y a personne qui a rien suivit ici ou quoi?
A aucun moment Griffith ne passe pour un gentil auprès du lecteur (hors flashback évidemment). IL n'est pas non plus un salaud complet. Il a son objectif: posséder son propre pays (ou peut être le monde maintenant) et il fera tout ce qu'il faut pour y arriver. L'empereur Kushan était sur son chemin, y a pas d'autre raison à leur combat, et la finalité de ce combat est la victoire de Griffith qui lui permet de terminer de fusionner le monde réel avec le monde spirituel (apparition de monstruosité partout sur Terre).
C'est normal qu'il passe pour un héros auprès des peuples, mais il est pas censé être perçu ainsi par le lecteur qui a une vue globale de la situation. Jugez les actes et leur conséquences, et pas les paillette et le scintillant de façade.
Et contrairement à ce qui est dit 2 posts plus haut, je crois au contraire qu'il a finis d'assumer complètement le destin qui lui est promis et le moyen d'y parvenir. L'auteur montre clairement qu'il n'hésitera plus à piétiner les cadavres pour parvenir à son but. Mais je crois au final qu'inconsciemment, sa plus grande motivation reste sa rivalité avec Gutts; il ne s'en souviendra probablement qu'à sa mort.
concernant skullknight, y a pas plus clair à son sujet: Il est bien Gaiseric, un sacrifié, qui a précédé Gutts sur le même chemin.
enfin pour la noirceur qui n'est plus et les touches d'humour, l'auteur a clairement montré qu'il y a eu une évolution dans les relations entre Gutts et le monde. La noirceur est toujours bien présente, c'est juste qu'on la ressent moins oppressante depuis qu'il a des compagnons qui l'aident à porter son fardeau. L'évolution est bien amenée et est bienvenue: berserk n'a jamais été une œuvre figée et elle le démontre encore cette fois-ci:
Gutts était resté dans l'ombre de Griffith du temps des faucons; malgré tout, il n'a cessé de s'élever naturellement, jusqu'à devenir un pilier aussi robuste que Griffith lui-même pour la troupe. Le point de rupture se faisant quand tout le monde, et Griffith le premier, comprend que Gutts peut désormais prétendre à son égal. Malgré son tempérament renfermé et peu sociable en apparence, on comprend déjà que comme Griffith, il a le charisme d'un meneur: on comprend de ce fait que dans la même logique, il fini par se constituer lui-même sa propre bande.
Le temps où il était tout seul ne pouvait être qu'une passade. Durant ce temps d'une noirceur, d'une oppression et d'un pessimisme sans précédent, l'auteur nous montre que Gutts va droit dans le mur, plongé qu'il est dans la solitude et la vengeance, ses pensées devenant de plus en plus malsaines jusqu'à repousser toute part d'humanité (la bête est née de ce temps là). IL fallait qu'il retrouve un équilibre de vie sous peine de s'auto-détruire, et cet équilibre il le retrouve dans ses compagnons qui le ramènent à l'époque des faucons et à des motivations et des sentiments plus sains: la protection des êtres aimés, leur soutient et la fin de la solitude.
Et enfin, d'une dimension purement pratique, ils remplissent bien leur rôle de faire-valoir auprès de Gutts, et promettrons des pics d'intensité dramatiques au fur à mesure qu'on s'y attachera.