De toute façon, il me semble que le chemin a été fait suffisamment de fois par pleins de persos pour que la survie de ce groupe ne soit pas étonnante.
En es-tu bien sûr ?
Je ne crois pas qu'ils aient été forcé de passer par les montagnes. ![]()
Tous ceux s'étant rendus au camp l'ont fait. Si les gobelins n'ont pas été foutus de repérer des centaines de nains en chaînes, le groupe de Scar devrait passer sans problème.
Sodel aussi l'a fait, et si les gobelins sont aussi dangereux cela rend la décision de la laisser retourner seule en ville complètement stupide (déjà qu'elle n'était pas particulièrement intelligente compte tenu des circonstances). ![]()
Sauf que...
Là tu parles pas de traverser les montagnes. Je ne sais plus à quelle distance est le Kastologit exactement, mais je ne pense pas que les gobelins aient des avants postes aussi près. ![]()
Mais oui, de toute façon, je pensais à une éventuelle embuscade de peaux-vertes débraillés, pas à une marée verte. ![]()
De toute façon, Scar recrutera les gobelins s'ils l'interrompent dans son voyage. ![]()
Là tu parles pas de traverser les montagnes. Je ne sais plus à quelle distance est le Kastologit exactement, mais je ne pense pas que les gobelins aient des avants postes aussi près.
D'accord, mais dans ce cas tous ceux venant à Cornedebouc le font (il n'y a pas de routes souterraines entretenues menant à la ville), et les gobelins doivent se terrer dans leurs camps maintenant que la Trompe est là. Ils n'ont aucun intérêt à attirer l'attention du Roi-Dieu. ![]()
D'accord, mais dans ce cas tous ceux venant à Cornedebouc le font
Ça me semble plus logique de passer par Salveporte. C'est moins long et plus sûr. Regarde la carte.
Les montagnes c'est compliqué à traverser. :
et les gobelins doivent se terrer dans leurs camps maintenant que la Trompe est là. Ils n'ont aucun intérêt à attirer l'attention du Roi-Dieu.
C'est possible. Après, vu comment ils sont organisés, ils peuvent très bien ne même pas avoir compris quoi c'était la Trompe et pourquoi y'avoir subitement beaucoup plus à manger à Connardebouc . ![]()
De toute façon, Scar recrutera les gobelins s'ils l'interrompent dans son voyage.
![]()
les gobelins doivent se terrer dans leurs camps maintenant que la Trompe est là. Ils n'ont aucun intérêt à attirer l'attention du Roi-Dieu.
Maintenant que tu le dis... Les gobelins seraient peut-être les seuls à pouvoir tenir tête aux Trompois. Ils seraient en toute logique largement assez nombreux, après tout les seuls à pouvoir rivaliser avec les gobelins en terme de croissance démographique sont les hommes-rats. On peut supposer que la seule chose qui les empêche de devenir vraiment puissants dans notre région du monde c'est leur désorganisation, ils doivent probablement vivre en tribus ou clans rivaux. Tandis que sur un continent pas très loin, on voit ce qu'il se passe quand un être suffisamment intelligent et puissant les met au pas: blitzkrieg dans la face d'une alliance de trois civilisations puissantes. ![]()
Du coup si un agitateur du style celui qui traîne on ne sait où à Cornedebouc et qu'Istam garde sous le coude partait vers les montagnes en étant bien contrôlé et rassemblait son peuple, il y a moyen qu'Icar-Deng reste en ville moins longtemps qu'il ne le pense. ![]()
Si on fait sortir une armée de gobelins de nul part, je quitte le topic pour de bon et personne ne me fera sortir de celui des oneshots. ![]()
+
Ça n'a ni queue ni tête. À moins de décider subitement que le prisonnier gobelin soit autre chose qu'un simple soldat, ce qui n'aurait aucun sens puisqu'il était en première ligne, et qu'il ait le charisme nécessaire pour rassembler une horde d'individus à peine plus intelligents que les hommes-rats sous ses ordres, je ne vois pas comment c'est possible.
Ben on retourne chercher Scar et on lui demande de coacher le gobelin, duh!
Blague à part, l'armée que tu as ramené à la forteresse est particulièrement cheatée. On va avoir du mal à s'en débarrasser, tu sais. ![]()
En plus y a Usul qu'en rajoute avec son Bemehring là.
Maintenant que tu le dis... Les gobelins seraient peut-être les seuls à pouvoir tenir tête aux Trompois. Ils seraient en toute logique largement assez nombreux, après tout les seuls à pouvoir rivaliser avec les gobelins en terme de croissance démographique sont les hommes-rats.
Nous n'avons pas de données sur la croissance démographique des gobelins et les hommes-rats seraient horriblement OP sans Alex. Les nôtres (dans le sens de "ceux autour de Cornedebouc) sont plus des tribus qu'une nation. Leur territoire est aussi bien plus petit que celui de la Trompe.
Et sérieusement, ils auraient envahis les villes alentours s'ils étaient aussi nombreux que les Trompois.
La principale force d'une armée gobeline (même unie) est le démon la dirigeant (quoique leurs bêtes de guerres doivent être assez terribles et leurs soldats ne sont pas fondamentalement plus faibles que des nains, mais les gobelins du coin sont assez primitifs de toute façon), mais les gobelins locaux semblent avoir perdu le leur (surement tué, le monde est vieux après tout).
Blague à part, l'armée que tu as ramené à la forteresse est particulièrement cheatée. On va avoir du mal à s'en débarrasser, tu sais.
Pas tant que ça.
Mais on a à peine fait quelques chapitres dessus. Pourquoi vouloir à tout prix "s'en débarrasser". C'est pas un jeu vidéo, il n'y a pas une quête à accomplir, ni un succès "Ica-stoadla".
L'important c'est de faire du RP, pas de résoudre des situations.
Blague à part, l'armée que tu as ramené à la forteresse est particulièrement cheatée. On va avoir du mal à s'en débarrasser, tu sais.
Honnêtement, Icar-Deng s'est mis dans un bazar monstrueux en attaquant une ville aussi loin de chez lui. La puissance de son armée joue même un peu contre lui, puisqu'elle a probablement été repérée par tous les pays voisins.
En plus y a Usul qu'en rajoute avec son Bemehring là.
Et encore, tu n'as pas lu le demi-chapitre que j'avais commencé pendant les vacances. ![]()
Mais plus sérieusement, ce personnage est là pour une raison, et ce n'est pas empêcher Scar de récupérer la ville. ![]()
Mais on a à peine fait quelques chapitres dessus. Pourquoi vouloir à tout prix "s'en débarrasser". C'est pas un jeu vidéo, il n'y a pas une quête à accomplir, ni un succès "Ica-stoadla".
L'important c'est de faire du RP, pas de résoudre des situations.
Je dirais que s'en débarrasser doit être la priorité d'au moins deux royaumes en ce moment. ![]()
Les nôtres (dans le sens de "ceux autour de Cornedebouc) sont plus des tribus qu'une nation.
C'est ce que je dis. ![]()
Leur territoire est aussi bien plus petit que celui de la Trompe.
Tu noteras que le territoire gobelin sur notre carte est constitué de petites enclaves où sont probablement entassés les gobelins y vivant. Le territoire de la Trompe est représenté en incluant même les zones probablement peu ou pas peuplées. ![]()
Et sérieusement, ils auraient envahis les villes alentours s'ils étaient aussi nombreux que les Trompois.
Et s'ils étaient aussi bien organisés. ![]()
Pas tant que ça.
Plusieurs milliers de soldats vétérans d'une longue guerre d'unification, des éléphants de guerre géants, des renforts en approche à ce que j'ai cru comprendre. Pas de bol pour Cornedebouc.
Mais on a à peine fait quelques chapitres dessus. Pourquoi vouloir à tout prix "s'en débarrasser". C'est pas un jeu vidéo, il n'y a pas une quête à accomplir, ni un succès "Ica-stoadla".
L'important c'est de faire du RP, pas de résoudre des situations.
J'entends bien, mais on écrit avant tout sur une forteresse naine, pas une colonie humaine. Il est normal que les habitants souhaitent se débarasser des oppresseurs, certains ont même déjà commencé, et si on veut éviter que tu te roules par terre en mode "résolution expéditive ouin ouin!" faut qu'on commence à organiser tout ça longtemps à l'avance. Donc il faut qu'on sache quelle direction donner à nos chapitres. ![]()
Plusieurs milliers de soldats vétérans d'une longue guerre d'unification, des éléphants de guerre géants, des renforts en approche à ce que j'ai cru comprendre. Pas de bol pour Cornedebouc.
Concernant les renforts, il me semble qu'il n'y en aura pas plus. L'autre moitié de l'armée est supposée attendre et attaquer les Lances Murées à revers lorsque Icar-Deng sera prêt.
Tu noteras que le territoire gobelin sur notre carte est constitué de petites enclaves où sont probablement entassés les gobelins y vivant. Le territoire de la Trompe est représenté en incluant même les zones probablement peu ou pas peuplées.
Il est tout de même peu probable que ces enclaves contiennent autant de gobelins que la Trompe a d'habitants. Nous avions déjà remarqué que nourrir les soldats humains allait être un problème, les montagnes seraient vides si les gobelins étaient aussi nombreux.
Et s'ils étaient aussi bien organisés.
Il n'y a pas besoin d'ordre pour se jeter sur un avant-poste et renverser ses défenses. Les hommes-rats l'ont montré (en "prenant" Obseroche et surtout en déstabilisant complètement les humains). ![]()
Bon allez, je commence à me remettre de ma panne de style. Je vais voir pour terminer ce que j'ai fait, bien que ça sera extrêmement succinct comparé à ce que l'on a pu avoir ces derniers temps.
Je vais voir pour terminer ce que j'ai fait, bien que ça sera extrêmement succinct comparé à ce que l'on a pu avoir ces derniers temps.
Je ne vise personne mais je ne me rappelle pas qu'on ait eu grand chose ces derniers temps de toute façon. ![]()
Cornedebouc et ses éléphants, les Lances Murées et le calme avant la tempête qu'elles vivaient, Lançaffront qui avait cessé de chanter, les immenses nuages du sud qui demeuraient impassibles... tout paraissait plus petit, plus éloigné, et pourtant si clair et limpide dans cet air fin. Scar ne regretta pas d'avoir choisi cet emplacement. Le bûcher venait à peine d'être reconstruit. Haut de 12 mètres et protégé des intempéries par une petite toiture de fer, il était prêt à brûler à tout moment. Derrière, une large porte de pierre noire donnait accès aux souterrains. Celle-ci s'ouvrit sans un bruit, et un nain des Cuirs Noirs apparu sur le pas de l'entrée.
- Messeigneurs AngeEnLarmes, maître humain, c'est un honneur pour notre humble avant-poste de vous accueillir.
_________________
- Je n'y vois pas grand chose, déclara Sota Semod après que la grande porte se soit fermée dans un bruit sourd.
- Souhaitez-vous que je vous fasse venir une torche, maitre humain ? demanda le guide.
- Je veux bien. Je n'ai pas d'oeil de nain, moi. Les souterrains, pour moi ça rime avec "je vois plus rien".
Sans croiser quiconque, le nain les guida rapidement vers une réserve proche de l'entrée où il alluma une torche qu'il tendit à l'homme.
- Cela vous convient-il ?
- C'est mieux. Ça reste obscur.
- C'est tout à fait normal, intervint Scar. La roche est aussi noire que la nuit, vous distinguerez difficilement les reliefs du sol alors soyez prudent. Et baissez la tête quand vous voyez que c'est nécessaire, nous ne creusons pas de galeries pour une personne faisant deux fois notre taille voire plus.
Il se retourna vers le nain qui les avait accueilli.
- Alors, soldat. Où se trouve le capitaine ?
- Plus bas, monseigneur. Il vous attend pour passer les troupes en revue.
______________
Le capitaine Akest, en charge du fonctionnement de l'avant-poste, faisait les cent pas dans le sous-sol de la montagne noire. Devant lui, une quarantaine de nains et de naines, dans leurs plus flamboyants habits d'apparat, se tenaient en rang, encore au repos. L'un d'eux, plus en avant, tenait un étendard cornedeboucien à la verticale.
Le moment venait. Il avait pris connaissance depuis deux jours déjà d'un mouvement d'un petit groupe en direction de la montagne. Il savait qu'un jour on viendrait le trouver, que ce soit le seigneur de la forteresse ou les humains. D'autres mouvements avaient été visibles, des nains conscients de ce qui se tramait au sommet semblait venir y chercher refuge, en plus des AngeEnLarmes.
Un de ses collaborateurs entra soudain, suivi par un petit nombre de nains et d'un homme portant une torche. Son adjoint se mit dos au mur à droite de l'entrée, et déclara :
- Monseigneur Scar, Consul de Cornedebouc, par la Grâce du Roi Thikut et avec la volonté du peuple !
D'un même mouvement rapide, le drapeau se leva à la verticale, les gardes se raidirent et fixèrent leurs yeux sur Scar. Celui-ci passa devant sa famille, et traversa toute la salle pauvrement aménagée pour y retrouver le capitaine. Tout du long de sa marche, les têtes des soldats se tournèrent en sa direction. Il tendit la main au capitaine qui la lui serra.
- Je suis bien heureux d'être parvenu entier jusqu'à chez vous, dit-il alors.
- Consul, c'est un honneur pour nous de vous accueillir en votre propre avant-poste.
- Ah capitaine... j'aurais tant préféré visiter cet endroit dans des circonstances plus propices aux honneurs et à l'émerveillement. Bien. Je suis ici pour une bonne raison précise et vous avez sans doute deviné laquelle.
- La forteresse est occupée par une armée de Trompois et un troupeau d'éléphants de guerre.
Scar hocha la tête amèrement.
- Sans doute devrions-nous en discuter plus tard. Nous sommes tous fatigués et je souhaiterais visiter ces lieux.
- Je comprends, monseigneur.
Puis, après avoir pris part à cet échange devant eux, le capitaine Akest se retourna vers les Cuirs Noirs du Kastologîk et ordonna :
- Messieurs. Repos. Rompez les rangs, que chacun rentre à son poste.
D'un même mouvement et toujours sans mot dire, les Cuirs Noirs sortirent par une porte en rang par deux avant de se disperser.
_______________
Le capitaine leur fit faire une rapide visite des lieux, tandis qu'il discutait avec Scar des circonstances ayant mené à la prise de la ville puis de leur rencontre avec Sota Semod. Ils ne firent que s'arrêter devant la porte menant à l'aile de la carrière d'obsidienne, seul accès à la carrière où se trouvaient les travailleurs et leurs camps de repos. Ils remontèrent ensuite au-dessus de la grande salle où la cérémonie afin de visiter les locaux des gardes Cuirs Noirs, lieu de repos mais aussi d'entraînement de ces nains. Ils sortirent enfin par la lourde porte noire et purent à nouveau admirer la région du haut de ce pic enneigé. Likot porta un vif intérêt au poste d'observation, long tube obscur large comme deux nains en son plus grand point, doté d'une puissante lentille sortie tout droit des ateliers des plus grands artisans des Monts d'Emeraude, passés maîtres en matière d'optique et du travail du verre et du cristal.
- Incroyable, tout nous semble vraiment plus proche, remarqua-t-il. Je peux observer n'importe quel point de la montagne !
- Il vaudrait mieux, remarqua Scar. Pour le prix de la lentille... c'est la moindre des choses.
- Tiens je vois des gens qui viennent vers nous...
- Ah, le coupa le capitaine. Oui. Comme dit avant, deux groupes sont en routes. Un composé de quelques nains et l'autre composé de Trompois. Vu la direction, vous devez voir...
- ... les Trompois, termina Likot. Effectivement je les vois.
- Ils sont encore loin. Environ quarante-huit heures de marche. Si l'on considère la rapidité et l'endurance humaine. Attention à leur vitesse, ils sont bien partis quatre jours après vous mais ils sont déjà en train de monter.
- Ils sont probablement issus d'un clan de chasseur Trompois, proposa Likot. Depuis leur plus jeune âge on leur apprend à marcher des jours entiers sans s'arrêter pour dormir, afin de pourchasser leurs proies. D'ailleurs j'ai pu voir quelques nains avec eux, sûrement pour les guider. Pauvres hères, ils vont les tuer à l'épuisement, ils ne sont pas faits pour ça. On espérait qu'ils passeraient par le pire chemin, ça ne sera sans doute pas le cas grâce à eux. Par contre les chasseurs sont habitués aux plaines de la Trompe, je ne sais pas s'ils tiendront le froid et l'altitude. Cela dit...
Il s'arrêta un instant et les regarda plus attentivement.
- Cela dit ils sont bien couverts et n'ont pas l'air d'être gênés par quoi que ce soit.
- On verra bien, dit Scar. On sera parti avant qu'ils ne puissent arriver, mais j'ignore jusqu'où ils nous suivront.
Likot décolla son oeil de la lentille et fit face à Scar.
- Ce sont des chasseurs Trompois. Il n'y a pas de doute vu leur équipement. Même si l'on part avant eux on aura intérêt à s'arrêter le moins souvent possible.
- Soit. Le départ se fera dans les plus brefs délais. Tu en as compté combien ?
- Une bonne centaine...
- Donc on ne pourra pas les stopper. La fuite est le seul moyen. Captaine, vous avez mentionné un groupe de nains, où sont-ils ?
- Flanc Ouest. À dix heures.
Likot se remit à scruter le versant.
- Plus bas, dit le capitaine.
- Attendez... je les ai ! Ce sont quelques connaissances visiblement.
- Qui ça ? demanda Scar.
- Quelques membres du Comité de Surveillance de la Société. Zuttad ClercMarteau est là, il a emmené trois autres personnes. Deux nains, une naine. Aucun combattant.
- Ils ont dû voir leurs vies menacées. Qu'ils viennent, chacun a le droit de tenter de survivre.
- Ils arriveront dans les vingt-quatre heures selon nos estimations, affirma le capitaine Akast.
- Bien. Nous partons avec eux dès leur arrivée, dit Scar. Maintenant rentrons, je pense que nous en avons assez vu.
___________________
- Voici, monseigneur, une grande salle toute préparée pour vous et vos proches, déclara Akest.
Il avait emmené les visiteurs dans une grande pièce contenant des couchettes et quelques bouteilles de vin. Hormis Scar qui parlait encore avec le capitaine, tous s'étaient déjà allongés et profitaient d'un maigre confort auquel ils n'avaient plus goûté depuis des jours, des semaines même pour le cas du marin.
- C'est parfait capitaine, nous n'en demandions pas tant.
- Le plaisir est pour moi.
- Vous pouvez disposer.
- Vous ne souhaitez donc pas voir les travailleurs à l'oeuvre ?
Le Consul balaya rapidement l'air de sa main et répondit :
- Cela peut attendre. Ils n'ont pas envie de me voir et je reste indifférent à les voir à un moment ou un autre. Demain sûrement, je préfère me reposer.
- Bien, monseigneur. Que la nuit vous soit douce.
- Et vous de même, capitaine.
Akest sortit et ferma la porte derrière lui, en soufflant. Il avait de nombreux problèmes à régler avant que Scar n'ordonne l'évacuation, ou qu'il décide de se prendre aux prisonniers. La nuit ne sera pas des plus calmes pour lui.
A peine avait-il refermé la porte que son adjudant vint le chercher.
- Capitaine... les choses ne s'améliorent pas.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Son cas continue de s'aggraver. Cela fait déjà quinze heures que ça a commencé, c'est extrêmement long, et ça semble parti pour durer. J'en ai vu deux déjà, et elle ne semble pas en bonne voie... Vous pensez que l'un d'entre eux pourra faire quelque chose ?
Jetant un regard interrogateur vers la porte de la salle où les AngeEnLarmes s'étaient endormis, le capitaine répondit:
- Je ne sais même pas s'ils vont la laisser en vie. Je leur en parlerai. Demain. Après leur décision, on ne pourra plus rien faire.
__________________________
Le lendemain matin, Scar sortit de la chambre de fortune qu'on leur avait attribuée. Seul Nirkùn s'était réveillé avant lui et s'étirait, encore hagard, dans la grande salle qui était afférente à leur pièce de repos.
- Toujours le premier debout, Nirkùn ?
- Dormir, c'est déjà mourir un peu, répondit-il.
- Ah, tes vieux adages ne changeront donc jamais ! déclara Scar avec un grand sourire.
- Disons surtout que savoir qu'une troupe de tueurs expérimentés et qui ne trouveront pas le repos avant leur mort ou la nôtre ne me facilite guère le sommeil.
- C'est notre cas à tous. Mais l'occasion de dormir dans un vrai couchage ne se représentera pas avant quelques temps.
L'adjudant du capitaine arriva alors, déjà en tenue militaire.
- Messeigneurs, je ne vous savais pas si lève-tôt ! dit-il alors en s'inclinant. Le soleil ne s'est pas même encore levé.
D'une manière inattendue mais pourtant sans bruit fracassant, la porte s'ouvrit et laissa apparaître un Shasad souriant qui déclara dans un rire franc:
- Allons bon, pourquoi prendrait-il la peine de se lever si je ne suis pas encore debout pour qu'il puisse m'admirer !
- Shasad, le monde ne tourne pas autour de toi... commença Nirkùn.
- Comment tu peux le savoir ? Même les plus grands sages de l'Académie de Mont d'Emeraude ne savent pas si le monde tourne autour du soleil ou si c'est l'inverse !
Et il éclata à nouveau d'un rire franc.
- Il est toujours comme ça, ne vous inquiétez pas, dit Nirkùn à l'adjudant circonspect.
- Fort bien, monseigneur.
- Le capitaine préfère se lever plus tard ? s'enquit Scar.
- Non, monseigneur. Il est très... occupé, j'ignore même s'il a dormi de toute la nuit. Désirez-vous un repas ?
- Un matin sans petit-déjeuner, c'est comme une rivière sans poisson: on ne peut rien en tirer, déclara religieusement Nirkùn.
Tandis que les premiers levés se rendirent à la table de la grande salle, juste à côté d'eux, un soldat apporta sur un premier plateau des fruits et quelques chopes de bière. Chacun commença son repas et les discussions allèrent bon train.
- Dites, commença Shasad, vous savez si les humains ont besoin de beaucoup de sommeil ?
- Je n'en sais rien, répondit l'adjudant qui s'était fait une place parmi eux.
- Je crois qu'ils dorment plus, dit pour sa part Nirkùn.
- Ils ont besoin d'autant de sommeil que nous, déclara Scar. Du moins c'est ce que j'ai pu observer, entre autre lorsque Sota dormait sur le trajet.
- Tant mieux alors. Parce que s'ils dorment comme des chats je préfère le laisser aux Trompois.
- Shasad... s'indigna Scar. C'est notre invité. Rien n'empêche de rendre service.
- C'était une simple blague !
C'est alors qu'entra le capitaine, les yeux fatigués mais le regard toujours vif. Il vint s'installer à la droite de Scar après avoir salué les convives, puis prit une chope et quelques fruits.
- La nuit s'est bien passée ? demanda-t-il à l'assemblée.
- Sans doute l'une des meilleures de l'année, répondit Scar. La vôtre ne semble pas avoir été des plus agréable.
- Oh... ne vous inquiétez pas, j'ai toujours eu des petits yeux au matin.
- Je ne parlais pas de ça. Vous vous êtes visiblement changé, mais vous avez mal essuyé le sang sur votre poignet droit.
Un silence profond s'installa à table, seul Scar croqua dans une pomme en regardant d'un œil interrogateur son voisin.
- Ah. Belle observation. C'est une longue histoire.
- Je préfère que cela soit rapide.
- Je dois leur montrer, capitaine ? s'enquit l'adjudant. Vous pourrez vous reposer un peu.
- Si vous y tenez. Et si vous n'y voyez aucun inconvénient, monseigneur.
- Les choses ne peuvent pas être pires qu'elles ne sont déjà. Je doute que cela soit réellement un problème de taille.
Scar se leva alors, et fut suivi par ses deux compagnons. L'adjudant les mena dans un recoin où ils n'étaient pas allés jusqu'alors: les quartiers des travailleurs.
A droite et à gauche, une rangée de porte, donnant sur les cellules. A cette heure, aucun n'était encore sorti. Lorsqu'ils passèrent devant certaines portes, dont la grille laissait entrevoir l'intérieur de la cellule, certains prisonniers dévisageaient, sans trop y croire, la curieuse troupe qui marchait devant eux. Des regards silencieux et remplis de questionnement les suivirent tout au long du couloir.
Arrivé à l'autre bout du corridor, une complainte sourde se fit entendre. Les nains prirent un virage et tombèrent sur deux portes.
- A gauche, c'est le camp à proprement parler. A droite, on a les équipements et... l'infirmerie. C'est là qu'on va.
Se retrouvant devant la pièce, la complainte se fit plus forte. Une voix de naine, en pleurs, perçait à travers la porte.
- Va-t-on enfin me dire ce qui se trame ici ? demanda Scar.
- Une image vaut bien mille mots, répondit Nirkùn qui ouvrit la porte.
Devant eux, une scène effrayante. Tout autour de la petite pièce, au sol, se trouvait une grande quantité de linges teintés de sang, apparemment jetés ici puis rechangés. La chaleur était étouffante, et les pleurs de la naine étaient intenses. Sur son front perlaient et coulaient de grandes gouttes de sueur. Ses membres étaient pris de convulsions violentes et elle n'en avait le contrôle que pour serrer ses poings autour d'un linge déjà rouge. Son ventre, énorme et arrondi, était sur le point de donner naissance à un nourrisson.
Perplexe, Scar commenta:
- Hm. Voilà qui va poser souci.
Intéressant, je me demande comment ça finira. Je suis sûr que d'ici la fin de ce voyage j'arriverai à me souvenir de tous ces cousins (Shasad est une réussite de ce côté-là, d'ailleurs). ![]()
nous ne creusons pas de galeries pour une personne faisant deux fois notre taille voire plus.
Pour moi, les nains ne sont pas aussi petits (je dirais qu'ils font 1m50 en moyenne, peut-être un peu moins). Certes, c'est un détail, mais autant se mettre d'accord dessus. ![]()
Si cela ne suffit pas à attirer Alex, je ne sais pas ce qui le fera. ![]()