C´était une nuit : nuit dont les vastes ailes
Font jaillir dans l´azur des milliers d´étincelles
Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni,
Permet à l´oeil charmé d´en sonder l´infini
Nuit où le firmament, dépouillé de nuage,
De notre histoire créé un magnifique ouvrage
Je m´assieds en silence, et laisse ma pensée
Flotter comme une mer où la lune est bercée
Que le séjour de l´homme est divin, quand la nuit
De la vie orageuse étouffe ainsi le bruit
Tout est majesté, crépuscule, silence
Le regard seul, en atteste l´existence
Les cieux se sont ouverts comme une voûte sombre
qui laisse en se brisant évanouir son ombre.
Comme on voit jusqu´au fond d´une mer en repos
L´ombre de son rivage onduler sous les flots
Sous ce jour, plus serein qu´une aurore,
La terre semble éclore
Elle dévoile mon horizon.