Je préfèrerais que l'auteur comble le trou entre la défaite de Porno Diane et la dernière partie.
En effet, il aurait très bien pu acter sa reprise de Bastard en raccordant d'abord les deux passages que tu cites, avant de s'attaquer à la dernière partie. C'est ce qu'aurait fait un auteur plus rigoureux : expliquer précisément ce que DS a bien pu faire durant ce laps de temps et en profiter pour poser les jalons de la suite de Bastard.
De façon plus générale, je ne comprends clairement pas pourquoi l'auteur se refuse à prendre le taureau par les cornes et achever ce qu'il a démarré en 1988 avec Bastard.
Son manque de régularité lui donne vraiment l'image d'un mangaka incapable de s'imposer rigueur et discipline de travail ; c'est frustrant pour son public, d'autant plus que ce manque de régularité au niveau des publications entraîne chez lui - c'est une impression de ma part - un manque de consistance sur le plan narratif. Très souvent, une faiblesse engendre une autre faiblesse, on me répondra. La transition, par exemple, entre le premier arc centré sur la résurrection d'Anthrax et l'arc des Anges et des Démons était déjà ténue, un brin bancale (cet avis n'engage que moi, toutefois...), mais acceptable. Nous pouvions déjà repérer à l'époque qu'il n'était pas tout à fait à l'aise pour enchaîner sur un autre arc narratif. Pourquoi prendre des pauses alors, s'il éprouve des difficultés à organiser ses idées ? Le Hagiwara qui écrivait à la première moitié des années 90 n'a pas les mêmes plans pour Bastard que celui du début des années 2000, ce qui entraîne fatalement un manque de cohésion narratif.
En ralentissant son rythme de parution, il a aggravé sa difficulté à fixer une continuité entre les différentes parties, si bien qu'on se retrouve avec des sections de Bastard, confuses, parfois très mal interconnectées et au sein desquelles ça part par conséquent dans tous les sens, quelques fois avec des différences notables en matière de style graphique. Ajoutons à cela qu'il écrit et dessine parfois en fonction de ses humeurs et nous nous retrouvons avec un tome 27 consacré à un combat contre une Porno Diane dont on se fichait un peu déjà à l'époque.
Peut-être que Hagiwara a découvert qu'il gagnerait mieux sa vie en devenant illustrateur, comme j'ai cru l'entendre, mais j'ignore si cela justifie de lâcher sa première pépite. Comme disait un mec sur un autre forum, il avait de l'or au fond de la mine ; il suffisait de se baisser pour exploiter le filon ; il a refusé de faire cet effort. 
Message édité le 10 août 2023 à 23:00:10 par Pseudo supprimé