CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Liste des sujets

[RP] Cornedebouc

Kait
Kait
Niveau 10
04 novembre 2015 à 17:15:52

Aaaah :hap:

Enfin des meurtres et du sang, ça me manquait tellement :noel:

-A votre avis, c'est vous ou nous qu'ils veulent?

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai rit à ce moment là. Le comique de situation peut-être.

J'aime bien la fin, même si je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée de se trimbaler avec un chariot comportant le blason d'Obseroche et une marre de sang sur le sol quand on est recherché et qu'une bande de mercenaire signale la perte de leur chariot :hap:

Cela dit, du moment qu'on reste loin des Falaises, ça devrait aller je pense. Juste... Qu'est ce qu'on fais des chevaux ? :noel:
On en avait deux, et je crois qu'ils se sont barrés sans :rire2: (c'est pas une critique, je trouve ça rigolo)

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
04 novembre 2015 à 17:49:52

-A votre avis, c'est vous ou nous qu'ils veulent?

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai rit à ce moment là. Le comique de situation peut-être.

J'étais déjà mort de rire à "livrez-nous les deux fugitifs!" :rire:

Bien joué, question action c'est efficacement écrit!

Message édité le 04 novembre 2015 à 17:50:43 par Alex_Truman
[Usul]
[Usul]
Niveau 10
04 novembre 2015 à 18:35:58

Pauvre Kogan, tout ignorant qu'il est que Cornedebouc à la plus grosse paire d'engins de siège de tout le continent (Tholthig compte pour deux, non ?).

En dehors de ça, j'ai bien aimé, même si je pleure l'occasion parfaite de raconter une ballade champêtre.

Kait
Kait
Niveau 10
04 novembre 2015 à 18:38:39

T'inquiètes, c'est prévu dès que j'ai le temps :oui:

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
04 novembre 2015 à 18:53:34

Le 04 novembre 2015 à 18:35:58 [Usul] a écrit :
Pauvre Kogan, tout ignorant qu'il est que Cornedebouc à la plus grosse paire d'engins de siège de tout le continent (Tholthig compte pour deux, non ?).

Sans compter l'''Arbomination'' et ses huit-cent mètres de portée. :rire:
(voir plus, en fait, vu que le carreau a encore assez d'inertie pour ''"embrocher un ours"'' à cette distance).
Si j'avais été pape, j'aurais excommunié direct l'inventeur d'une telle arme ainsi que toute sa famille! :rire2:

TheCody
TheCody
Niveau 20
04 novembre 2015 à 18:54:44

Ha j'avais pas prévu cette phrase pour être drôle, mais effectivement maintenant que je relis je vois ce qu'il y a de comique :rire:

Le blason d'Obseroche faut le voir un peu comme une plaque d'immatriculation, fixée à l'arrière du véhicule mais que tu peux retirer quand t'es poursuivi :hap: et puis le sang ça se nettoie! En tout cas avec des morts et des blessés, leur chef bien amoché et leur chariot volé, on est pas prêt de revoir les Mandale-Sauriens! Donc y a pas trop d'inquiétudes à avoir. En plus ils étaient faciles à suivre tant qu'ils restaient dans la Haute-Forêt, mais maintenant ils en sont sortis.
J'ai parfaitement remarqué qu'ils avaient laissés leurs chevaux, d'ailleurs ils ont aussi laissés leurs affaires de campement (enfin, pas sûr qu'ils en avaient).

J'avais peur que l'action soit pas facile à comprendre, d'où la carte :hap:

Bah, à la prochaine auberge où ils seront bourrés, je peux faire en sorte que Kogan persuade les autres d'allez cueillir des champignons, puisqu'il en raffole!

Kait
Kait
Niveau 10
04 novembre 2015 à 19:07:56

Sans compter l'Arbomination et ses huit-cent mètres de portée. :rire:

(voir plus, en fait, vu que le carreau a encore assez d'inertie pour "embrocher un ours" à cette distance).
Si j'avais été pape, j'aurais excommunié direct l'inventeur d'une telle arme ainsi que toute sa famille! :rire2:

J'avais zappé ces deux détails :malade:
Le siège de Cornedebouc risque d'être plus compliqué que prévu :rire:

et puis le sang ça se nettoie!

Sur du bois ? :hap:

"C'est quoi cette flaque de sang séché ?
-Euh, je me suis coupé en me rasant :peur:"

Mais comme je l'ai dit, si ils restent loin de Obseroche tout va bien. :oui:
Par contre, je sais pas où tu as vu qu'il était plus simple de suivre des gens dans une gigantesque forêts dense que dans des petits bois et des plaines :o))

TheCody
TheCody
Niveau 20
04 novembre 2015 à 19:44:59

Dans la Haute-Forêt ils doivent rester sur le chemin sinon ils se mangent les arbres! Maintenant qu'ils sont dans la plaine ils peuvent partir dans toutes les directions qu'ils veulent!
Et on sait toujours pas où ils vont! :hap:

Juste par curiosité, Scar a déjà tué quelqu'un depuis le début du récit?

Kait
Kait
Niveau 10
04 novembre 2015 à 19:50:10

Oui !

Mais ça personne (ou presque) ne le sait :hap:

Je te laisse lire c'est vers la fin :hap:

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
04 novembre 2015 à 19:51:35

Skar ilétrokool! :cute:

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
04 novembre 2015 à 20:13:33

Bon, bientôt terminé, je dois avoir une quinzaine de pages. Ça a pris plus de place et de temps que je ne le pensais.:hum:

Kait
Kait
Niveau 10
04 novembre 2015 à 20:54:07

15 pages :ouch:

Jay hâte :cute:

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
04 novembre 2015 à 21:18:58

Il a dit "bientôt", donc il va encore en ajouter deux ou trois. J'attends avec impatience le jour où il nous fera un décuple post.

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
05 novembre 2015 à 05:49:20

- - - - - - Quelques mois plus tard - - - - - - -

"McTruman." soupira Chokolate Biyme. "Où est Kazadror? :hum: "

L'ingénieur leva brièvement les yeux de l'assemblage de rouages gigantesques qu'il réglait à grand coups de béquilles, avant de répondre avec une honnêteté désarmante:

"Je n'en ai aucune idée. :hap:
- C'est pourtant toi qui l'a aidé à s'évader, non?" demanda patiemment le maire.
- Hein? Bien sûr que non! J'étais en train de travailler sur cette herse quand il a débarqué en poussant un tonneau de rhum. Et ensuite, on a tué Sodel. Mais elle va mieux, maintenant. :hap:"

Biyme fit une pause dans son interrogatoire, son visage paraissant soudain fatigué et vieilli. Il inspira profondément, remplissant ses poumons de ce vent froid à l'odeur plaisante de fumée qui soufflait sur les portes de Cornedebouc. Tout cela était aussi inutile qu'agaçant. Bien sûr, l'ingénieur disait la vérité. Il ne savait mentir que par omission volontaire, ce qu'il faisait rarement car il ne pensait jamais à mal. Sans sa candeur et son manque de vision à moyen -et long- terme, il aurait pu faire un bon espion. Celui que l'on ne soupçonne jamais jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Oui, Kazadror avait bien évidemment pu s'échapper des geôles de par lui-même: avec leur surpeuplement actuel, les quelques gardes étaient trop débordés pour remarquer la disparition d'un simple prisonnier. Entre tous les cuirs noirs qui y étaient enfermés, les quelques partisans de Scar -on trouvait toujours des gens pour regretter le régime qui venait de tomber, aussi autoritaire ait-il pu être- et ceux qui avaient profité du soulèvement pour libérer leurs fantasmes de destruction longtemps réprimés, on ne savait plus où donner de la tête. On avait même frôlé la catastrophe quand l'on s'était rendu compte que la cellule dans laquelle on avait enfermé une dizaine de cuirs noirs présentait un trou descendant en ligne directe jusqu'au bureau du feu brigadier Jadas AngeEnLarmes -encore un coup de McTruman. Et ironiquement, le seul à disposer d'une cellule individuelle était le Gobelin que Morul avait fait prisonnier des mois plus tôt. Il faudrait lui trouver une utilité, même si c'était celle de réserve d'urgence de sang frais.

"...une seconde." réalisa soudain Biyme. "Qu'as-tu dit au sujet de Sodel?!
- Elle était morte." lui répondit simplement McTruman. "Mais elle a survécu. :hap:
- Parfait. :hum: " abandonna le maire. "En parlant de ça, où est-elle? Ne devrait-elle pas t'aider à mettre en place cette -il marqua un temps d'hésitation- herse?
- Oh, je n'ai jamais besoin d'aide." le rassura McTruman. "Elle doit travailler dans l'atelier. Elle y a passé beaucoup de temps, ces derniers jours.

Ces propos soulagèrent légèrement le vampire. Elle devait probablement profiter de l'absence du dangereux mécaniste pour tenter de déchiffrer ses plans dans le calme. Et tant pis si elle ne se trouvait pas là pour examiner la mise en place de la nouvelle herse de la grande porte.

"Dis..." hésita soudain McTruman. "Si j'avais remarqué quelque chose d'étrange au sujet de Sodel, je pourrais t'en parler?
- Tout à fait." répondit le maire avec un sourire de façade.
- Il se pourrait qu'elle ne soit pas celle que l'on croit qu'elle soit." affirma gravement le mécaniste.
- Tu penses à un espion?" ironisa le maire sans rien laisser transparaître de son inquiétude. "Voyons, c'est ridicule. Je te l'ai recommandée moi-même!

Le mécaniste se rapprocha avec des airs de conspirateur, avant de chuchoter à l'oreille de Biyme:

"Je crois que Sodel est un vampire. :pf: "

Biyme faillit s'étouffer avec sa propre salive.

"Soit ça, soit un mort-vivant ressuscité par un nécromancien. :pf: " insista le mécaniste.
- Et... qu'est-ce qui te fait penser ça?" demanda le maire, à la fois soulagé et désabusé.
- Elle était morte, puis...
- ...elle était vivante!" compléta Biyme. "Oui, oui, tu me l'as déjà dit. Dois-je comprendre que tu as laissé Sodel pour morte? Dis-moi, cela s'est-il passé avant, ou après que tu aies profané la tombe de ce pauvre Thukar pour bazarder son cadavre décomposé sur la porte de mon bureau et aider Kazadror à m'agresser à coups de pelle? :hap:
- Euh... :peur: " hésita le mécaniste.
- Je ne te caches pas que si tes talents ne nous étaient pas si indispensables, tu serais déjà au cachot." affirma le maire avant d'ajouter: "Et disons que j'ai aussi une certaine sympathie pour toi. Alors ne parlons plus de ces histoires de vampires ridicules, et dis-moi plutôt en quoi cette herse que tu es en train d'installer diffère-t-elle de l'ancienne, veux-tu? :hap:
- Oh, euh, oui, avec joie!" fit l'ingénieur, trop heureux de changer de sujet.

Il referma le panneau de bois branlant qui masquait l'accès au mécanisme parcourant l'intérieur du mur et se hissa sur son trône roulant pour reculer jusqu'à l'intérieur de la cour. Tandis que Biyme se plaçait à une distance respectueuse, la mécaniste désigna la grande tour carrée à la base de laquelle se trouvait la porte.
Rappel, l'entrée principale ressemble à ça: https://image.noelshack.com/fichiers/2015/11/1425932797-cornedeb2.jpg

"La herse et les portes sont maintenant reliées à un immense ressort à torsion installé au sein de la tour." expliqua l'ingénieur. "Une seule pression sur ce levier, et tout s'ouvre d'un coup. Une autre, et tout se referme aussi sec. Et on doit bien avoir le droit à une trentaine de cycles avant de devoir remonter le ressort!
- Fascinant." douta Biyme. "Mais ne serait-il pas plus pratique de pouvoir ouvrir les portes et la herse indépendamment?
- J'avoue ne pas y avoir pensé." fit le mécaniste, pensif. "Mais c'est vraiment pratique en cas d'urgence, on peut tout refermer instantanément sans aucun effort. Je pousse le levier..."

Dans un fracas gigantesque, la herse jaillit de son logement et vint s'enfoncer violemment dans le sol, tandis que les lourdes portes de bois ferré claquaient brutalement, faisant trembler toute la tour. Un milicien en faction en son sommet manqua de basculer par dessus les créneaux.

"Et je repousse le levier..." reprit le mécaniste, donnant lieu au spectacle inverse. "...et encore! Et encore! Et encore, et encore, et encore, et encore... :cute:

Contemplant avec horreur le spectacle de la tour tremblant sur ses fondations tandis que les portes s'ouvraient et claquaient dans un raffut effroyable, accompagnées par la herse qui jaillissait et se rétractait comme un hachoir infernal, Biyme se surprit à éprouver de la pitié pour quiconque se retrouverait pris dans un tel assemblage alors que le mécaniste fou serait aux commandes.Une armée entière chargeant par la porte serait probablement réduite en hachis sans qu'un seul homme ait pu atteindre la cour intérieur. Puis il se ressaisit, et courut vers l'ingénieur.

"Etencoreetencoreetencoreetenc... :fou:
- McTruman!" s'exclama Biyme en lui attrapant le bras.
- Oh." fit ce dernier en paraissant retrouver ses esprits. "Désolé, je me suis emporté...
- Certes... :hum: " répondit le maire tandis que le milicien au sommet de la tour leur lançait des bordées d'injures.
- Mais je me disais que je pourrais aussi installer un pont-levis devant les portes!
- Nous n'avons pas de douves." fit remarquer le maire.
- Pas besoin. :hap: " répondit le mécaniste avec enthousiasme. "Je le raccorderai aussi au ressort, et il pourra aplatir les...
- J'y penserai. :peur: " le coupa le maire, révulsé. "Transmet-moi la demande de travaux, et je l'examinerai éventuellement.

Regardant le mécaniste s'éloigner gaiement vers l'entrée des tunnels, Biyme sentit un frisson lui parcourir l'échine. Au cours de sa longue vie de vampire, il avait vu pas mal de choses atroces. Mais celle-ci dépassait tout par sa cruauté déshumanisée. Il avait vu commettre des massacres, mais c'était de bons vieux massacres, commis par d'honnêtes guerriers assoiffés de sang, de pillage, de viol et de meurtre. Des massacres en lesquels on pouvait avoir confiance. Rien à voir avec cette chose froide et impersonnelle, dispensant la mort comme un automate perverti. Et le pire était la candeur enfantine avec laquelle McTruman admirait ses créations, ne voyant que le côté technique de la chose, sans imaginer l'horreur que devaient ressentir ceux qui en subissaient les effets.

"Vivement que Sodel soit en mesure de le remplacer." pensa-t-il. "Qu'il puisse apprécier lui-même les effets de sa machine infernale.

Quelque chose dépassant de la caisse à outils posée à l'arrière du trône roulant attira son attention. Perdant le fil de ses pensées, il rattrapa l'ingénieur, et se saisit de l'objet en question.

"McTruman," fit-il d'un air presque absent en examinant le lingot qu'il avait en main, "c'est... de l'or rose?
- Oui." répondit le mécaniste. "Je comptais m'en servir comme pièce de pression dans mon assemblage, mais c'est vraiment trop mou.
- Je vais... En avoir besoin." fit le maire sans détourner son regard du lingot fait d'un alliage d'or, de cuivre et d'argent.
- Aucun problème. :hap: " acquiesça l'ingénieur. "Que veux-tu en faire?
- Et bien..." murmura Byime, pensif. "Ca t'es déjà arrivé d'avoir un objet particulier en tête, au point que tu ne parviens pas à dormir tant tu y penses? Un objet qui n'existe pas, mais que tu voudrais voir exister à tout prix? Et la seule façon pour cela serait de le créer toi-même?
- Tout le temps. :-( " répondit le mécaniste sans hésiter. "Il y en a tellement que je m'y perds. Par moments, c'en est une véritable torture. Mais depuis que je suis ici, j'ai eu l'occasion d'en réaliser beaucoup, ce qui est incroyablement réjouissant. Merci de m'avoir offert l'opportunité de me joindre à cette expédition!"
- Ce n'est rien." répondit distraitement le vampire en imaginant les ornements qu'il pourrait réaliser grâce à ce lingot. Cette tasse serait parfaite.

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
05 novembre 2015 à 05:52:09

"Cet atelier devient une véritable ménagerie..." soupira Sodel, agacée.
- N'exagérons rien. :hap: " tempéra McTruman en refermant le panneau coulissant derrière-lui. "Il faut bien que quelqu'un s'occupe d'eux quand Morul n'est pas là. Et puis ils sont utiles!"

Un des hommes-rats triant les écrous au fond de l'atelier lui adressa un regard interrogateur avant de se remettre au travail.

"Et je leur apprend même à parler!" se vanta le mécaniste en se tournant vers l'un des humanoïdes. "Vas-y, dis quelque-chose!"
- FROMAGE! :fou:" s'exclama l'homme-rat.
- Et moi qui croyais que ce lieu ne pouvait devenir plus insupportable..." grommela la naine en faisant les cent-pas.
- Quelque chose te préoccupe? :hap: " s'enquit l'ingénieur en retirant une imposante meule d'une étagère.
- Umgush se fait attendre." marmonna Sodel, plus pour elle-même que pour son interlocuteur.
- Qu'est-ce que tu lui veux?
- Ça ne te regarde pas." répondit-elle sèchement.
- Oooh, je vois." fit l'ingénieur d'un air entendu. "Tu attends qu'il t'apporte quelque chose. :hap:
- Perspicace, à ce que vois." répliqua froidement Sodel.
- Des pierres..." affirma McTruman.
- Possible," répondit Sodel, "mais je ne vois pas en quoi ça te concer...
- ...précieuses! :cute: " conclut l'ingénieur.
- Pardon?!" tiqua la mécaniste.
- Mon papa disait toujours qu'aucune femme ne résiste à un bon gros joyau!
- Que...
- J'ai tout de suite vu qu'Umgush était un grand séducteur!" affirma McTruman avec conviction. "Il joue les indifférents, et c'est ça qui les attire toutes! :hap:
- Quoi?!
- Ce qui se passe entre vous crève les yeux." insista-t-il. "Suis mon conseil, et force-le à te mettre la bague au doigt! Ta famille sera ravie d'apprendre que tu as épousé un aussi bon parti! :hap: "

Sodel examina son établi à la recherche d'un objet contondant, et se demanda à quel point le chapeau métallique de l'ingénieur pouvait amortir un choc.

Ce fut ce moment qu'un Bomrek Kazadror couvert de suie choisit pour entrer dans l'atelier. Apercevant Sodel, il se figea et pâlit légèrement.

"Par quel maléfice..." balbutia-t-il.
- Vous!" s'exclama la naine, soudain tremblante de rage. "Vous avez tenté de me tuer!
- Elle est revenue nous hanter! :malade: " s'exclama-t-il.
- Et vous êtes un fugitif!" l'accusa Sodel.
- Depuis quand les fantômes s'intéressent-il à ce genre de choses? :( "
- Elle est vivante!" lui fit silencieusement comprendre McTruman à grand renforts de signes paniqués.
- Oh?" s'étonna Bomrek. "Étonnant. Bon, tu as quelque chose à manger, Urist? Tu n'imagines pas ce que j'ai dû faire pour échapper à la garde.
- LA BONNE PITANCE! :fou:" s'exclama un homme-rat.
- Vous ne vous en tirerez pas comme ça!" s'écria Sodel.
- Je ne reste pas bloqué dans le passé." répliqua Bomrek. "De l'eau a coulé sous les ponts, depuis.
- Ça ne fait que quelques jours!
- Déjà? Bigre, le temps passe vite!
- Je ne sais pas ce qui me retient de vous dénoncer au mai..."

Sodel s'interrompit, constatant que Bomrek ne l'écoutait plus et avait rejoint le fond de l'atelier pour partager un plateau de fromage avec McTruman et les hommes-rats.

"Ça fait du bien par où ça passe." se délecta le fugitif. "Lait de chèvre?"
- Tout juste." confirma l'ingénieur. "Excuse Sodel, elle est un peu sur les nerfs. Son rendez-vous galant est en retard.
- SUS AUX RETARDATAIRES! :fou:" s'exclama l'un des hommes-rats.
- Je vous entends, vous savez?" grogna l'intéressée.
- Oho!" s'exclama Bomrek. "S'il y a un domaine où je m'y entends, c'est bien celui-là! Qui est l'heureux élu?
- Notre cher Umgush!" l'informa obligeamment McTruman.

Le guerrier faillit s'étouffer avec son fromage à l'entente du nom.

"PAR NADAK!" s'exclama-t-il en partant dans un rire tonitruant. "Ils feront un couple parfait! Imagine la tête de la famille en découvrant le parti qu'elle s'est déniché!
- N'est-ce pas? :hap: " acquiesça l'ingénieur sans saisir le sarcasme.
- C'est incroyable!" se tordit Bomrek en frappant du poing sur la table, renversant tout se qui s'y trouvait. "Et je parie qu'il est tellement pauvre que même quand il veut prendre un échantillon gratuit, le marchand lui répond 't'as pas les moyens!'

Sodel observa le marteau de forgeron posé à portée de main, et se demanda quelles étaient ses chances de parvenir à estropier cet importun.

"Silence!" s'exclama soudain Bomrek. "Vous entendez ça?"

Tous tendirent l'oreille. Un tintement régulier, venant du long tunnel menant au reste de la forteresse. Lointain, étouffé, mais toujours audible.

La cloche d'alarme.

- - - - - - - - - - - - - - - - -

Du haut du mur d'enceinte, McEdern contemplait avec mauvaise humeur le spectacle de l'évacuation du quartier des fumées. Si on l'avait écouté, les fortifications auraient été étendues avant même que le premier bâtiment ne soit construit. Mais bien sûr, la productivité avait primé sur le reste, et dans la hâte de produire plus de charbon pour l'industrie métallurgique naissante, les maisons, ateliers, scieries et fours à bois avaient poussé comme des champignons, le tout à l'extérieur des murailles. Au moins pouvait-il se consoler en se disant que la population était mieux conditionnée qu'il ne l'aurait cru: dès les premiers tintements de la cloche d'alarme, une foule désordonnée composées de trois centaines de nains paniqués s'était ruée vers les portes de la forteresse afin de rejoindre la relative sécurité des ses murs. Probablement un réflexe évolutif, se dit le Capitaine de la Garde alors que les lourdes portes du mur d'enceinte claquaient violemment, faisant trembler le chemin de ronde sous ses pieds.

Un schéma simplifié des environs immédiats de la forteresse : https://image.noelshack.com/fichiers/2015/45/1446594389-1425932780-cornedeb1.jpg

Le raid s'était passé en un éclair. Une centaine de cavaliers en armes avaient jailli de l'orée du bois et s'étaient rués vers les bâtiments non protégés, s'engouffrant dans les ruelles et semant la mort sur leur passage. L'ordre d'évacuation avait été immédiatement donné par McEdern. Même avec le bon kilomètre qui le séparait du quartier des fumées, il avait reconnu une manœuvre militaire, les uniformes assortis des cavaliers écartant de toute façon la possibilité d'une simple attaque de bandits. De plus, une fois le quartier évacué, ils avaient battu en retraite vert le couvert des arbres sans demander leur reste. Pas de pillage. Juste de la reconnaissance.

"Je veux tout le détachement d'arbalétriers sur les remparts." ordonna Edern à son second. "Et la totalité de la milice entièrement équipée et prête à agir. Je leur donne dix minutes, pas une de plus. Quand aux Gardes, qu'ils prennent position dans la cour intérieure."

Il émit un grognement désabusé. Sa brusquerie naturelle faisait qu'il ne comptait pas beaucoup d'amis à Cornedebouc, et sans Morul à ses côtés pour le distraire par des pensées légères, il avait tendance à devenir taciturne.
La situation actuelle n'arrangeait bien sûr rien à son humeur. Après le grand remaniement ayant suivi la chute de Scar, la force militaire de la forteresse avait été réduite à cinq pauvres escouades, dont trois formaient la nouvelle milice. Autant dire des civils peu entraînés, auxquels Edern n'avait pas encore eu le temps d'inculquer la rigueur militaire. Ne restait donc que la vingtaine d'arbalétriers formés par Morul, qui avaient au moins le mérite d'être disciplinés et d'avoir -pour la plupart, tout du moins- subi l'épreuve du feu. Eux et sa fidèle Garde, dont il avait lui-même supervisé l'entraînement depuis l'époque où elle n'était que la milice de Cornedebouc. Bardés d'acier produit sur place, formés à toutes les tactiques de combat qu'il avait pu leur enseigner, ils auraient été l'équivalent de sa carte maîtresse en cas de choc frontal s'il n'avaient pas été aussi peu nombreux que les arbalétriers de son compagnon d'armes.

Il fit une estimation. Il disposait de cent nains, dont soixante ne valaient pas plus que de la chair à canon. Quarante soldats, dont vingt arbalétriers qui se révéleraient bien peu utiles dans le cas où l'ennemi prendrait les murs et porterait le combat jusque dans les cavernes. Sa force se résumerait donc vingt guerriers. Tout dépendrait donc de la quantité de troupes dont disposerait l'ennemi. Le groupe qui venait de mener l'attaque éclair sur le quartier des fumées était visiblement un peloton de cavalerie légère. Et on ne menait pas l'assaut d'une forteresse avec ce type de troupes. Il fallait de l'infanterie. Des échelles, voire des machines de siège. En tout cas c'était ainsi que procédaient les humains. Car oui, il s'agissait bien de cavaliers humains.

Un son de corne résonna au loin. Malgré toute sa maîtrise, Edern pâlit légèrement devant le spectacle qui suivit.

"Nom de..." articula-t-il à voix basse. "Si les murs tombent, nous sommes fichus."

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

D'un bref signe de main, Aganir Rougecape indiqua à ses troupes de faire halte, puis mit pied à terre. Menant sa monture par la bride, le Roi de la Rougenation se dirigea d'un pas tranquille vers son homologue de la Vive Forêt.

"Dame Thilu..." la salua-t-il avec courtoisie.
- Sieur Aganir!" lui répondit-elle dans sa langue avec amusement. "Me direz-vous la raison de cette halte inopinée?"

Le monarque eut un léger sourire. Contrairement à lui, la Reine de la Vive Forêt n'avait pas jugé nécessaire de quitter le faucon géant lui servant de monture. Question d’ego, supposa-t-il. Comme la plupart des gens de son peuple sylvain, elle était plus petite que lui de deux bonnes têtes, ce qui l'aurait obligée à lever les yeux pour lui adresser la parole.

"Vous m'avez rapporté vous même que vos soldats ont été témoins de la portée incroyable des armes de siège naines." lui répondit Rougecape avec diplomatie. "Une charge directe nous ferait subir des pertes avant même que nos archers arrivent à portée. Et je ne parle même pas de l'impossibilité d'installer nos propres armes de siège, à la portée bien inférieure si je dois vous en croire! D'ici, nous pouvons retourner sous le couvert des arbres en quelques secondes.
- Et?" s'impatienta la souveraine Elfe. "Vous comptez juste rester debout à l'orée du bois?
- Bien sûr que non, ma Dame." s'amusa le monarque. "Je compte simplement donner à nos ennuyeux adversaires la pleine mesure de la taille de nos armées coalisées. Cela devrait les encourager à initier des pourparlers, qui se solderont dans l'idéal par une réédition avantageuse pour nous.
- Une réédition?" s'indigna la Reine. "Ils ont causé la mort de nombre des miens, dont mon propre frère! Le sang appelle le sang!

Le monarque humain sourit à nouveau. Ayant vécu un demi-siècle, l'Elfe était aussi âgée que lui. Mais dans les standards de son peuple, c'était encore une enfant, aussi impétueuse que capricieuse.

"Quel serait l'intérêt de causer plus de morts parmi les vôtres quand une issue pacifique pourrait apporter une bien plus cinglante revanche?" s'amusa-t-il. "Avez-vous entendu parler du concept de tribut régulier? De celui d'''otages politiques''? Ou encore, d'''occupation imposée''? Nos deux royaumes ont énormément à y gagner, ma Dame.

Alex_Truman
Alex_Truman
Niveau 10
05 novembre 2015 à 05:57:32

La bruyante galerie principale de Cornedebouc était encombrée des nombreux nains s'étant enfuis des Fumées. On y cherchait ceux dont on avait été séparé au cours de la fuite. On voulait savoir ce qu'il se passait dehors. Des cris, des pleurs. Des bousculades.

Un artisan tentait pourtant d'avancer à contre-courant. Le cordon de milicien bloquant l'accès aux portes de la cour refusait de le laisser passer.

"Minkot! Par tout ce qui est sacré, je t'en supplie! Laisse-moi sortir!" implora-t-il.
- Je suis désolé, Ònul." lui répondit le milicien en secouant la tête. "Les ordres sont les ordres.
- Ma femme et ma fille sont là-bas! Si je n'y retourne pas...
- Pourquoi ne sont-elles pas venues avec toi lors de l'évacuation?
- J'étais déjà ici pour livrer mon stock de charbon! Kikrost est malade, elle ne peut pas se lever. Et ma fille n'a que cinq ans!
- J'en suis sincèrement attristé. Mais si tu y vas, tu mourras aussi. La voie est close." conclut le milicien. "Emmenez-le au calme.

Se débattant et criant désespoir devant son impuissance, le nain fut traîné en arrière par deux miliciens.

"On devrait fermer les portes et les verrouiller, caporal." fit remarquer un des soldats. "Ça nous ferait moins de travail.
- Il faut que nous puissions accéder à la cour rapidement en cas d'urgence." répliqua Minkot sans remarquer la silhouette qui s'était glissée entre les jambes des miliciens. "Elles restent ouvertes, mais personne ne sort.

- - - - - - - - - - -

"Combien sont-ils?" demanda un Biyme de fort mauvaise humeur.
- A la louche?" répliqua Edern sans décoller les yeux de la longue-vue qu'il avait fait mander. "Quatre bons milliers. Grand minimum. J'aperçois trois compagnies de cavalerie, un bataillon entier d'infanterie lourde en armure de bronze, de nombreux pelotons d'archers... Et des sections de sapeurs, ce qui nous confirme qu'ils possèdent des armes de siège. Quand aux Elfes... Plusieurs compagnies d'archers, et... Merde. Ça, c'est de la cavalerie.
- Mais encore?" s'impatienta le maire.
- Je vois de tout, sauf des chevaux. Jaguars géants, ours, mantes religieuses géantes... Ça vole, ces trucs-là? Et par les haches de mes ancêtres, ils chevauchent aussi de gros oiseaux de proie! Notre pauvre escouade d'arbalétriers ne va pas suffire. La seule solution me venant à l'esprit serait de placer tous les chasseurs de la forteresse sur les remparts en renfort, avec tout notre stock de carreaux à portée de main afin de pouvoir empêcher quoi que ce soit d'approcher par le ciel. Et même ainsi, je ne suis pas sûr que ça suffise.
- Ils n'ont pourtant pas l'air de vouloir approcher." fit remarquer Biyme. "Ils n'ont même pas essayé d'investir le quartier des fumées.
- Logique." acquiesça Edern en désignant le balistonagre d'un signe de tête. "Les Elfes sont bien placés pour savoir que cette chose pourrait les atteindre même s'ils se trouvaient de l'autre côté de la forêt. Et ils ont dû en avertir les humains. Ils se tiennent à l'orée du bois pour pouvoir se dérober à notre champ de vision au cas où nous tenterions de les bombarder. Et en attendant, il font étalage de leur nombre en espérant nous décourager. C'est ce que je répète sans arrêt: dans un combat, celui qui prend l'ascendant psychologique a déjà gagné.
- Ça a l'air de marcher, en tout cas. Nos troupes n'ont pas l'air des plus rassurées.
- Qui pourrait les en blâmer?" grogna le Capitaine de la Garde. "Une armée coalisée sous nos murs! Comment cela a-t-il seulement pu arriver?
- N'est-ce pas évident?" ironisa le maire. "Les Elfes ont dû découvrir le pot-au-roses concernant la mort de leurs marchands.
- Ce qui n'explique pas la présence des humains. Aux dernières nouvelles, ils étaient en guerre avec les oreilles pointues.
- Un minimum de déduction suffit. Les Elfes cessant les hostilités à notre égard et déclarant immédiatement la guerre aux humains, et Cornedebouc profitant de la demande massive d'équipement militaire ainsi engendrée? L'opération de dépose des corps montée par Scar ne visait pas seulement à maquiller les circonstances de la mort des Elfes, mais avait pour objectif premier de monter deux peuples l'un contre l'autre au nom du profit!
- Bon sang." jura Edern. "Heureusement que l'on ne leur a encore livré aucun équipement en acier. L'ironie aurait été bien dure à supporter.
- N'est-ce pas?" renchérit Biyme. "Où est Scar quand on a besoin de lui, ne serait-ce que pour le livrer à des Elfes en colère?
- Ce que je ne comprends pas, c'est la façon dont ils ont pu déplacer une telle armée sans que l'on en entende parler avant qu'elle soit à nos portes." réfléchit le capitaine.
- Oh, les Elfes sont des spécialistes en la matière." expliqua Biyme. "Les Humains, cependant, sont bien moins discrets. C'est pourquoi ils ont dû déplacer leurs troupes par petits groupes comprenant des membres des deux peuples. Les Elfes leur ont en quelque sorte servis de passeurs. Si je me souviens bien, cette tactique a été utilisée pour la dernière fois lors de la bataille du Val-aux-Hêtres, il y a quatre siècles de cela.
- Ça a dû prendre un certain temps. Et demander une énorme planification. Une chose est sûre, ils nous en veulent vraiment." en déduit Edern. "Ils ne vont sûrement pas lever le camp en voyant que l'on ne se décide pas à capituler.

Comme il finissait sa phrase, le mur d'enceinte trembla sous ses pieds alors que les grandes portes s'ouvraient brutalement.

"QUI A TIRÉ LE LEVIER?!" hurla le Capitaine en regardant vers la cour en contrebas.

Sentant la main de Biyme se poser sur son épaule, il se retourna et porta son regard sur la plaine avant d'étouffer un cri de surprise en apercevant le nain solitaire qui se dirigeait d'un pas décidé vers le quartier évacué.

"Ce ne serait pas Umgush?" hésita-t-il, n'ayant aperçu le nain qu'une fois.
- Il semblerait bien." confirma Biyme. "Il semble avoir des envies de suicide. Ne devrais-tu pas ordonner qu'on l'arrête?"

Le capitaine de la Garde sembla réfléchir un instant.

"Non." fit-il finalement. "J'ai une meilleure idée. Qu'on fasse mander McTrum...
- Salut! :hap:" fit une voix dans son dos.

Edern se retourna brusquement, manquant de précipiter dans le vide le mécaniste se tenant derrière lui.

"Je ne m'y ferai jamais." grommela-t-il.
- Tu voulais me voir?" l'interrogea l'ingénieur.
- Tout à fait. Est-ce que tu sais où se trouve l'''Arbomination''?
- Dans mon atelier pour sa maintenance mensuelle." répondit fièrement le mécaniste.
- Parfait. Amène-la moi, ainsi que quelques-uns de ces carreaux barbelés dont tu avais parlé.
- Autre chose? :hap:
- Oui. Morul m'avait dit que quand vous étiez dans les cavernes, tu avais élaboré des torches au comportement assez ''particulier''. Il t'en reste?
- Une seule, oui. On ne l'avait pas utilisée.
- Amène-là aussi. Et reste à ma disposition." fit-il avant de se tourner vers un milicien. "Quand à vous, caporal, il va falloir que vous alliez chercher quelque chose en urgence. Une fois que vous l'aurez trouvé...

- - - - - - - - -

Umgush n'avait pas encore parcouru cent mètres quand il entendit des bruits de pas dans son dos. Quelqu'un se rapprochait en courant.

Sans importance. Il ne compte pas.

Un milicien essoufflé arriva à son niveau et se contenta de lui poser quelque-chose sur la tête avant de repartir en lui glissant : "Il paraît que tu en auras besoin. Bonne chance!"

- - - - - - -

"Tu devrais écouter cet homme, petite sœur." affirma Ila. "Les humains vivent si peu de temps qu'ils n'ont d'autre choix que d'apprendre prestement, et celui-ci a déjà acquis une certaine sagesse."

Thilu rendit son regard à la lancière avant de reporter son attention sur le cavalier occupé à deviser avec ses généraux.

"Et un certain orgueil!" répliqua-t-elle. "S'il tient tant à rester ici, soit! Qu'il y prenne racine! Mais jamais un humain ne dira à mon peuple ce qu'il est censé faire!
- Ses conseils sont pourtant avisés." insista Ila. "Les nains sont des défenseurs ingénieux et pugnaces. Qui sait quelles déplaisantes surprises ils nous réservent en cas d'assaut frontal?
- Si tu tenais tant à être celle qui prend les décisions, pourquoi n'est tu pas venu réclamer la place qui te revenait de droit à la mort de notre mère?" rétorqua sèchement Thilu. "Je suis celle qui devrait être en train de courir le monde pendant que tu endurerais le fardeau du pouvoir!
- Là n'est pas la question." répondit simplement la lancière. "Si tu tiens à sacri...

Ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase, une hirondelle géante se posa gracieusement face à la reine. L'Elfe la chevauchant mit le pied à terre, et s'inclina devant sa souveraine.

"Majesté!" s'exclama-t-il, "Un nain solitaire se dirige vers nous. Il porte une couronne sur la tête!
- Par l'esprit de notre forêt!" s'exclama Thilu, stupéfaite. "Il semblerait que le plan de ce fat de Rougecape a marché, en fin de compte! Leur souverain lui-même vient parlementer sans escorte!
- Si c'est véritablement le cas, mieux vaut..." commença Ila avant de s'interrompre en voyant sa sœur talonner son faucon. "ATTENDS, IDIOTE!

Le rapace géant prit son envol et s'élança vers la plaine, prenant rapidement de l'altitude.

"Que se passe-t-il, Dame Ila?"

L'Elfe se tourna vers le cavalier humain venant de faire halte à ses côtés. Alerté par le départ soudain de la reine, le seigneur Rougecape était immédiatement venu s'enquérir de la situation.

"Les nains ont envoyé leur dirigeant en pourparlers!" s'exclama Ila, paniquée. " Ma sœur à décidé d'aller seule à sa rencontre!
- Toute la fougue de la jeunesse!" s'amusa Aganir. "Il n'empêche, un conciliabule entre souverains, et elle n'a pas jugé bon de me prévenir?"

Il fit un rapide signe de main aux chevaliers de sa garde personnelle, et lança son cheval au galop. Au bout de quelques secondes de chevauchée, il fut surpris d'entendre à nouveau la voix de l'Elfe par-dessus son épaule.

"Le dirigeant nain semble être seul, vous savez?" l'informa la lancière en désignant la dizaine de cavaliers qui les accompagnaient. "Et ma sœur n'a pas pris d'escorte."
- Elle est Reine depuis moins d'un an." répondit Aganir, stupéfait que l'Elfe ait pu monter en croupe sans qu'il ne s'en rende compte. "Et si elle tient à le rester plus longtemps, elle apprendra à se montrer prudente.

Kait
Kait
Niveau 10
05 novembre 2015 à 09:07:28

OMAGASH :ouch:

Ce chapitre d'anthologie :cute:

Par où commencer ? J'ai adoré la première partie, Rama et Ila ils pètent le swag :noel:

J'ay explosay tellement de fois que je ne pourrais tout citer :rire:

La construction de Petite et Grande Corne risque d'être retardée :noel:

Et sus aux nains ! D'infâmes connards, de traîtresses personnes ! Depuis la mort de la reine, j'ai basculer côté Coalition. Si ça ne tenais qu'à moi, je ferais en sorte qu'elle gagne et rase cette foutu cité :hap:

Ange_Pleureur
Ange_Pleureur
Niveau 70
05 novembre 2015 à 10:08:17

Je prends la suite. C'est quasi certain, je crois qu'une action de Scar s'impose là :fou: !
Hâte de voir la réaction de Morul quand il reverra ses hommes rats :hap:

[Usul]
[Usul]
Niveau 10
05 novembre 2015 à 12:51:36

WHAT.

Je ne sais que dire. C'est génial, mais je suis presque certain que mes plans sont foutus, maintenant. Ma faute, j'en changerai. C'est cool de voir les méchants démasqués, vraiment. Quel dommage que nous soyons les salauds dans cette histoire.

Je suis d'accord avec Ange, nous avons vraiment besoin d'un diplomate, et d'un bon.

J'approuve (plus ou moins) cette utilisation d'Umgush, mais j'aimerais vraiment savoir pour quelle raison il a fait un truc pareil. Il me fait peur, à agir sans que je sache pourquoi.

Oh, juste une remarque, mais cette phrase :

"Et je parie qu'il est tellement pauvre que même quand il veut prendre un échantillon gratuit, le marchand lui répond 't'as pas les moyens!'

est fausse. Avec tout ce qu'il a récupéré, Umgush est certainement un des nains les plus riches de la ville. Mais c'est vrai que Bomrek ne peut pas le savoir (et de toute manière, il ne vendrait ses possessions pour rien au monde).

Allez, une seconde :

Ses oreilles sifflaient.

Impossible, pour une raison assez évidente.

Mais juste, WHAT. Je crois que je vais relire tout ça une deuxième fois. J'en aurai besoin.

Message édité le 05 novembre 2015 à 12:52:27 par [Usul]
[Usul]
[Usul]
Niveau 10
05 novembre 2015 à 13:23:24

Il doit être de retour à la case hôpital.

Oh. J'avais raté ce détail la première fois. Bon, il n'y a aucun risque que des choses horribles lui arrivent dans un hôpital dirigé par un vampire, de toute façon...

Message édité le 05 novembre 2015 à 13:23:43 par [Usul]
La vidéo du moment