Jean Claude Van Damme,
fan d’animation ?
En partenariat avec le site Internet www.catsuka.com, animeland.com a le plaisir de vous proposer l’interview du moment, le morceau de chance du jour, l’événement inattendu de l’année, dont Patroutchef nous fait le récit !
Unique !
J’étais tranquillement installé dans un bar dans cette belle ville de Séville, à siroter nonchalamment un «sumo de Naranja» sur la grande place, lorsque tout à coup derrière moi, j’entendis une phrase qui me fit faire volte-face.
Même lorsqu’on se trouve en Espagne, le simple fait d’entendre le mot «aware» dans une phrase peut vous faire sursauter, surtout quand vous vous retrouvez nez-à-nez avec l’auteur même de ce qui est devenu un running gag international, une marque de fabrique, sur lequel aucun copyright n’a été déposé…j’ai nommé : Jean Claude Van Damme ! Je me dis alors : «l’occasion est trop belle, faisons une interview pour Tsuka ! » et j’entrepris de l’interroger sur le sujet des DA.Inventant un nom de radio bidon je pus tirer de lui quelques révélations qui, j’en suis sûr, ne vous laisseront pas de marbre. Car tenez vous bien, Jean Claude est fan d’animation…
P : Jean Claude Van Damme bonjour,
tout d’abord pouvez vous nous dire quels furent les dessins animés qui ont marqué votre enfance ?
JCVD : Eh bien c’est pas très facile à dire, parce quand j’étais jeune on avais pas beaucoup de «motion pictures» a la TV, et puis j’étais tout le temps a travailler le « martial arts » tu sais, je crois que j’avais 17 ans quand j’ai vu la première fois le robot heu... «horny» là, et les «lightenings volts».
P : Vous voulez parler de Goldorak ?
JCVD : Oui c’est ça je crois le nom. Il était vraiment «wonderfull», on avait l’impression que c’était le petit jésus qui viens sur terre pour sauver les gens tu vois, parce que en fait les méchants ils étaient un peu «evil», pas sympas, quoi.
Mais c’est plus tard avec mes amis en Asie que j’ai trouvé plus de dessins animés qui me faisaient comme un boum tu vois, un «visual clash», t’es vraiment collé à ton fauteuil et tu comprends rien mais c’est beau !
P : Justement, parlez nous un peu de ces animés qui ont fait de vous un « animation addict »
JCVD : Houlala, t’as des questions compliquées toi ( rires).
En fait c’était aux « states », que j’étais en «tournament» tu sais, une assemblée ou on se bat, et dans la chambre d’hôtel le matin on a regardé un truc avec des avions qui se transforment en robots,
et ça tirait de partout c’était « excellent », ça nous a mis le «figthing spirit» pour après ! Ça s’appelait Robotech je crois, mais je suis vite allé cherché d’autres «movies», parce que je me disais que les gars qui faisaient ça, ils avaient tout compris a la création du vide tu vois, à partir d’un «white paper» ils te font un univers.
Ils sont un peu comme Dieu tu vois, sauf que Dieu il savait pas faire le «movies» alors il a fait un livre, mais maintenant si Dieu il refaisait le monde il en ferait un «animation movie», mais il mettrait peut être plus que 7 jours parce que c’est super long a faire avec les prises de vues et tout !
P : Vous avez donc commencé avec Robotech /Macross, mais quels sont les dernières séries en date ou les films qui vous ont marqué ?
JCVD : Dans les séries que je vois en ce moment chez moi on a Dragon Ball Z et ça c’est vraiment une série qui t’apprend plein de trucs quand tu veux faire du « martial arts » et que tu connais pas, parce que c’est quand même pas pour de vrai mais y a des trucs vrai dedans tu sais, un peu comme les mathématiques : ça sert à faire voler les fusées mais t’en a pas besoin quand tu te mouches ou que tu regardes les gens. C’est une forme de « spirit », comme dans Dragon Ball , avec le « spirit » tu sais tout faire avec ton corps mais sans le « spirit » t’es un peu comme une « bottle », une bouteille : la bouteille elle sert a rien quand elle est vide. Sinon dans les films que j’ai vu y avait Spirited away ( Chihiro), qui est très plein de « symbolics », des trucs vraiment intéressants mais un peu « strange » quand même, un peu comme quand tu prends de la coke et que tu regarde ta femme.
Mais c’est bien parce qu’avec ce « movie » les gens qui prennent des saloperies se rendent compte que c’est du « bad feeling »,
qu’ils sont pas dans le vrai monde avec des « pink pigs » et tout.
P : Sinon vous avez entendu parler de Jin-roh, Perfect blue, Métropolis ?
JCVD : Oui je les ai vus.
Le « movie » avec le flic en armure là, il est « incredible » ! Le gars il est méchant, mais il est pas méchant, il aide une fille qui lui en veut mais elle lui en veut pas…c’est très compliqué comme « story », mais j’aime bien, et c’est vraiment beau en plus, ça bouge bien, on sent le « feeling » dedans, y a de la vie, c’est plein de « kindness », c’est comme quand tu fais l’amour à une jolie fille :
tu sais que ça va pas durer alors t’en profites ! Après y a aussi le
« thriller » avec la fille qui chante et qu’on lui tue ses poissons rouges pendant qu’elle bosse.
Ca, c’est vraiment un « fucking good movie » tu sais, l’histoire aussi est compliquée mais franchement c’est comme un vrai film policier, comme quand j’étais jeune et que je regardais Columbo ! Ca m’a replongé en enfance, et j’étais comme ça sur le fauteuil et tout ! ( Rires) Mais bon, après y a quand même pas mal de sang dedans, c’est violent et on voit déjà trop de violence à la TV, je pense pas que c’est bon pour les « kids » tu vois, parce qu’après eux aussi ils veulent tuer les « celebrities »,et c’est pas marrant, parce qu’en général on passe pas un bon moment dans ces cas-là. Mais j’ai bien aimé quand même.
P : Pour finir, quel avenir voyez-vous pour l’animation dans le monde ?
JCVD : Eh ben déjà l’animation c’est bien, c’est une bonne chose, c’est de la création de rien, et faudrait vraiment qu’on s’en inspire plus pour faire des choses dans la vraie vie parce qu’avec ces guerres et tout ça, ça construit pas beaucoup. Alors que si on mettait plus d’ « animations movies » et tout ça, les gens seraient plus joyeux mais ils se prennent trop la tête, surtout les adultes qui pensent que les « animations movies » sont pour les « kids » et tout… Comme je disais tout à l’heure, si Dieu savait faire les « movies » il le ferait comme ça tu vois, même si tout seul c’est dur à faire c’est Dieu quand même alors il a pas besoin de « partners » pour ça, et en plus je suis sûr que ça serait bien parce que y aurait beaucoup de « feeling » dedans, beaucoup de « kindness », de sentiments, d’amour, parce que Dieu il aime les gens, même si il le dit pas. Tu vois au fond je crois que Dieu c’est un timide.
P : Merci beaucoup Jean Claude et bonne continuation.
JCVD : Merci à toi, see you later !
Entretien réalisé par Patrouchef, reporter sans frontières