérêts des individus priment sur le projet collectif.» Le Président de la FFF, Claude Simonet, qui veut conserver son fauteuil, pense fort à Laurent Blanc alors que Michel Platini, dont l´influence est énorme et qui joue lui son avenir politique dans les hautes instances du football mondial aimerait placer son ami Jean Tigana, histoire de verrouiller un maximum de portes. Plus surprenant, Le Parisien nous apprend que Didier Deschamps, ami de Blanc et ancien coéquipier en équipe de France lors des campagnes de 1998 et 2000, pencherait plutôt pour. Arsène Wenger, candidat non déclaré. L´épilogue devrait prendre fin dans une dizaine de jours.