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Doren et Morul sortirent perplexes des quartiers du Forgeron.
«Sacrée histoire, quand même, non ? commenta Doren.
-Hein ? sursauta son frère comme en ce réveillant. Ah, parce que tu as écouté, toi ?
-Morul...
-Bah t'as bien du courage, c'était vachement long, putain. Moi je crois que j'ai décroché quand il a commencé à vanter encore les mérites de la Roue d'Argent. Ou quand il a narré l'histoire fantastique de sa chaussette gauche, je ne sais plus trop.
-Tu es désespérant.
-Nan mais il est bien sympa, mais putain quand il raconte une histoire il se sent obligé de s'étendre en détails et descriptions inutiles, c'est d'une lourdeur.
-J'oubliais que tu étais un grand critique littéraire, railla sa sœur, monsieur "J'ai-jamais-lu-de-livre-de-ma-vie".
-J'ai déjà lu des livres, oh ! protesta le chasseur.
-Oh ! oui, j'oubliais, Les Formidables Aventures de Morul Dabblercobalt, quel chef d'œuvre en effet, quelle saga épique !
-Ouais, moque toi, et... Attends, parce que toi tu as lu une quantité faramineuse de bouquins, peut-être ?
-Eh ! bien, oui. Et même... euh...
-Tu veux vraiment qu'on parle des Passions Amoureuse d'Uriette McLove ?
-On me l'avait prêté ! Et d'ailleurs, je ne l'ai même pas lu !
-Bien évidemment, dit alors le chasseur, un sourire narquois accrochée aux lèvres.»
Doren repoussa du coude un Morul hilare, tandis qu'ils se dirigeaient vers le quartier militaire. Ce dernier reprit finalement son sérieux et dit:
«Hum, bon c'est pas tout, Doren, mais on était censé partir, nous. On attend une semaine ou deux que ce Istam McChiant nous fasse notre commande et on se taille.
-Et qui te dit que j'ai envie de venir avec toi ?» tiqua séchement sa sœur.
Le visage de Morul se fit grave. Un long silence eut lieu. Et bien tant p...
«Je plaisante, sourit la naine radieuse. Et bien alors je n'ai qu'une ou deux semaine pour finir deux trois bricoles ici. Du coup, je te laisse à tes occupations, mon Morulounet.
-Ouais ouais, va jouer, petite, grogna son frère en la regardant disparaître dans les dédales.»
Bon, espérons que rien n'empêchera encore notre départ, cette fois.
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McEdern constatait avec exaspération les maigres progrès des nouvelles recrues. Jamais il n'avait vu plus pitoyable man...
« Coucou
! fit une voix dans son dos.
-Arfh, grogna-t-il en se retournant, qu'est ce que tu as encore fait, McTrum... Oh, c'est toi Doren.
-J'ai la voix si grave que ça ? s'étonna-t-elle en souriant.
-Nan, c'est... Oublie. Que puis-je faire pour toi ?
-Oh, rien, lâcha innocemment la naine. Je venais juste jeter un œil à la salle d'entraînement.
-Crois moi, il n'y a rien à voir.
Les recrues sont affligeantes.
-Je vois ça. Faudrait qu'on leur montre comment se battre un de ses jours. Pourquoi pas maintenant, tiens ? Un petit duel, pour leur faire comprendre comment on tient une hache ?
-Hum, ce serait bien volontiers, mais pas maintenant. Il se fait tard, j'ai quasiment pas dormi, le combat n'irait que dans un sens. 
-Le pauvre capitaine est fatigué. Eh bien, alors... Je pense que tu es surmené. Et si on allait se prendre un verre ?
-Eh ! bien... Pourquoi pas. De toute façon elles n'apprendront rien de plus aujourd'hui. Je crois avoir un stock plutôt conséquent dans mes quartiers, suis-moi.»
Et ils partirent ensemble sous les regards entendus des jeunes apprentis...