Tu as sonné à la bonne porte.
Attention, avant toute lecture, je tiens à t'avertir de la profonde subjectivité de cette avis, Berserk étant l'histoire que je préfère, toute œuvre confondue
.
C'est l'histoire d'un mec qui cherche à se venger d'un autre mec parce qu'il lui a fait du mal et donc c'est trop méga génial quoi tu vois. En plus il a une épée trop énorme qui déchiquète les démons quand il est en colère
. Et y'a des femmes toutes nues
. Et puis il rencontre des gens, mais ça on s'en fout !!! Quand je te dis que c'est trop super de la balle qui tue sa mère qui suce des ours.
Bon, je vais aller droit au but : Berserk c'est immense.
Immense de par son ambiance et son univers sombre, glauque, dans lequel la folie des hommes ne connaît pas de limite. Oui, car il que faut que tu saches que Berserk est loin d'être une histoire gentillette. Je veux entendre par là qu'il y aura du sexe, de la violence, des membres arrachés, des personnes écartelées... Il y aura des scènes absolument affreuses, qui ont choqué bon nombre de lecteurs (des sensibles, il faut l'avouer
). Personnellement, j'ai adoré tout ça, cette ambiance noire, pesante, lourde. Et puis les scènes dégoûtantes permettent de choquer, donc de provoquer une émotion intense chez le lecteur (émotion que je n'ai retrouvée nulle part ailleurs).
Mais c'est loin de n'être QUE ça. Berserk c'est aussi la magie, l'enchantement, la poésie, comme je le disais plus haut. C'est les petites vannes de Puck, l'elfe qui suit Guts (même si elles sont souvent pas marrantes), c'est les dessins magnifiques, véhiculant tout la splendeur de l'univers, et infiniment expressifs, comme lorsqu'il s'agit de représenter la haine de Guts.
C'est un monde dans lequel on peut très bien être enchanté, comme profondément dégoûté. Dans lequel la poésie règne, mais règne dans la crasse, la luxure et le pêché.
En bref, Berserk c'est comme un ciel voilé par le crépuscule. On y discerne l'obscurité et la lumière, on y discerne les deux à la fois, et les deux séparément. Peu importe après tout, on trouve ça beau, on trouve ça grand. On se tait et on admire.
C'est ensuite immense de par son personnage, Guts, le grand guerrier à la cape noire, portant une épée aussi large que lui même. Il est loin d'être un enfant de cœur, sa motivation principale étant la vengeance. Il n'a pourtant rien d'un bourrin pur et dur : il est extrêmement travaillé au niveau de la personnalité, et on s'attache terriblement à lui (et pour cause, on aura un flashback sur lui de 14 tomes, de sa naissance à l'âge adulte).
Et enfin, et surtout, immense de par son scénario, auquel il est difficile pour l'instant de discerner la fin. C'est l'histoire d'un cœur rongé par la colère et la rancœur, qui va se soigner, au fil de son voyage. C'est en effet une épopée, une vraie, de celles qui durent, un peu à la One Piece (la comparaison est étrange, je sais). Mais c'est en même temps beaucoup plus grand, car le but de l'auteur est aussi, en parallèle, de raconter un mythe, une légende. Beaucoup d'évènements sont ainsi théâtralisé, véhiculant un sentiment de grandeur vraiment particulier. Les scènes de batailles, par exemple, sont les plus belles qu'il m'ait été donné de voir dans une BD. Je crois que c'est bien ça qui caractérise le plus Berserk : c'est épique. Monstrueusement épique.
En bref si tu cherches quelque chose de léger, de drôle, et de divertissant, passe ton chemin, mais si tu veux t'impliquer dans une histoire prenante, une épopée cyclopéenne, Berserk est fait pour toi.
PS : pas la peine de me dire que je suis un fanboy aveugle, je le sais déjà
.