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Liste des sujets

[RP] Cornedebouc

Kait
Kait
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:21:46

Par contre aucunes piques envers moi, je suis très déçu :hap:

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:27:52

Si l'on excepte celle sur le développement de Morul au Chaudron du Croquemitaine, tu sembles avoir été assez épargné, en effet. Il faut dire qu'il n'y avait pas grand-chose de critiquable, car à ma grande déception, après avoir relu le tout je peux affirmer que ton perso n'est pas un Gary Stu. :hap:

Message édité le 15 novembre 2015 à 22:28:23 par Alex_Truman
[Usul]
[Usul]
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:28:36

Mec, ce putain de fou rire, j'en pleure encore. J'ai mal au côtes maintenant.

(j'ai terminé mon chapitre. comment puis-je intégrer les personnages des autres alors qu'ils ont tous quitté le navire ? Enfin, je vous poste ça dès que je l'ai relu.)

TheCody
TheCody
Niveau 20
15 novembre 2015 à 22:34:29

:rire:

Tes analyses putain! :rire:
Et c'est tellement mes réactions au fur et à mesure que je découvrais les post-résumés! À croire que t'étais avec moi à ces moments là! :rire

...

Ho wait! :peur:

Kait
Kait
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:39:49

Mec, ce putain de fou rire

Dimanche 15 novembre 2015: Usul emploie les mots "mec" et "putain".
François Hollande demande à la France de rester forte dans ce moment d'émotion.

Alex :d) Si on excepte les compétences qui pop aléatoirement selon les besoins du scénario :hap:

"J'ai présenté mon perso comme un gros lâche vantard qui ne sait pas tirer et emploie des bêtes pour se battre à sa place ? Euh, oubliez, on va dire que c'était la période d'essai:peur: "

Et pour l'enfance triste et cliché, si on y réfléchi, c'est pas si cliché que ça puisque dans le monde de DF, "enfance normal l" signifie avoir survécu jusqu'à l'âge adulte :hap: (tandis qu'"enfance heureuse" signifie qu'au moins un membre de la famille est encore en vie)

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:55:24

Et c'est parti. Je vous conseille de lire celui-là avec un dictionnaire nain sous peine de manquer le sens de certains passages.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sodel essuya d'un revers du bras la sueur qui perlait sur son visage. Bon sang, j'ai l'impression que ça marche. Exténuée, elle posa l'élément sur lequel elle avait passé la nuit et contempla son travail. Elle n'avait plus les idées claires, mais il lui semblait bien que les exigences d'Umgush étaient remplies. Il semblait donc qu'elle ait enfin fini, ce qui était heureux car le Fou paraissait de plus en plus agité. Ils ne s'étaient pas beaucoup vus depuis l'incident de la taverne de Ninur. Plus précisément, elle l'avait croisé à plusieurs reprises mais il n'avait pas semblé remarquer sa présence.

Umgush l'inquiétait. Depuis cette fois-ci, il avait complétement cessé ses patrouilles urbaines auxquelles les gens avaient fini par s'habituer. Elle ignorait ce à quoi il employait ses journées, mais elle avait pu s'apercevoir, les rares fois où il se trouvait chez Kamuk, que ses activités récentes étaient bien plus dangereuses que traverser certaines rues la nuit. Plus d'une fois il était venu voir Kamuk avec des blessures impressionnantes qui ne pouvait provenir que d'affrontements avec des créatures dont elle n'osait pas imaginer l'aspect. Il y avait évidemment la question de l'endroit où il allait, car elle était presque sure que rien en surface ne possédait des dents capables de déchirer la cotte de maille judicieusement fournie par le prêtre. Sodel n'était ni stupide ni naïve, elle était parfaitement consciente de l'existence d'un véritable monde souterrain dans les profondeurs de Cornedebouc et se doutait bien que c'était là que se rendait quotidiennement Umgush. Si elle pouvait aisément deviner cela, les raisons de ces aventures lui échappaient. Quelles qu'elles aient pu être, elles importaient suffisamment au Fou pour qu'il continue inlassablement de partir pour les cavernes, y restant parfois des jours entiers pour revenir couvert de sang et de blessures. A la suite de quoi Kamuk le soignait tandis qu'elle l'informait de ses progrès. Umgush entendait sans jamais répondre, et repartait aussitôt qu'il était capable de se lever. C'était insupportable, mais tenter de stopper le Fou était comme essayer d'arrêter une coulée de lave. On mettait en oeuvre des moyens immenses, et lorsqu'on pensait avoir son attention il se levait simplement et marchait dans la direction qu'il voulait. Kamuk avait compris cela plus vite qu'elle-et elle était d'ailleurs certaine qu'il en savait plus que ce qu'il disait à son sujet- et c'était lui qui avait pensé à lui procurer des protections élémentaires. Lorsqu'ils lui avait montré la cotte de maille, Umgush avait eu une réaction étrange. Il avait pris les mailles et les avaient scrutées avec une attention totale, puis avait levé les yeux vers eux et Sodel aurait pu jurer qu'elle l'avait alors vu hausser les épaules. Elle devait l'avouer, l'idée que le Fou hausse les épaules à la vue d'une armure faite par Mekur Rumadzuntïr en personne l'avait amusée au plus haut point. Après tout, le nain était le forgeron le plus doué de la ville, et son travail était une des raisons qui attiraient tant de marchands dans ce coin du royaume. Elle avait rit quelque temps avant de réaliser que ce fameux manteau dont il ne se séparait jamais avait été réalisé par quelqu'un. Si Umgush avait connu un maître capable d'engendrer une oeuvre pareille, il était en droit de bouder le travail du forgeron local. Quelles qu'aient été ses pensées à propos de la qualité des pièces qu'il tenait dans ses mains, ils l'avaient forcé à s'en vêtir, tâche qui s'était avérée des plus exténuante.

Avec ceci sur lui, la fréquence avec laquelle il revenait chez Kamuk s'était considérablement réduite, jusqu'à ce qu'il retourne enfin pour ne plus sortir de la pièce qu'il occupait chez le prêtre de Råsh. C'était deux jours auparavant, et maintenant qu'elle avait enfin fini, Sodel ne parvenait plus à contenir son excitation. Enfin, elle allait comprendre ce que le Fou voulait accomplir !

Elle finit de ranger son atelier et se dirigea vers une étagère située dans le fond de la pièce. Une fois qu'elle l'eut atteinte, elle fit passer sa main entre le meuble et le mur jusqu'à sentir une surface froide. Enfin, elle retira la flasque de sa cachette et la coinça à sa ceinture. Ce morceau de verre n'avait l'air de rien, mais il contenait la première partie du plan d'Umgush. Après s'être assurée que tout était en place, elle quitta l'atelier en verrouillant la porte derrière elle. Alors qu'elle marchait vers les Catacombes, elle fut parcourue d'un frisson. Le futur immédiat s'annonçait grandiose.

- - - - - - - - - - - -

"-Lod Bardum, un peu d'attention s'il te plaît. Laisse-moi t'aider à équiper ceci. Je sais, tu ne l'aimes pas, mais je t'assure que l'acier nain est le mieux que tu pourra trouver ici."

Dans sa demeure des Catacombes, Kamuk terminait d'aider Umgush à se vêtir des protections qui semblaient désormais nécessaires à sa survie. Cette tâche était toujours délicate. Le Fou avait manifestement une certaine expérience sur la manière de porter au mieux les lourdes armures naines, et c'était heureux compte tenu de la situation, mais il était réellement difficile de lui faire comprendre que sa survie dépendait de ces pièces d'acier. Il équipait chacune d'elle avec une réticence qui aurait été comique si sa vie n'avait pas été en jeu. Kamuk soupira. Prendre soin d'Umgush était décidément la chose la plus ambitieuse qu'il ait entrepris dans sa vie. C'était aussi malheureusement une tâche dont il n'était pas sûr qu'elle aurait un jour une fin, et il ne savait combien de temps il parviendrait à l'empêcher de courir dans des dangers auxquels il n'était pas préparé à faire face. Heureusement pour lui, la jeune Sodel semblait avoir pris le nain en pitié et lui prêtait main-forte de son mieux. Il aimait bien la petite, et son enthousiasme pour son travail et sa détermination à aider Umgush faisait d'elle une naine qu'il respectait.

Il était encore plongé dans ces réflexions lorsque quelqu'un frappa à la porte.

"-Reste là, Lod Bardum. Je vais voir qui c'est."

L'heure était assez inhabituelle pour recevoir de la visite, aussi fut-il rassuré lorsque le visage amical de Sodel apparu sur le pas de sa porte.

"-Bonjour Kamuk, est-ce qu'Umgush est là ? J'ai enfin fini !
-Salutation, Sodel. C'est merveilleux, entre et annonce-lui la nouvelle."

Kamuk s'effaça et laissa Sodel entrer. La naine ne perdit pas de temps et fonça en direction de la pièce où elle savait trouver Umgush. Elle y entra alors qu'il terminait de mettre ses bottes.

"-Umgush ! J'ai terminé ! C'est fini et j'ai la première avec moi !"

Elle avait prononcé ces mots avec une certaine appréhension, curieuse de connaître la réaction du Fou, qui n'avait jusque là pas vraiment fait preuve des ses capacités à s'émouvoir. Elle ne fut pas déçue par l'impact de ses paroles. Lorsqu'il comprit que le temps était enfin venu, il se leva et marcha vers la sortie. Sodel et Kamuk sur les talons, il quitta la maison du prêtre et contempla l'obscurité des Catacombes. Il demeura immobile un moment, puis se tourna et posa des yeux brillants sur les deux seuls nains à le soutenir. Et dans ces yeux, Sodel voyait pour la première fois ce dont Kamuk avait sans doute déjà été témoin. Devant elle, le fou balbutiant paraissait s'emplir d'une force quasi mystique. Dans ses yeux transparaissaient le désir de vivre et de se battre, mais aussi la reconnaissance infinie de celui qui doit tout à un autre. A ce moment, Sodel ne douta pas qu'il était possible que le Fou redevienne ce qu'il avait jadis été, et que ce retour à lui-même aurait des implications dépassant ce qu'elle pouvait prévoir. Et la pensée qu'elle pouvait avoir un rôle dans les évènements à venir la laissait tremblante.

Enfin, le Fou brisa l'enchantement dont ils étaient victimes, et ce fut pour les plonger dans une confusion plus grande encore.

"-Enfin. Partons."

Deux mots. Deux mots simples et grandioses, deux témoins d'un retour possible. Lorsqu'ils les entendirent, Kamuk et Sodel se regardèrent. L'espoir, se pouvait-il que leur espoir n'ait pas été vain ?

Kamuk s'adressa à la naine en souriant.

"-C'est un miracle. Pars avec lui, Sodel Thathillisid, et ramène le nain qui anime ce corps.
-Mais partir où ? Et combien de temps ? Nous n'avons même pas de quoi manger, il faut préparer des provisions, des outils...
-Heureusement, j'avais pressenti qu'un tel jour arriverait. J'ai chez moi un sac contenant assez pour nourrir deux nains durant environ deux semaines. J'ignore où exactement vous irez, mais vous aurez assez de temps pour trouver d'autres sources de nourriture si nécessaire. Vas le chercher, je m'assurerai qu'il vous attende.
-Pourquoi ne pars-tu pas avec lui ? Tu le comprends mieux que moi.
-Ah, mais je n'ai pas ta jeunesse, ma chère ! Je n'ai pas menti lorsque j'ai dit ignorer votre destination, mais je suis certain que tu sauras mieux que moi affronter l'inconnu. Non, ma tâche prend fin ici, les errances du Fou prennent fin avec ton aide, Sodel. C'est à toi de l'aider.
-Bien. Je n'aurais raté cela pour rien au monde de toute façon. Merci, Kamuk. Nous reviendrons vite.
-Bonne chance, Sodel."

Ainsi commence le retour du Fou. A quelle fin emploiera-t-il cette flasque que je tiens encore ? Je le saurais bientôt, j'imagine.

Sodel avait couru prendre les provisions fournies par le prêtre et s'était précipitée à la suite d'Umgush. Le Fou marchait d'un pas rapide qui n'avait plus grand chose à voir avec la danse maladroite dont elle avait l'habitude. Elle se réjouissait qu'il porte une armure pour le ralentir, car elle doutait qu'elle aurait pu garder le rythme si cela n'avait pas été le cas.

Il marchèrent jusqu'aux limites de la ville. Enfin, ils arrivèrent devant une galerie qui ne portait pas la rune indiquant qu'il était sûr d'y entrer. Ce tunnel paraissait plus récent que les autres, et à en juger par son allure, Sodel était prête à penser que le Fou l'avait creusé lui-même. Avant d'y entrer, Umgush s'arrêta un instant et sembla hésiter. Il se tourna vers Sodel.

"-Danger."

Un unique mot qui émerveilla la naine tout autant que l'avaient fait les deux premiers. Tout de suite après, elle réalisa qu'il disait cela uniquement pour la prévenir, car il était clair qu'il entendait continuer. Il confirma sa déduction en entrant le premier. Lorsqu'il eut disparu, Sodel réfléchit. "Danger". Etait-ce là le type de danger auquel il s'était exposé durant des semaines et qui lui avait laissé ces blessures ? Probablement, mais il continuerait quelle que soit sa réaction. Elle soupira et s'engagea à sa suite.

Umgush l'attendait de l'autre côté. Le fait qu'il ait attendu étonna un peu Sodel, mais il se remit vite à marcher. Elle le suivit.

Je me demande où nous allons. Cela fait des heures que nous marchons, et il descend encore. Veut-il aller dans les cavernes ?

Elle ne tarda pas avant de se dire que Kamuk avait eu raison en rassemblant assez pour deux semaines. Après quelques heures de marche, ils arrivèrent dans un tunnel plus grand que les autres. D'après les runes, il avait été creusé par les mineurs de Cornedebouc et abandonné suite à un incident mettant en scène un monstre abominable et...l'"ingénieur" McTruman. Naturellement. Combien de fois cet incapable avait-il mit la ville en danger ? Les McTruman étaient tous des typhons ambulants, mais celui-ci semblait battre tous les records.

Elle ne perdit pas de temps à pondérer l'utilité des McTruman. Cette dernière avait été prouvée nulle longtemps auparavant et Umgush ne faisait pas signe de ralentir. Elle le suivit jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une immense grotte dans laquelle poussait une véritable jungle. L'air était lourd et il y régnait une impression constante de danger, comme si un seul pas était tout ce qui la séparait d'une mort violente sous les coups de quelque monstre chtonien.

Umgush fit ce pas. Il avança dans la forêt de champignons et rien ne se passa. Voir le fou évoluer sans crainte rassura Sodel jusqu'à ce qu'elle se rappelle que lui avait une armure.

Bah, tu es plus rapide qu'un troll. Ne perds pas ton temps à réfléchir et suis-le avant qu'il ne disparaisse.

Désormais certaine que ce voyage serait aussi long que difficile, elle pénétra dans le monde hostile à la suite de son seul allié à des kilomètres à la ronde.

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:55:38

La traversé de la forêt fongueuse devait durer plus longtemps qu'elle ne l'aurait imaginé. Le moindre pas était une lutte de tous les instants contre les champignons géants et le sol spongieux. Déséquilibrée par son sac, Sodel passait désormais plus de temps à ramper qu'à marcher. Au moins, la difficulté du terrain ralentissait Umgush et son armure encore plus qu'elle même. Le pauvre nain évoluait devant, fauchant les branches avec la dague dont il ne semblait jamais se séparer. Lorsqu'elle le voyait frapper le bois épais avec une arme d'apparence aussi fragile, elle se demandait comment il était possible que son tranchant ne semble pas affecté par les chocs. C'était un mystère de plus au sujet du Fou, et elle avait bon espoir qu'au moins certains d'entre eux serait expliqués durant ce voyage. En attendant ces révélations, elle se contentait d'être heureuse qu'ils aient disposé d'un outil pareil.

Ils marchèrent ainsi de longues heures, puis, alors que Sodel commençait à désespérer qu'ils s'arrêtent un jour, Umgush leva le bras.

"-Repos. Danger."

Le dernier mot avait été prononcé avec un geste vers l'avant.

"-Danger ?"dit une Sodel hors d'haleine"Maintenant ou toujours ?
-Maintenant. Repos."

Il y avait donc un peu plus loin des créatures qu'Umgush ne voulait pas rencontrer. Elle ignorait par quel moyen il avait eu vent de leur présence, mais elle se doutait bien que ses multiples allées et venues dans les profondeurs lui avaient donné une certaine expérience de l'endroit. Alors qu'Umgush s'asseyait comme il le pouvait entre les troncs anciens, elle entreprit de rassembler assez de bois pour faire un feu. Evidemment, la chaleur comme la lumière avertiraient tout ce qui vivait ici de leur présence, mais ces créatures évoluaient dans les ténèbres depuis si longtemps qu'elle était positive quant aux chances qu'un feu les terrifie. De toute manière, ils étaient partis pour rester dans les profondeurs des jours entiers, et il était hors de question qu'elle les passe sans la lueur des flammes.

Elle revint là où elle avait laissé le Fou les bras chargés du bois le plus sec qu'elle avait pu trouver. Il ne lui accorda qu'une légère attention tandis qu'elle s'efforçait de démarrer le feu.

"-Enfin ! Kamuk est prévoyant, mais j'aurais préféré qu'il ajoute des couvertures dans ce sac. Tu ne m'écoutes toujours pas, n'est-ce pas ?
-...
-Je suppose que tu ne m'expliquera pas ce que ce feu a de si fascinant. A part le fait qu'il m'a bien fallu une heure pour l'allumer."

Et en effet, si le Fou ne prêtait que peu d'attention à ses paroles, il paraissait captivé par la danse des flammes. Il les fixaient avec cette intensité qui dérangeait tant ceux qui croisait son regard, et Sodel croyait voir des larmes perler sur son visage. Il contemplait les flammes et semblait être dans un autre monde.

"-Umgush ? Qu'y a t-il ?
-...
-Umgush ?
-Repos. Repos."

Quelles que puissent être les pensées le traversant en ce moment, il était visible qu'il ne voulait ou ne pouvait en parler. Sodel le laissa à sa peine et s'installa du mieux qu'elle le pouvait. La "nuit" serait sans doute courte, et le lendemain épuisant.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Le restant de la traversée de la forêt fut très semblable à cette première journée. Sodel se réveillait, rejoignait un Umgush aux yeux songeurs, et tous deux recommençaient à marcher. Ils progressaient lentement, mais cela convenait à la naine qui ne se souciait que de l'éventualité qu'ils soient attaqués par quelque bête furtive. Malgré ses peurs, rien de grave n'arriva et ils furent bientôt à nouveau en vue d'une des parois de l'immense caverne. Quatre jours après leur départ de Cornedebouc, ils arrivèrent en vue d'un étroit tunnel qui paraissait s'enfoncer jusqu'au centre du monde. Les deux nains se regardèrent. Les yeux d'Umgush était pleins d'une question que Sodel voyait venir depuis déjà quelques heures. Elle l'interrompit avant qu'il puisse parler.

"-Je sais, "danger". Continuons, nos réserves ne dureront pas éternellement."

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre. Pour la première fois depuis quatre jours, elle menait la marche et s'enfonçait dans l'inconnu avant le Fou.

Ce tunnel n'avait rien de bien différent du premier. La descente dura ce que ce Sodel estima être une demi-journée, un temps durant lequel tous deux purent apprécier le bonheur de ne pas avoir à disputer chaque pas à la végétation hostile qu'ils avaient laissé derrière eux. Ces heures furent presque un repos pour eux, et Sodel fut presque déçue lorsqu'elle sentit un changement dans l'air qui provenait de l'autre bout du tunnel.

Nous approchons d'une autre caverne. Par pitié, plus de champignons...

Par bonheur pour elle, la région souterraine où ils se trouvaient était dépourvue de toute végétation. Ils émergèrent du tunnel et se retrouvèrent sur un plateau surplombant un lac immense qui s'étendait à perte de vue. La vision grandiose de ces étendues d'eau d'où s'élevaient des piliers de pierre réchauffait le coeur de la naine. Après presque cinq jours passés à lutter pour avancer, le spectacle dont elle était témoin l'émerveillait au plus haut point. Les yeux brillants, elle contemplait ce paysage et se demandait pourquoi son peuple passait autant de temps en surface. Elle s'approcha de l'extrémité du plateau et jeta un regard en contrebas. La surface du lac était à une vingtaine de mètres. Maintenant qu'elle était plus proche, elle pouvait voir des mouvements sous l'eau. Peut-être que les nains restaient en surface pour une raison, finalement.

Umgush interrompit le fil de ses pensées en se plaçant à ses côtés.

"-Descendre.
-En bas ? Je ne vois pas de chemi... évidemment, j'aurais du m'en douter."

Les questions que la naine aurait pu poser n'eurent pas l'occasion de sortir de sa bouche. Le Fou se dirigea vers un des bords et entreprit de tirer quelque chose de sous un gros rocher. Une corde, et neuve avec cela. Tandis qu'il s'efforçait de l'attacher quelque part, elle s'approcha assez pour remarquer que cette partie du plateau surplombait ce qu'on pouvait qualifier de rives du lac. Manifestement, Umgush désirait descendre.

A quelle profondeur sommes-nous ? J'espère que la nourriture ne deviendra pas un problème.

Enfin, le Fou avait réussi à mettre en place un moyen de parvenir en bas. Il hocha la tête en direction de Sodel et disparu, caché par le rebord.

Lorsqu'elle le rejoignit, il était occupé à scruter les eaux du lac. L'impression qu'elle avait eu en le regardant depuis le promontoire se faisait de plus en plus intense. Ce spectacle enchanteur cachait des dangers probablement mortels. Des formes indistinctes s'agitaient sous la surface, et Sodel croyait apercevoir quelque chose d'immense nager à l'horizon. Il était sans doute mieux qu'ils se hâtent de quitter l'endroit. Ils se mirent en marche d'un commun accord.

Ce soir-là, alors qu'elle allumait un feu avec ce qui lui restait de bois, Sodel fut frappée par la réalisation qu'elle pouvait mourir ici, dans les profondeurs du monde, sans que personne excepté Umgush ne l'apprenne jamais. Tandis qu'elle scrutait les eaux menaçantes, elle se demandait si quelqu'un en ville remarquerait sa disparition.

Il y a Kamuk. Il sait où nous sommes, et c'est un ami. Mais à part lui, personne. Tout ce que j'ai fait depuis que je suis arrivée à Cornedebouc est travailler et aider le prêtre à prendre soin d'Umgush. Pas vraiment une vie idéale, n'est-ce pas ? Bah, ne te soucies pas de ça maintenant, tu ne peux rien y faire dans l'immédiat. Et je suis utile. Il aura besoin de moi pour utiliser cette merveille.

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
15 novembre 2015 à 22:56:12

Le lendemain, alors que les nains marchaient, Sodel s'efforçait d'analyser ce qui était arrivé la veille. Après la victoire d'Umgush, les êtres les avaient amenés dans ce qu'elle pouvait sans doute qualifier de village primitif. Là, une créature au poil blanc avait pris soin des blessures du Fou tandis qu'une autre proposait à Sodel des morceaux d'une viande qu'elle n'avait pu identifier. Elle était parvenue à la conclusion que ces duels signifiaient beaucoup pour ces créatures, et qu'elles étaient pour une raison ou une autre tenues d'offrir de l'aide à ceux qui triomphaient de leurs champions. Les raisons de ces croyances étaient restées obscures, mais cela lui importait moins que les soins que recevait Umgush et la nourriture et l'eau qu'on leur donnait. En fin de compte, le bilan de cette aventure n'était pas si mauvais. Les blessures d'Umgush n'étaient pas handicapantes et ils avaient désormais suffisamment de provisions pour tenir très longtemps. Avec un peu de chance, ils n'auraient pas besoin de recourir à la même méthode pour survivre au retour...

Après une nuit étrange, les créatures les avaient guidées jusqu'à un tunnel creusé à même la paroi de la caverne. Comme les deux autres, il s'enfonçait toujours plus loin vers les profondeurs. Comme les deux autres fois, Sodel n'écouta pas les avertissement du Fou et entra à sa suite.

Mais ce tunnel était différent des deux autres. Alors qu'ils s'enfonçaient toujours plus, Sodel pouvait sentir la température ambiante s'élever. Ce fut tout d'abord une légère impression aisément confondue avec les effets de la marche, mais ce devint bientôt une véritable gêne que les deux nains ressentaient à chacun de leurs pas.

Finalement, ils parvinrent à l'autre bout du tunnel. Lorsqu'ils avaient découvert la splendeur du lac souterrain, Sodel avait pensé que c'était là le spectacle le plus beau qu'abritaient les profondeurs, mais celui qui se dévoilait devant ses yeux le supplantait en tous points. Cette grotte était recouverte de crystaux merveilleux. Du sol au plafond, tout ce qui s'offrait à la vue était ces formes géométriques d'une beauté iréelle. Rendue muette par la surprise, elle s'avançait vers eux lorsque la main d'Umgush se posa sur son bras.

"-Non. Grand danger. Brise-acier."

Le regard que lançait le fou vers elle était éloquent. Il était manifeste qu'il ne pensait pas sage d'attirer les bêtes peuplant l'endroit. Elle hocha la tête et le laissa la guider.

Leur traversé de cet endroit magique fut brève. Umgush marchait d'un rythme aussi rapide qu'il pouvait soutenir tout en restant discret. Sodel demeurait sur ses talons, et elle regardait régulièrement les ombres les entourant pour d'assurer que rien ne les suivait. Ce manège dura une paire d'heures, puis ils arrivèrent en vue d'un quatrième tunnel. Sodel s'adressa à Umgush.

"-Laisse-moi deviner, "danger", c'est ça ? Je continue.
-Non"dit le fou hilare"Pas danger, När...
-Hein ?
-När. Os et fin."

Elle ne comprenait rien au discours du Fou, mais c'était la première fois qu'elle le voyait ainsi. Souriant, il semblait écouter des voix que lui seul pouvait entendre. Il s'avança dans le tunnel d'un pas léger, Sodel suivant derrière.

Après une heure de marche, le nain fit signe à Sodel de s'arrêter. Ils étaient arrivés au fond du tunnel. Curieusement, la chaleur étouffante qui régnait dans la caverne de cristal n'existait pas dans cette galerie. Alors qu'elle tentait de comprendre le phénomène, elle vit ce qui avait décidé le Fou à sonner la fin du voyage.

C'était devant elle. Au fond de ce tunnel perdu au plus profond de la terre, un mur d'un noir absolu. La surface parfaite de ce dernier laissait supposer un matériau d'une résistance formidable. Umgush parla.

"-Leur forfait accompli, les parjures furent ensevelis sous la carcasse de Celui qu'ils avaient tué. Ses os grandirent et enveloppèrent Ses meurtriers. Tandis qu'ils frappaient et hurlaient, le Dieu mourru et les emporta avec Lui."

De nouveau, Sodel entendait un autre nain s'exprimer à travers la voix du Fou. Il ajouta quelques mots d'une voix puissante.

"-Mais les meurtriers ne périrent pas avec le Dieu. Depuis le jour de leur défaite, ils attendent le moment où ils parviendront à quitter leur prison antique et pourront à nouveau déchaîner leur colère sur la Création de När. Mais leurs efforts sont vains, car les Os du Dieu sont une barrière infranchissable. Fille de Feu, tu es ici pour prouver que la dernière création de När possède la force de fissurer les montagnes. Accomplis ta tâche, et prouve au monde la puissance des Aromdurad !"

Sodel comprenait désormais ce que le nain attendait de lui. Cette poudre dont il s'était procuré la formule réagissait aux flammes avec une force immense. Si quelque chose dans ce monde pouvait entamer ce mur, c'était bien cela. Elle approcha de la surface dénuée de failles, et sortit cette flasque qui contenait le pouvoir de détruire des montagnes. En étudiant de plus près le mur, il lui semblait détecter une encoche. Elle plaça là la majorité de la poudre, et installa un morceau de corde qui servirait de mèche. Lorsqu'elle fut satisfaite du résultat, elle alluma l'extrémité de la corde et recula prestement. Elle saisit Umgush par le bras et le força à s'abriter.

L'explosion retentit avec une force magnifique. La déflagration manqua de tuer les deux nains, qui furent heureux d'être parvenus à s'éloigner suffisamment pour ne pas déplorer de blessures. Rendue temporairement sourde par l'onde de choc, Sodel tituba jusqu'au mur.

Ce dernier demeurait en place. D'abord déçue de ce manque de coopération, la naine remarqua ensuite une lueur étrange à l'endroit où elle avait placé la charge. Là gisait un éclat de cette pierre noire qui formait le mur, et au milieu de cet éclat...

"-Les os du Dieu, mort des parjures"

La voix d'Umgush ne parvenait pas à arracher Sodel à la fascination qu'elle ressentait pour ce qu'elle voyait. Au milieu de la pierre était un matériau tel qu'elle n'en avait jamais vu. D'un bleu pur, ce minerai paraissant vivant. Sodel se pencha et toucha la pierre bleue. Cette texture était sans pareille. Si l'on se fiait au seul toucher, il avait une structure presque organique. Mou et animé d'une pulsation propre, il se détachait en une multitude de fils sous le toucher de la naine. Sodel frissonna. Etait-ce cela que le Fou voulait ? Que pouvait-il donc faire avec un matériau aussi mou ?

Les réponses à ces questions devraient attendre, car Umgush ne donnait pas signe de vouloir s'expliquer. Il rejoint la naine et posa sa main droite sur le mur et murmura quelques mots.

Ayant fait cela, le nain se pencha vers l'éclat qu'ils avaient arraché du mur. Il saisit cette pierre de la taille de son poing et eut toutes les peines du monde à la soulever. Sodel crut d'abord à une conséquence de ses blessures, mais alors qu'elle posait ses mains sur l'éclat pour l'aider, elle comprit que c'était une particularité de la pierre elle-même. En même temps qu'elle faisait cette révélation, elle réalisa que le nain n'avait jamais voulu détruire le mur, et qu'un morceau plus gros aurait probablement été impossible à remonter. Même celui-là, qui était pourtant assez petit pour qu'elle le cache sans problèmes, demandait leurs forces combinées pour être arraché du sol. Les deux nains se regardèrent et commencèrent à marcher.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Le voyage de retour fut éprouvant. La traversé de la caverne de cristal avec leur fardeau laissa Sodel au bord de la panique la plus totale, et elle fut soulagée lorsqu'ils parvinrent au pied du promontoire sans rencontrer la tribu. Ils eurent des difficultés immenses à faire parvenir l'éclat au niveau du tunnel, mais la naine était plein de ressource, et elle fit preuve de ses talents tandis que le Fou était tapi au coin d'un feu, les yeux fixés sur leur trouvaille.

Après l'épreuve du plateau, le restant du trajet fut calme. Ils traversèrent la forêt par le chemin qu'ils avaient empruntés des jours auparavant, puis remontèrent jusqu'aux mines de Cornedebouc. Là, ils se rendirent dans l'atelier de Sodel. Tremblante de fatigue, la naine n'en était pas moins curieuse de la suite. Elle essuya la sueur sur son front et interrogea Umgush.

"-Et maintenant ?"

Maintenant, le Fou laissait à nouveau place à ce nain dont les apparitions se faisait de plus en fréquentes. D'une voix douce et grave, le nain s'adressa à Sodel.

"-Maintenant, Fille de Feu, tu quittes cet atelier. J'ignore ce qui va se passer ici, mais je ne peux me porter garant de la sécurité de quiconque présent dans ce lieu.
-Quoi ? Mais...
-Pas de "mais", drapée de flammes. Tu sors d'ici avant que je ne devienne dangereux.
-Mais.
-Dehors. Maintenant !"

Le ton du nain était dur comme l'acier. Il était inutile de lutter, rien n'aurait pu le convaincre de la laisser rester. Sodel regrettait de ne pouvoir observer les évènements à venir, mais une petite voix dans son crâne lui disait qu'elle n'avait vraiment pas envie de rencontrer un Umgush se qualifiant de "dangereux". Sans un mot, elle fit demi-tour et sortit de son atelier.

Avec le départ de la naine, le Fou se mit à chantonner d'une voix basse. Il s'approcha des outils de Sodel et ouvrit la sacoche dont il ne se séparait jamais.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Umgush Tholabras. Nommé par des nains vagabonds, je me tiens ici. Engendré par les cendres, je répond à l'appel. Ô matériaux de l'Objet, répondez et joignez votre essence à la mienne !

Morceau de moi-même, sacrifice sans prix ! L'heure de donner du sens à ma perte a sonnée ! Viens en moi, et décide de la Forme !

Perles de la montagnes, joyaux du monde entier ! Des mains froides de mon propre peuple, je vous ai arrachées. Des coffres des rois, je vous ai sortis. Pierres multicolores, soyez la Beauté !

Fluide vital, extrait de mes frères ! Gorge tes nouveaux compagnons d'âme et consacre la création ! Que le sang pur comme l'impur lave mes fautes !

Kutam idos verget.

Kodor !

Os sacré du Dieu mort ! Je t'ai sortit de ton repos millénaire et fais appel à ta force. Os et moelle, soyez l'Essence !

Kutam idos verget.

Ùtost !

Démon destructeur, être de brume ! Tu as fais de moi ce que je suis, et je te dénie ce droit. Demeure en ton repère sombre, et ne pose plus le regard sur le Peuple !

Kutam idos verget.

Ibruk !

Tendre soeur, compagne tant pleurée ! Ta mort a fait naitre la rage qui m'a perdu. Rejoins mes regrets dans le métal chatoyant, et accorde-moi le pardon !

Flamme Ephémère, précieuse entre tous ! Je t'ai failli, et la tristesse qui est mienne ne saurait être contée. Feu follet adoré, permets-moi de renaitre de tes cendres !

Kutam idos verget.

Magrak !

Né du chaos, produit du démon ! Cela fait trop longtemps que tu es moi. Engendré par mes remords, disparait avec eux !

Kutam idos verget.

Udil !

"Tu m'as tuée."

"Je sais. Tu viens jouer ?"

"Je suis là pour te protéger."

-Tu les as tuées, nain. Les entends-tu ?

Tu ne peux nier ta culpabilité. Tu es la raison de leur mort, Umgush. Tu es Umgush, le rebut du Peuple !

JE. SUIS. ISTAM !

- - - - - - - - - - - - - - - - - -

"-..AM !"

Le cri réveilla Sodel. Eprouvée par le voyage, la naine s'était assoupie devant la porte de son atelier.
A présent qu'elle était bien éveillée, elle hésitait sur la conduite à adopter. Le Fou lui avait interdit d'entrer, mais que signifiait ce cri ?

Alors qu'elle pesait ses options, la porte s'ouvrit.

"-Umgush ! Tu as f...Oh."

Devant la naine sans voix, un nain se tenait. Equipé des pieds à la tête de l'armure offerte par le prêtre de Råsh, il la regardait d'un air grave. Il tenait dans sa main un objet caché derrière une couverture.
"-Sodel Thathillisid. Vos questions recevront des réponses. Suivez-moi."

Et le nain passa à côté d'elle sans un autre mot. C'était Umgush, cela ne faisait aucun doute. C'était lui, mais le Fou n'était plus. Ce nain-là ne donnait plus cette impression de désespoir profond qu'émanait le Fou. Lorsqu'on regardait le nain, on se confrontait à l'éclat de ses yeux et on comprenait que nos objections étaient vaines. Elle ne l'avait croisé qu'un instant, mais son regard trahissait la certitude de celui qui revient de plus loin qu'on ne peut l'imaginer. Mourant d'envie de connaître le sens de tout cela, elle courut après le nain.

Ils traversèrent la ville en direction des quartiers supérieurs. A mesure qu'Umgush et elle avançaient, la rumeur de la présence d'un nain inconnu en armure dans la ville grandissait. Lorsqu'enfin ils arrivèrent à la place des Fondateurs, une véritable foule les suivait et de nouveaux curieux arrivaient à chaque instant.

Le nain en armure monta sur une estrade et s'adressa à la foule d'une voix forte.

"-Nains de Cornedebouc ! La plupart d'entre vous me connaissent sous les nom de "Fou", "Mendiant", ou encore "les pas dans la nuit". Depuis mon arrivée dans votre ville, j'ai été Umgush, le rejeté. Aujourd'hui, je vous présente la raison de ma différence. Aujourd'hui, je vous offre mon oeuvre !"

Le nain retira la couverture recouvrant l'objet qu'il tenait. Et alors que ce dernier se révélait aux regards, les murmures de la foules prirent dans un silence choqué.

Car l'objet que brandissait le nain était unique. Le peuple de la montagne avait l'habitude des élans de créativité de ses membres, mais ce qu'avait produit ce nain dépassait leurs rêves les plus ambitieux.

Une hache, symbole de la puissance naine. Une hache, le manche orné de métaux précieux et serti de joyaux. Une hache, dont la lame d'un bleu pur semblait briller d'une lumière intérieure. Personne parmi la foule ne parvenait à détacher son regard de ce tranchant parfait aux reflets dansant. Parfaite était le mot qui venait à l'esprit de tous. Parfaite, cette hache représentait tout ce à quoi un nain aspirait.

Mais aussi grand que fut le sentiment d'humilité qui s'empara des nains, certains d'entre eux virent par delà la beauté irréelle du métal et furent pris d'un malaise soudain. Car la forme générale n'était pas sans évoquer quelque chose aux nains. Une fois qu'ils surmontaient la fascination exercée par ce matériau merveilleux, ils s'apercevaient de l'existence de curieux motifs sur la lame, des motifs d'un noir absolu.

Enfin, un premier nain comprit. Ce qu'il lui semblait voir dans cette hache, c'était une oreille ! Et en effet, le contour de la lame semblait dessiner celui d'une oreille naine. Le constat plongea la foule dans la plus grande des confusions.

A ce moment, le nain parla à nouveau. Hurlant pour se faire entendre, il offrit sa hache aux regards.

"-Je suis Istam Thirzuntîr, et je nomme cette arme Kodorùtost Ibruk-Magak Udil !"

Le silence le plus complet suivi ces mots. Puis, un nain cria, bientôt suivi par d'autres.

"-Istam !

-Istam !

-Istam !

-ISTAM ! ISTAM ! ISTAM !

L'acclamation devint une rumeur qui se propagea dans toute la ville. La rumeur se changea en cyclone, et ce furent des milliers de gorges qui criaient le nom du nouvel arrivant. Alors que tous se réjouissait de la présence d'un talent aussi grand parmi eux, Sodel vit des larmes couler du visage d'Istam Thirzuntîr, le nouveau Maitre forgeron de Cornedebouc.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Voilà, c'était un fell mood. Je me suis senti fou et ai ajouté un duel, désolé si c'est ennuyeux.

Alors Alex, ton verdict ?

Message édité le 15 novembre 2015 à 23:00:13 par [Usul]
TheCody
TheCody
Niveau 20
15 novembre 2015 à 23:00:07

:snif2:

Kait
Kait
Niveau 10
15 novembre 2015 à 23:51:49

O
M
G
:ouch:

C'est absolument génial ! :cute: Tout cela n'était qu'une secretive mood :ouch:

Je ne sais que dire, je suis abasourdi. C'est un coup de maitre.
Du coup, je vais relire tout tes chapitres pour en saisir toutes les subtilités.

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
15 novembre 2015 à 23:59:12

Fell mood, en fait. Il y a une légère différence, notamment au niveau du déclenchement et des matériaux.

Je suis content de voir qu'au moins une personne n'avait pas vu venir le coup. Prête aussi attention aux noms, en dehors de cette faiblesse d'Osorineth, ils sont assez utiles pour comprendre mes intentions (que je n'ai pas encore révélées, c'est du long terme).

Je viens d'y penser, mais je peux faire une deuxième fiche pour Istam, si vous voulez.

Kait
Kait
Niveau 10
16 novembre 2015 à 00:10:01

Je suis sur portable, je peux pas voir les traduction. Mais je reconnais kudam et verget, tu as utilisé mon cours de nains ? :hap:

Je suis toujours sur le cul, je me sens con de pas y avoir penser plus tôt.
Même si du coup, son histoire est vrai ? Il vient vraiment d'un continent éloigné, s'est vraiment battu contre le démon, ou c'est juste des hallucinations pendant sa strange mood ?

PS: Cé n'importe kwa les troglodytes il son pa aussi for paske il on pa des bons skiil.

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
16 novembre 2015 à 00:15:26

L'histoire est vraie et explique le fell mood.

Et mes troglodytes à moi ont la classe, ils se font pas vaincre par un handicapé et un trappeur. Et je les ai toujours considérés comme des grands singes. Essaie d'affronter un gorille qui a appris à se servir d'une lance et on verra comment tu t'en sors.

édit : Oui, j'ai oublié de préciser que je m'étais basé sur ton post pour qu'on soit tous d'accord.

Message édité le 16 novembre 2015 à 00:16:57 par [Usul]
Kait
Kait
Niveau 10
16 novembre 2015 à 00:19:26

D'ailleurs, ça me fait penser, dans mon chapitre dans les cavernes, il y avait une réunion du conseil, et j'avais nommé:

Unil le Marteau, le Premier Forgeron

Je crois que ce mec est au chômage, maintenant :-(

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
16 novembre 2015 à 00:20:20

Un mot: wahou. :ouch:

CA, c'est une façon d'amener un strange mood. Et de présenter les cavernes. Et leurs habitants. Et un voyage. Et d'introduire la barba-papa. Bref. Chapeau bas. :cute:

Pour ce qui est du projet d'Umgush, j'avais bel et bien deviné une partie de ce que fabriquait Sodel (grâce à l'indice du souffre), mais je pensais que l'objectif était de concevoir un canon ou une arme à feu de petit calibre. Bien joué, je ne m'y attendais pas.

Voilà, c'était un fell mood.

Wait, le fell mood ne résulte-t-il pas en l'utilisation d'un nain récemment exécuté froidement assassiné comme matériau de base pour l'artefact?

Oh, et ouais, balance une deuxième fiche, Istam le vaut bien. :hap:

Message édité le 16 novembre 2015 à 00:22:54 par Alex_Truman
[Usul]
[Usul]
Niveau 10
16 novembre 2015 à 00:26:37

Je crois que ce mec est au chômage, maintenant :-(

Il y a toujours la place pour plusieurs forgerons, c'est une grande ville.

Wait, le fell mood ne résulte-t-il pas en l'utilisation d'un nain récemment exécuté comme matériau de base pour l'artefact?

J'ai pris quelques libertés avec cela, mais son incantation n'est pas qu'une suite de mot dénués de sens. Ses oreilles ont été sacrifiées pour la création de l'artefact.

Je ferais une fiche demain.

Message édité le 16 novembre 2015 à 00:27:00 par [Usul]
Kait
Kait
Niveau 10
16 novembre 2015 à 17:35:32

Morul ouvrit les yeux et découvrit le visage illuminé de sa sœur.

«Que, qué ? On a gagné ?
-Il semblerait bien, oui,» sourit-elle en l'aidant à s’asseoir.

Il vit alors des centaines d'Hommes et d'Elfes, marchant en colonne pour rentrer dans la cité.

«Scar compte vraiment nourrir tout ça ? s'étonna-t-il en se massant la mâchoire. Nos réserves vont vite le regretter.»

___

Urist McDoc le second avait soigné ses plaies. C'était donc couvert de bandage qu'il était arrivé dans le Grand Hall, pour faire l'intervention en faveur de Scar. Il n'en mourrait pas d'envie, mais il l'avait fait quand même, sans trop savoir pourquoi. Après cela, il s'était retiré dans le fond de la salle, où l'attendait Doren, bras croisés et appuyée contre un pilier. Elle avait revêtu sa tenue de combat, une lourde cotte de maille par dessus un épais gambison bleu, ainsi que de solides protège-poignets en fer. Morul se plaça à côté d'elle, et suivit la cérémonie sans mot dire. Lorsque Scar commença à aborder le sujet de la démocratie, Doren tiqua:

«Je l'aime de moins en moins, ce type. Bon, et toi, tu comptes me dire un jour pourquoi tu me demandes de me faire passer pour une naine de chambre pour infiltrer son bureau, et quand je te trouve ce qu'il faut tu t'enfuis avec lui et vous revenez bras dessus bras dessous ?
-C'est... c'est compliqué, Doren, soupira Morul. Déjà on a fuit ensemble parce qu'on était bien obligé, sinon Biyme nous aurait zigouiller. Et après... je sais pas. On a voyagé ensemble, on a discuté et... Et j'ai commencé à le considérer comme un ami.
-Oh mais tu sais, moi je me plais pas, hein. J'étais payée quatre fois plus pour passer le balai que la moitié des ouvriers qui bossent toute la journée. Tu devais voir le fric que je me suis fait, c'est incroyable.»

Il y eu un nouveau silence. Scar demanda à la foule de voter pour lui donner les pleins pouvoirs, faisait pression à l'aide de ces soldats. Morul soupira de plus belle:

«Et dire que je le prenais pour un ami, que je le croyais changé... C'était sûrement un stratagème de sa part. Tout semble se répéter. J'aimais cette forteresse, parce qu'elle était simple, rien à voir avec Obseroche. Mais maintenant ceci... Je refuse de vivre dans un endroit où chaque écart sera puni. La forêt me manque.»

Il s'écarta du pilier, et tapa l'épaule de sa sœur:

«Allez, prends Becca et rejoins moi dans la cour dans une heure, on s'en va,» dit-il gravement.

Alors qu'il se dirigeait vers la sortie, un garde se plaça face à lui:

«Vous devez rester ici et voter, comme tout le monde, ordre de Sc...
-Ouais ouais ta gueule,» l'interrompit le chasseur en le poussant sur le côté.

Il voulut répliquer, mais Doren lui fit un grand sourire en posant la main sur le plat de sa hache, et il se ravisa.

___

Près de trois quarts d'heure avait passé, la cérémonie était achevée. Morul avait soigneusement fait l'inventaire de sa chambre, et avait choisi ce qu'il voulait garder. Son sac à dos n'était remplit que de deux kilos d'''Igrilshokmug'' qui était désormais quasiment affinée, des différents objets récupérés à Torirlenod, ainsi que de quelques des meilleurs saucissons de la ville. Sur les côtés du sac étaient accrochés son carquois et son arbalète. Minuit était presque là. Il plaça le sac sur son dos et se dirigeait vers la sortie quand il tomba nez à nez avec McEdern.

«C'est vrai que tu t'en vas ? demanda le capitaine de la garde. Un soldat m'a dit ça.
-Oui, c'est vrai, Edern, admit le chasseur. Ma liberté me manque, j'étouffe ici. Je m'en suis rendu compte lors de notre voyage dans la nature.»

Il attendit un instant avant d'ajouter:

«Tu veux venir avec nous ?
-Oh, moi ? s'étonna le guerrier, prit de court. Oh non, je suis bien ici. Je peux taper des gens et crier sur des troufions, ça me suffit :hap: »

Morul éclata de rire.

«Tu vas me manquer, Edern», lui confia-t-il, tristement.

Ils se serrèrent alors la main, avant de s'étreindre amicalement.

«Adieu, Morul, dit le capitaine, la voix chargée d'émotion.
-Oh, ça va, je pars pas au bout du monde, sourit le chasseur en se dégageant. Je prend juste mes distances, je reviendrais de temps en temps. Je te fais confiance pour veiller sur Igrilshokmug.»

Il s'engagea alors dans le couloirs sombre, disparaissait sous le regard de son ami.

___

«Coucou ! :hap:»

Morul faillit tomber à la renverse. Le mécaniste avait apparut dans son dos sans qu'il ne se rende compte de quoi que ce soit.

«Oh, bonjour McTruman, se reprit-il. Je... m'en vais.
-Trop chouette ! se réjouit Urist. Tu pourras me prendre des écrous en revenant ? :hap:
-Bon, laissons tomber. :hum: »

___

Alors qu'il s'approchait des portes donnant sur la cour, il fut interrompu par un arbalétrier courant vers lui.

«Capt'ain Morul ! Vous partez pour de vrai ?»

Il s'agissait de Damèl, le plus fidèle et plus efficace des hommes de Morul. Il faisait partit des premiers chasseurs qu'il avait formé, et avait toujours été avec lui lors des opérations dangereuses.

«Oui, Damèl, je m'en vais, répondit le chasseur.
-Mais vous pouvez pas faire ça ! s'écria l'autre. Vous pouvez pas nous laisser ! Qui va diriger les arbalétrier ?»

Morul rit et lui posa sa main sur l'épaule.

«J'ai laissé des ordres. Je t'ai nommé comme successeur. Tu défendras les remparts à ma place, et je te laisse mes quartiers. Juste, touche pas à la meule de fromage.
-Mais, je ne suis pas digne de vous remplacer ! protesta-t-il. Je n'ai pas le charisme, ni le talent et...
-Allons, Damèl, tu es bien meilleur archer que moi. Et le charisme, ça viendra, ne t'en fais pas. De toute façon c'est un ordre, cesse de contester.»

Le soldat hésita, puis finit par répondre:

«Bien, capitaine.
-Je suis fier de toi. Je compte sur toi pour me tenir au courant de ce qu'il se passe ici. Et si Scar ou qui que ce soit s'oppose à ta promotion ou à la récupération de mes quartiers, écris moi, je viendrais aussi sec lui dire ma façon de penser.
-A vos ordres, commandant,» affirma Damèl, la larme à l'œil.

Ils se serrèrent la main et se saluèrent d'un hochement de tête entendu.
Morul tourna alors les talons et sortit dans la cour.

___

Doren l'attendait, un sac plein de provision à côté d'elle, assise par terre, caressant Bouboule en sifflotant. Lorsqu'elle le vit, elle se leva et le chien courut vers lui pour lui lécher la jambe. Becca était là, elle aussi, déchiquetant le cadavre d'un lièvre à coup de bec hystériques.

«Bon, et bien, tu es sûr de vouloir t'en aller ? lui redemanda-t-elle. Tu vas pas refaire comme la première fois que tu as quitté Obseroche ?
-Oui, ben, c'est bon, grogra Morul, j'avais pas pensé que partir en hiver c'était pas forcément une bonne idée, tu vas me reparler de cette histoire encore longtemps ?
-Jusqu'à la fin de tes jours, ricana-t-elle. ... Attends on est en quelle saison, là ? :hap:
-Qu'importe, il neige pas dans le coin, et puis on est grand maintenant.
-Tu veux vraiment pas rester jusqu'au printemps ?
-Non, déjà que c'est pas marrant ici, deux mois enfermé sans pouvoir chasser.
-Parce que si tu te les pèles dans la nature, tu pourras chasser plus ?
-Bon, écoute, s'énerva-t-il, je veux partir, ok ?
-Ok, ok, s'excusa sa sœur en levant les mains. Pas besoin de prendre la mouche.
-Allez, on y va, annonça-t-il en rajustant les lanières de son sac.
-Attends, Kogan voulait nous dire au revoir. Il est en train de discuter avec Scar, là.»

Ils attendirent alors quelques minutes dans la cour. Au bout d'un moment, leur cousin arriva, tout sourire.

«A ce que je vois, ça s'est bien passé, commenta Morul.
-Plutôt, oui, confirma Kogan. Alors, vous repartez en vadrouille ?
-Ouais, j'ai envie de changer d'air. Tu veux venir avec nous ?
-Oh, non merci. Cette ville a l'air chouette, pour les affaires. J'y serais bien.
-Fais gaffe à pas te faire choper par Scar, l'avertit le chasseur. Il rigole plus, lui.
-Oh, je m'en fais pas trop, t'inquiète pas. C'est pas la carpe qui bouffe le quincaillier.
-Je... Oh zut. Je t'aurais bien filer mes quartiers, mais je viens de les donner à un de mes soldats.
-Pas bien grave, le rassura Kogan. Scar m'a dit qu'il m'en donnerait de beaux.
-Alors tout va bien. Au revoir, cousin !»

Kogan serra Doren, puis Morul dans ses bras. Alors qu'ils s'apprêtaient à se séparer, Kogan mit la main dans sa poche, et sentit quelque chose.

«Oh, qu'est ce que j'ai dans ma poche ?»

Il en sortit un pendentif large comme un demi poing de son col. Ses multiples facettes laissaient transparaître un petit objet noir et triangulaire, impossible à discerner.

«Woups, c'était sur le bureau de Scar, j'ai dû le prendre sans m'en rendre compte. J'ai pas pu la quitter des yeux de tout l'entretien.
-Fais voir, dit Morul en prenant la pièce entre ses mains. Si ça se trouve, c'est de là qu'il tire toute sa chance. Fais en ce que tu veux, mais si j'étais toi je la garderais.
-Tss, "Superstition c'est pour les cons", cita-t-il. Mais j'y réfléchirais.
-C'est encore une expression de chez toi, ça ?
-Non non, c'est juste ce que je pense. :hap:»

Doren rit aux éclats.

«Allez, au revoir, cousin, dit-elle radieuse en lui tapant le bras. On reviendra souvent.
-Au revoir, mes p'tits loups, sourit Kogan.
-Va crever :hap:,» lâcha Morul.

Le frère et la sœur se dirigèrent vers les portes, disparaissant dans l'obscurité. Sur le chemin, ils croisèrent Urist McDoc, qui revenait sûrement de promenade. Ils le saluèrent, puis quittèrent la ville.

___

Sharast fit un signe de tête aux deux nains qui s'en allaient, puis rentra dans la forteresse. Il traversa les couloirs obscurs, glissant parmi les ombres. Il finit par arriver devant la prison de son maître. Pas une âme à l'horizon. Il se pencha près du petit trou, et chuchota:

«Ossog ? Tu m'entends ?»

Il n'y eut pas de réponse quelques secondes, puis la voix du vampire, plus râpeuse et brisée que jamais, finit par répondre:

«Je suis là, je suis moi. Il m'a enfin quitté. Mais... Pour combien de temps ? Faisons vite, sommes-nous seul ?»

Sharast renifla l'air plusieurs fois, puis conclut:

« Pas de signes de Tokmek-Estrith. Nous pouvons parler.
-Je... je n'en peux plus, Sharast, gémit Biyme. Ils... Ils me prennent ! Ils m'attrapent et me prennent ! Je ne peux rien faire, face à eux !
-Qui ça ?
-Ceux de l'Autre Côté ! Ils me possèdent ! Ils me font dire ce que bon leur semblent, faire ce que bon leur semble ! Le pire de tous, c'est l'''Ange'' ! Il ne me lâche jamais, me fais dire n'importe quoi ! Je sens leur présence en ce moment même ! Si ça se trouve je suis sous le joug d'un d'eux en ce moment même !
-Je n'y comprend rien, Ossog.
-Qu'importe ! Écoute moi ! J'ai appris des choses, grâce à eux ! Tu dois continuer mon œuvre ! Notre œuvre ! Tu y arriveras ! Continue le recrutement ! Mais tu dois redoubler, tripler, quintupler de prudence ! ''Il'' fera sûrement un chapitre où il vous tuera tous sans que tu ne puisses résister, si tu leur en donne l'occasion ! Précise tout ! Chaque défense, chaque précaution, précise-le ! Tu ne dois pas perdre !»

Ossog lui transmit alors un flot d'informations, brumeuses et incompréhensibles, mais paradoxalement d'une vérité, d'une intelligence frappante.

«Tu as du matériel ? Vite, je sens qu'un d'eux revient !» s'ecria-t-il.

Sharast, acquiesça, et sortit de son manteau un parchemin qu'il déroula. Il avait récupéré tout ce qu'il avait pu trouver rentrant dans le trou, et fit tout passer. Des tiges d'aciers de quelques millimètres, des éclats de verres, des boules de cuirs, tout.

«Voilà, Ossog, mais j'ai pas de cristal de verre !»

Le vampire lui répondit d'une voix différente. D'une voix d'ailleurs.

«Qu'importe ! Cristal, tasse, je fais ce que je veux ! Je ne me laisserais pas restreindre par de simples raws ! J'ai l'éternité pour faire ce que je veux de ce matériel ! Et... Vas-t-en, maintenant, quelqu'un approche !»

Sharast ne réfléchit pas plus longtemps, et disparut dans les ombres, silencieux comme un chat.

___

Urist McDoc se dirigea vers son hôpital, comme souvent. Rien de suspect.
Les propos de son ancien maître lui revenaient à l'esprit:

«Il y a un nain qui traîne dans l'hôpital depuis fort longtemps. Fais en ton allié. Mais pas l'un des nôtres, nous avons besoin de lui tel qu'il est. Tu n'auras aucun mal à le faire rejoindre ton combat contre Scar. Il le déteste, et le détestera toujours.»

Urist s'approcha du lit de son patient.

«Vous êtes bientôt guéri, Messire McShire.»

__________________________________

CRAQUAGE DE PLOMB COMPLETS :fou:

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
16 novembre 2015 à 17:45:29

Tokmek-Estrit, little spy ? Oh, voilà un Scar qui ne peut apprendre ce qu'il se passe. Pauvre maitre-espion, c'est impossible de se cacher de vampires.

J'ai l'impression que ces précautions seront désormais la norme pour nos prochains complots. Et j'aime de plus en plus ce que je vois.

Kait
Kait
Niveau 10
16 novembre 2015 à 17:50:13

Fichtre, je vais devoir refaire un portrait, l'ancien ne correspond plus du tout :hap:

Kait
Kait
Niveau 10
16 novembre 2015 à 17:51:08

Et pas de connerie du millième post, les gens :hap:

ET DE MILLE ! :fete:

La vidéo du moment