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Tiens Ursul, comme c'est l'hiver je me suis dit que tu aurais peut-être besoin d'un pavé ou deux. ![]()
Si l'activité de la cité naine n'avait pas tardé à se rétablir partiellement malgré une catastrophe majeure comme l'attaque d'une armée étrangère venue par surprise de l'autre bout du continent, il était néanmoins un quartier de Cornedebouc que tout le monde évitait soigneusement quelles que soient les circonstances et dont la simple mention suffisait à terroriser les nains qui vivaient à la forteresse depuis assez longtemps. C'est donc avec une légère surprise que Kogan Mastersausage voyait les galeries grouillantes se désemplir à mesure qu'il se rapprochait de sa destination. Il avait - à raison - l'impression que, étrangement, les habitants n'empruntaient pas les tunnels proches de l'atelier de McTruman. Avant la disparition de l'ingénieur quelques semaines auparavant, le contrebandier n'avait pas beaucoup discuté avec lui, même pendant leur périple, mais il le trouvait pourtant sympathique. Les locaux, eux, le trouvaient gentil.
Au milieu de la clameur déclinante, Kogan croisa une patrouille trompoise en train de contrôler inutilement un pauvre passant. L'ex-bagnard avait profité de sa captivité pour étudier diverses langues, dont l'humain. Toutefois, le dialecte des envahisseurs semblait trop différent de celui employé généralement dans la région, et surtout teinté d'un trop fort accent pour que Mastersausage saisisse réellement le sens de leurs propos et, il s'en doutait, le malheureux nain acculé contre un mur et cerné par cinq hommes d'au moins deux têtes de plus que lui n'avait lui non plus foutrement aucune idée de ce que lesdits hommes baragouinaient. Sans compter que voir la pointe d'une lance se balancer sous son nez ne l'aidait pas vraiment à se concentrer, aussi balbutiait-il un mélange confus d'excuses, de questions et de bruits tout simplement dénués de signification. Le fait de ne pas comprendre ce que disait le petit être semblait également agacer les Trompois, à la différence qu'eux étaient en position de force.
Ça ne manqua pas. Ayant ralenti le pas pour mieux observer la scène, le contrebandier vit les soldats empoigner leur victime et, malgré ses protestations piteuses, celle-ci fut conduite vers l'un des postes de garde improvisés le plus proche. Kogan toisa l'escorte étrangère d'un œil mauvais quand elle passa à son niveau. Si ce qu'il avait entendu pendant ses derniers jours de beuverie à la taverne était vrai, Morul avait vraiment déconné cette fois. D'accord, le contrebandier n'était peut-être pas le mieux placé pour lui faire une leçon de morale, mais après tout même les pires trafiquants du milieu de l'obsidienne ont un code d'honneur. Or, la loyauté était l'une des premières valeurs inculquées à un nain, et son cousin était vraisemblablement un traître. Dès qu'il l'aurait retrouvé, Mastersausage lui mettrait une tape amicale dans le dos, suivie d'une autre -moins amicale celle-là- en pleine face.
Tentant de voir le bon côté des choses à la situation actuelle, comme tout bon hors-la-loi opportuniste, il en conclut que l'invasion trompoise et le trouble qu'elle apportait pourraient au final profiter à ses projets. La confiance relative que semblait lui accorder Istam l'avait pas mal requinqué après sa dernière entrevue avec le Consul, mais surtout l'avance de cinq cents Scars d'or que lui avait à contrecœur versé son nouvel employeur rendait enfin possible le plan qui couvait dans la tête du contrebandier depuis que l'alcool avait quitté les lieux. Peaufinant mentalement les détails d'une opération qui lui permettrait d'au minimum doubler sa fortune actuelle, il finit par arriver devant la grande porte menant à l'atelier de Cornedebouc.
Là, le contraste sonore avec les autres parties de la forteresse était très clair. Seuls résonnaient les bruits de pas produits par les rares nains assez courageux pour s'aventurer dans les halls voisins. Pour la seconde fois sur une courte période, Kogan se retrouvait complètement seul dans un silence presque total et à vrai dire, ça ne lui plaisait jamais beaucoup. Quiconque aurait passé suffisamment de temps en captivité aurait compris son traumatisme, à ceci près qu'un elfe ou un humain aurait dans un même temps développé une claustrophobie prononcée. Impatient de revoir son cousin, il se dirigea vers la porte du domaine de McTruman, ralentit en constatant que cette porte gisait justement au sol en plusieurs morceaux, puis s'arrêta net quand une puanteur effroyable pris ses narines d'assaut alors qu'il était à quelques mètres de l'entrée. Déjà assez secoué ces temps-ci, le contrebandier s'appuya contre un mur et pria pour ne pas subir une nouvelle crise tandis qu'un liquide poisseux montait à toute vitesse dans sa gorge brûlante, mais il comprit avec soulagement que c'était juste du vomi en identifiant son petit-déjeuner au moment où celui-ci faisait la connaissance de ses bottes. Après avoir craché une dernière fois, Kogan fit quelques pas en arrière où l'air était plus respirable. En l'absence d'un rempart pileux -qu'il s'était décidé à ne jamais laisser réapparaître complètement, ça lui donnait un genre-, son nez était aussi bien protégé de ce genre d'agression qu'une grotte de kobolds face à un koala-garou. Il sortit donc de sa poche droite un large mouchoir qu'il emportait désormais partout avec lui, puis le noua autour de sa tête en un masque improvisé.
Il pénétra enfin dans l'atelier et constata avec satisfaction que, si une pièce de tissu banale n'aurait pas suffi dans cette situation, son mouchoir en particulier était parfait ! En effet, l'odeur du sang mêlée à celle de la poudre d'obsidienne étaient suffisamment fortes pour couvrir celles des... fientes séchées et autres cadavres de rongeurs géants en décomposition?!
« Pur lu Gunude Guche... » murmura Kogan à travers sa protection nasale tandis qu'une vision d'horreur se précisait sur sa rétine.
Il se doutait depuis qu'il l'avait rencontré que l'ingénieur en chef vivait probablement dans un endroit désordonné, mais là c'était carrément cataclysmique. Presque trop choqué pour prêter attention aux innombrables engins à la logique inexplicables et aux meubles encombrés qui occupaient la majeure partie de l'espace, il repéra éparpillés un peu partout des corps partiels d'hommes-rats. Partiels, car les morceaux manquants étaient certainement à l'origine de la couverture brunâtre écœurante qui tapissait par endroit aussi bien le sol que le mobilier de l'atelier.
Le cerveau de Mastersausage retrouva un fonctionnement à peu près normal au bout de quelques secondes, et il commença à inspecter visuellement la vaste salle, se concentrant pour ne pas sombrer dans la folie chaque fois que son regard découvrait un nouvel objet dont l'existence même était une aberration. De toute évidence, Morul n'était pas ici. Mentalement à bout de souffle, il repéra finalement une seconde porte, grande ouverte. Se précipitant vers l'encadrure pour inspecter l'intérieur de la pièce, il s'avéra que son cousin ne se trouvait pas là non plus, mais l'ordre qui y régnait était comme une bouffée d'air frais. En réalité, la minutie avec laquelle les outils étaient alignés sur les nombreux établis avait quelque chose de... satisfaisant. C'était certainement là que travaillait cette Sodel Thatiss.. Thassili...la naine dont Kamuk lui avait parlé. Ici aussi, les pensées de Kogan restèrent un instant en suspens, car elles avaient décidé de prendre un peu de repos dans ce qui apparaissait comme un havre d'harmonie après le charnier organique et mécanique qui avait précédé . L'Obserochois finit tout de même par retrouver sa concentration quand celle-ci fut attirée par un éclat de rire provenant d'un trou brut creusé dans un mur du fond de l'atelier de McTruman. Le visiteur n'avait pas pu le remarquer avant car, pour un observateur se tenant à l'entrée de la salle bordélique, il était caché par une étagère massive qui semblait menacer de s'écrouler sous le poids d'ouvrages en tout genre. Après une courte hésitation, le contrebandier se saisit comme d'une arme d'un outil à l'usage inconnu mais à l'apparence menaçante qui traînait là puis s'avança prudemment vers la galerie mystérieuse. En franchissant le chemin qui l'en séparait, il frôla sans le savoir la mort à plusieurs reprises et c'est par une chance incroyable qu'il arriva en un seul morceau devant l'entrée du tunnel d'où s'échappait une lumière vacillante. Une fois qu'il eut penché la tête pour jeter un coup d’œil, il constata sans surprise que la flamme provenait d'une torche. Ce qui était plus surprenant en revanche, c'est que la torche était tenue par un soldat humain qui ricanait encore de la blague que venait de lui raconter son confrère pour passer le temps. Les deux Trompois étaient debout, quelques mètres à l'intérieur de la galerie. Ils se tenaient l'arme au point, dans la posture caractéristique des sentinelles qui montent la garde en sachant au fond d'eux que c'est presque inutile. Là où ils se trouvaient, la cavité était assez haute pour qu'ils se redressent complètement, mais c'était si juste qu'ils gardaient instinctivement leurs têtes penchées vers l'avant.
« Ça, c'est pas bon. » songea le nain en se demandant ce que Morul avait encore bien pu déclencher. Car oui, aucun doute possible, il était certainement mêlé à ça, c'était évident.
Pour tenter d'en savoir un peu plus, il rassembla toutes ses vagues connaissances en langage humain et resta sur place quelques minutes, épiant attentivement la conversation qui se révéla malheureusement sans intérêt. Trop concentré sur l'échange, il ne pensa pas à réprimer une toux qui montait. Malgré ses efforts fournis in-extremis pour l'atténuer, il laissa échapper un crachotement. Il eut juste le temps de se plaquer contre le mur à l'entrée du tunnel pour que les gardes ne le repèrent pas tout de suite.
« Ok, temps de partir. » décréta l'espion alors qu'un des hommes prononçait ce qui ressemblait à une question.
Mastersausage s'éloigna aussi vite et discrètement qu'il le pouvait vers la sortie de l'atelier, mais dans la précipitation il trébucha sur un petit coffret en bois qui, à cause des méthodes de rangement douteuses du propriétaire des lieux, gisait abandonné en plein milieu de la vaste pièce. Par chance, le fuyard se vautra dans une flaque d’excréments qui elle n'ont plus n'avait rien à faire là, ce qui étouffa relativement le bruit -celui-ci se serait réellement étouffé s'il avait pu sentir les odeurs- mais surtout empêcha le nain de se blesser sur le tapis clairsemé de débris tranchants qu'on trouvait partout dans la salle. Se retournant pour maudire l'objet de sa chute, Kogan fut surpris de reconnaître une inscription familière. Sur une plaque de métal ornant le couvercle du coffre était gravé un sigle. F.I.S.T.
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Sur le bord de son lit, contorsionné de douleur, il cracha un autre amas glaireux d'un violet cruel, puis sa poitrine haletante accueillit une dernière souffrance libératrice.
« C'est le moment. » se dit-il.
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Tandis qu'il arrachait sa fausse barbe en poils d'alpaga, le contrebandier réalisait que c'était la première fois que quelque chose se passait aussi bien pour lui depuis longtemps.
« Comme quoi, y a que ce genre de boulot qui me convienne ! » ricana intérieurement Kogan. Après tout, c'était un des fondements de la religion bœufiste que de considérer que chaque individu naissait avec un talent prédestiné qu'il se devait d'exercer, et se dire que le sien était l'illégalité l'aidait à ne pas trop se formaliser des autres passages de sa religion comme « Ne pas voler. », « Ne pas tuer. », et autres banalités du genre qu'on retrouvait au final dans la plupart des cultes. Comme quoi il avait bien choisi le sien, puisqu'il lui permettait d'avoir la conscience tranquille.
Il se débarrassa également de son costume de marchand et l'abandonna dans un tas d'ordures, laissant apparaître sa tunique en toile de jute habituelle. Il était peut-être temps qu'il s'achète de vrais vêtements. Après tout, avec le petit magot qu'il se trimballait sous le bras, l'Obserochois avait les moyens de s'acheter tout un ensemble en soie d'araignée géante s'il le souhaitait. Cela dit, ce n'était pas vraiment son style vestimentaire.
Alors qu'il se demandait où il pourrait se procurer ce qu'il voulait, une forme décharnée recroquevillée au coin de la rue attira son attention. L'euphorie de sa réussite venait de retomber d'un coup. Pris de pitié, il s'arrêta quelques instants pour l'observer. De terribles souvenirs refaisaient surface en lui.
Au bout d'un moment, il s'approcha, ouvrit son coffre et lâcha quelques pièces d'or dans le bol posé par terre. En entendant le petit son métallique, la jeune naine leva le visage vers lui, reconnaissante.
«Merci ! »
Kogan ne répondit pas. Il s'apprêtait à s'éloigner quand elle ajouta :
« Mes parents disaient que je ne dois pas parler aux inconnus, mais vous êtes gentil en fait.
-Ha oui ? Et ils sont où tes parents ?
-... »
Le cœur du contrebandier se serra. Il ne savait que trop bien quels drames la guerre pouvait apporter. Morul avait vraiment déconné.
Il hésita. Pas longtemps.
« Allez, viens avec moi petite. »
Il lui tendit sa main libre.
« Comment tu t'appelles ? »
Elle se leva, et ses boucles rousses laissèrent apparaître deux yeux verts.
« Keshan. »
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Ce soir-là, Kogan fut l'un des rares clients du « Bélier Torché » à aller chercher son verre d'eau offert par la maison. Il s'était en effet décidé à réguler sa consommation d'alcool, pour quelques temps du moins, convaincu que la bière était néfaste pour son moral convalescent. Revenant du bar, il contourna soigneusement le petit tas de chair responsable de la générosité du patron et rejoignit à sa table une Doren aux bottes encore couvertes de sang afin d'y poursuivre leur conversation.
« Si tu dis vrai, ça veut dire que Morul s'est encore foutu dans un beau pétrin... » déclara Doren, songeuse et un peu éméchée.
Elle aussi était partie chercher son frère de son côté, sans succès. Elle avait donc donné rendez-vous à son cousin au « Bélier Torché » pour faire le point sur leurs recherches.
« Franchement, t'aurais pu l'empêcher de provoquer un tel merdier. » dit Kogan avec flegme en sirotant une gorgée d'eau, ce qui provoqua une grimace de dégoût sur le visage de sa cousine. « C'est devenu la foire à la gonade ici. Pourtant t'arrives facilement à le maîtriser en plus, c'est limite toi qui t'es chargée de son éducation à ma place. »
Elle gloussa en se remémorant les raclées qu'elle avait flanqué à Morul pendant leur enfance à Obseroche. Ces souvenirs lointain attirèrent d'ailleurs son attention sur un détail de l'instant présent.
« Au fait, Kogan...
-Mh ?
-C'est quoi ces vêtements ? »
Le contrebandier baissa les yeux sur sa tenue, satisfait qu'elle le remarque enfin.
« Ho, ça ? J'ai fait des courses tout à l'heure pour me débarrasser de ma tenue de bagnard. C'est pour être plus discret ! »
« Raté. » se dit la naine en examinant ses achats. Sous un grand manteau en cuir violet qu'il avait, vu la taille, probablement obtenu auprès des marchands humains, Mastersausage portait un veston cintré en laine également teint en violet par dessus une chemise en soie blanche. Dans des bottes en daim qui devaient coûter un bras ou deux, il rentrait les bouts d'un pantalon en ramie brun. Enfin, il avait en arrivant posé sur la table un chapeau marron qui, pour Doren qui vivait à Cornedebouc depuis longtemps, rappelait celui de Thorek Mc Shire, la plume en moins et les bords plus courts. En bref, pas l'accoutrement idéal pour passer inaperçu. La naine siffla doucement, à la fois amusée et admirative.
« Dis donc, t'as fait un emprunt à la banque pour te payer tout ça ou quoi ?
-Hum... Je t'expliquerais. » abrégea son cousin, gêné.
« A propos d'argent, tu connais Istam Thirzuntîr ?
-Bien sûr, pourquoi ?
-Tu saurais où il est ? Il m'a donné du travail mais il a disparu aussi. »
Doren cracha la gorgée de bière qu'elle venait d'essayer de boire, et qui décrivit à travers la taverne un arc gracieux dont le bout atterrissait dans le dos d'un client ayant déjà vu trop d'alcool ce soir pour remarquer qu'on lui en envoyait un peu plus.
« Istam Thirzuntîr ?! LE ISTAM THIRZUNTÎR ?!
-Qu...
-« Celui-qui-était fou » ?! « Les-pas-dans-la-nuit » ?!
-Att...
-Le Maître-Forgeron ? Le Créateur d' Aubebleue la Menaçante ?! Celle-aux-signes-sombres ?! La Mort aux Reflets bleutés ?!
-Calme t...
-KODORUTOST IBRUK MAGAK-IDUL ?!
-Ha ouais Kodorùtost'', ça, ça me dit quelque chose ! Il lui manque deux oreilles ! »
Doren se rassit d'un coup, réalisant qu'elle s'était levée de sa chaise sans le vouloir.
« Alors c'est lui ! » reconnut-elle, le regard dément. « Putain Kogan, qu'est-ce qu'il te veut ?!
-C'est... compliqué. Il est connu, apparemment ?
-Connu ? CONNU ?! » s'étrangla-t-elle. « C'est une légende, ici ! Je crois même qu'il est ami avec Morul ?
-Ha ouais ?
-Enfin, c'est difficile à dire, avec lui. » admit-elle en se calmant. « Tu sais comment il est, un mec lui dit bonjour et il va te raconter qu'ils sont les meilleurs amis du monde. »
Kogan porta de nouveau son verre d'eau à sa bouche, mécontent. Si ce nain était si renommé, il était probablement riche. Et si c'était le cas, Mastersausage se disait maintenant qu'il aurait dû exiger un plus gros payement.
« Bref, tu sais où il est ? » poursuivit-il.
« Je ne sais pas précisément, mais je suppose que les humains l'ont emmené au Palais, comme tous les artisans.
-Sérieux ? Ils font ça les humains, maintenant ?
-Bordel Kogan ça fait des jours déjà. T'as foutu quoi cette semaine pour pas savoir ça ? »
Il baissa les yeux sur son verre d'eau. Plus jamais il ne boirait autant. Pour un nain ayant perdu l'habitude d'en consommer, les effets de l'alcool pouvaient être dévastateurs. Ces effets, Doren commençait d'ailleurs à les ressentir un peu trop fort à son goût.
« Bon cousin, tu m'excuseras mais je suis crevée. J'ai passé la journée à marcher et à interroger tous les gens qui connaissent un peu Morul, alors maintenant je vais aller me pieuter. A la revoyure, comme on dit chez toi ! »
Sur ces mots, elle se leva et quitta le « Bélier Torché », laissant Kogan seul dans la taverne où l'animation était bien trop forte pour qu'une naine de plus ou de moins fasse la différence. Le contrebandier passa une bonne demie-heure à réfléchir sur la suite de ses opérations, tout en écoutant les chansons paillardes ou en regardant avec un intérêt limité deux ivrognes se battre dans leur vomi. Ayant rassemblé ce qu'il pensait être suffisant de ses connaissances en langue humaine, il avala une gorgé de son verre pour se donner du courage, réalisa que de toute façon c'était de l'eau, puis s'avança vers une table de soldats trompois qui semblaient encore à peu près en état de discuter.
« Arelen ! » hasarda-t-il quand les humains tournèrent vers lui des yeux embrumés.
« Heu... Mita ote mastrosp ? »
Son auditoire échangea des regards amusés.
« Ti... Tis kutam, Milu Ebirutdar ? »
Cette fois, les Trompois éclatèrent d'un rire franc. Ce nain avait fait leur soirée. L'un des plus gros tira une chaise libre à côté de lui et l'indiqua à Kogan.
« Assir, nain ! Calamité ! » s'esclaffa-t-il.
Le contrebandier s'installa près de lui, à moitié soulagé. Sur sa chaise, entouré d'humains, il se sentait tout petit.
« Je parler ta langue, oui ?
-Oui je... je vois.
-Être Nocam ! Sergent !
-Enchanté, Kogan Mastersausage ! » déclara-t-il en lui tendant la main. Par chance, il était tombé sur un officier.
Sachant que c'était une coutume étrangère, le soldat lui rendit sa poignée, sous le regard étonné de ses hommes.
« Ils pas comprendre. Quoi vouloir ?
-J'aimerais vous poser quelques questions.
-Radir ?
-Quelques questions sur... ce qu'il se passe au Palais.
-Haaaaa... questions ou demander trahir ?
-Non, non ! J'ai juste besoin d'informations, vraiment !
-Pas aimer trahir Anoth-Deng. » affirma Nocam en plissant les yeux.
« Je veux juste savoir si vous avez entendu parler d'un forgeron auquel il manquerait les oreilles. Un nain, bien sûr. »
Le sergent se tut un moment et se gratta le menton. Il se dit que si les gens de son peuple avaient des barbes comme les nains, il aimerait en avoir une. Finalement, il posa sa main sur la table et poussa dessus pour reculer sa chaise.
« Dépendre. » articula-t-il.
« Dépendre ? Dépendre de quoi ? » demanda Kogan, attentif.
« Dépendre. Moi avoir informations » sourit-il. « Nous nouveaux en ville toi. »
Le contrebandier remarqua que tous les soldats le fixaient maintenant avec un rictus malsain.
« Nous avoir besoin services. »
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A travers la fenêtre, Lînem voyait la nuit tomber sur le Quartier des Fumées. Les nains fourbus allaient bientôt abandonner leurs labeurs et venir prendre un moment de détente bien mérité chez lui, au « Marcassin Hurleur ». Déjà, quelques groupes de travailleurs s'étaient installés dans des recoins sombres de la salle pour jouer des airs locaux ou discuter autour d'une pinte de la liqueur de leur choix, généralement produite ici-même à Cornedebouc. La flamme du foyer au centre de l'établissement dansait sur les murs en pierre et en bois, créant une atmosphère chaleureuse. L'aubergiste terminait de frotter une chope sale quand son meilleur client du moment entra dans la taverne.
« Ha Kogan ! » le salua-t-il avec amitié. « Tout à l'heure la petite est descendu, elle avait faim ! J'ai ajouté le repas sur ta note ! »
Sans lui prêter attention, Mastersausage resta debout dans l'entrée quelques secondes, inspectant la pièce tout en se grattant la nuque. Finalement, il se dirigea vers le patron et posa ses deux mains sur le comptoir.
« Dis moi, Lînem. Tu la vends, ton auberge ? »
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L'atmosphère éternellement lugubre qui planait dans le hall du Conseil d'Obseroche était légèrement adoucie par la présence d'une table couverte des mets les plus raffinés et des vins les plus réputés, rassemblés ici en un banquet luxueusement surréaliste pour lequel les habitants des bas-fonds de la ville auraient volontiers tué un voisin. Étant le dernier parmi cette sinistre assemblée à encore ressentir ce genre de besoin, Aganir Rougecape s'en donnait à cœur joie. Malgré tout, ce festin restait une maigre consolation.
« Et encore une fois, nous remercions Sa Majesté Aganir d'avoir gracieusement sacrifié quelques vies pour l'accomplissement de nos projets ! » conclut Osrast en levant son verre.
« Mais de rien mes amis, de rien ! A charge de revanche, bien sûr ! »
« Comme si j'avais eu le choix ! » grogna-t-il intérieurement en mordant dans une cuisse de cygne farci. C'était comme si ce vampire se moquait. Au fond de lui, il commençait à se demander s'il n'avait pas commis l'erreur de s'engager dans des événements qui finiraient par le dépasser.
*
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En entendant les pas monter l'escalier, Keshan remit rapidement le lourd grimoire en place sous le lit, se doutant qu'elle n'aurait pas le droit d'y toucher. Kogan entra dans la chambre et lui adressa un sourire rassurant.
« Kogan, c'est quoi ces fringues ? » pouffa-t-elle.
« Ho, j'ai fait quelques emplettes. Si tu veux demain on ira aussi t'acheter une nouvelle robe. Celle-là est un peu... »
Il pencha la tête pour examiner ce qu'il avait hésité à qualifier de « robe ». Peut-être que ça en avait été une, autrefois ? Pour le moment, on aurait dit que la jeune naine s'était enroulé dans un sac en toile de jute dont les trous laissaient par endroits apparaître son dos nu.
« … Défraîchie ? » tenta-t-il en haussant un sourcil, faute de mot plus poli.
La gamine piailla, excitée à l'idée de se refaire une toilette.
« A propos, Keshan. » commença-t-il en s'asseyant sur son lit. « Tu sais si... enfin tu as déjà vu d'autres petites filles... tu sais... dans ta situation ?
-Tu veux dire orphelines ?
-Ouais en gros c'est ça. »
Elle posa son doigt sur ses lèvres, tentant de se souvenir péniblement de ce qu'elle avait vécu cette semaine.
« Oui... Oui, j'en ai vu d'autres. Comme moi, elles traînent dans les ruelles ou elles vont à la fontaine de temps en temps. Pourquoi tu me demandes ça ?
-Ben... Je t'aime bien, tu sais, mais si tu veux rester là il va falloir... »
Encore une fois, il chercha un mot adapté.
« Travailler. »
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Pour cet après-midi, Kogan avait congédié Lînem, prétextant qu'il voulait profiter d'un moment où la taverne était moins fréquentée pour se familiariser avec le bar. Il avait donc passé plusieurs heures sur son tabouret, servant occasionnellement une pinte de vin de fraise à l'un des bardes présents ou à l'un des procrastinateurs qui passaient ses journées ici, plus connus dans les forteresses naines comme « bougeurs de cailloux professionnels ». Sans surprise, à l'heure qu'il savait habituelle, il vit une silhouette encapuchonnées pénétrer dans sa nouvelle propriété. Elle traversa silencieusement la salle pour aller s'asseoir dans son coin d'ombre favori, sous le regard attentif du contrebandier. Mastersausage attendit quelques minutes en souriant, puis se mit debout sur son comptoir et déclara :
« Allez les gars, pour fêter son acquisition, le nouveau patron offre une tournée générale ! »
Il n'en fallait pas plus pour que la dizaine de nains présents se lève comme un seul et que tous se dirigent vers le bar en tendant leurs chopines. Kogan les servit en constatant avec satisfaction que, comme prévu, le client mystérieux était resté à sa place. Une fois que chacun eut regagné sa chaise, l'aubergiste novice sortit une autre pinte, la remplit avec ce qu'il pensait être le meilleur vin de l'établissement, puis y ajouta discrètement le contenu d'une fiole sortie de sa veste. En une seconde, il avait versé assez de venin d'homme-serpent pour paralyser un ours. Ça n'avait pas été compliqué de s'en procurer, seulement cher : les marchands en ramènent toujours un peu à l'attention des alchimistes en herbe, entre autres substances dangereuses. Il écrasa doucement l'ampoule sous son pied, puis se dirigea vers la table du fond, le cocktail mortel à la main.
« J'ai dit tournée générale, l'ami ! Cadeau de la maison ! » s'exclama-t-il avec une gaieté partiellement simulée, en posant la chope fatale devant l'encapuchonné.
Sans attendre de réponse, il lui tourna le dos et retourna s'asseoir derrière son comptoir.
« A ta santé, mon grand ! »
Il passa l'heure suivante penché sur un carnet, à compter les recettes de la journée en sifflotant des airs d'Obseroche. Finalement, le deuxième nain qu'il attendait se présenta à son tour. Toujours la même tenue caractéristique, avec son chapeau à plume et sa rapière à la ceinture, le contrebandier le reconnut aisément. Seulement, désormais il connaissait son nom. Le nobliau traversa prestement la taverne pour rejoindre la table du fond.
« Salut, Vesh. » lâcha-t-il en s'asseyant.
Pas de réaction.
« Vesh ?
-Vesh est mort. » dit Kogan dans son dos.
Surpris, le nain se retourna pour découvrir le visage de l'Obserochois, qu'il avait déjà aperçu à plusieurs reprises dans cette auberge. Il glissa son doigt sous la capuche voisine pour y chercher un pouls et, n'en trouvant pas, posa immédiatement la main sur la garde de son arme.
« JE NE ferais pas ça si j'étais vous. » déclara Mastersausage. Il avait baissé le ton sur la longueur de sa phrase, voyant que les précautions qu'il avait prises faisaient leur effet. Quelques tables plus loin, deux nains plutôt costauds venaient de se lever en regardant dans leur direction. Le nobliau ne dégaina pas son arme mais ne la lâcha pas pour autant, son regard passant rapidement du nouvel aubergiste à ses nains de main.
« Je sais qui vous êtes, Thorek McShire. Je sais que vous êtes puissant, je vois ai vu avec le roi humain sur l'estrade l'autre jour. Je sais aussi pourquoi vous êtes là, je connais ce gaz hilarant. Difficile d'en décrocher, pas vrai ? »
Les yeux furieux de Thorek s'étaient désormais solidement accrochés au nain qui se tenait face à lui.
« Écoutez, je ne vous veux aucun mal, vraiment. J'ai suivi ce Vesh la dernière fois que vous êtes venus. Je sais où il cachait ses réserves, et je suis près à vous fournir régulièrement. »
Le petit noble sembla hésiter un instant. Après quelques secondes son regard se radoucit et il lâcha sa lame.
« Bien, je suppose que c'est le milieu qui veut ça. » finit-il par déclarer.
Fort de ses années d'expérience, Kogan Mastersausage savait reconnaître une invitation à négocier quand il en entendait une. Confiant, il s'assit à la table avec Thorek McShire et plongea ses yeux dans les siens.
« J'ai besoin d'entrer au Palais. »
*
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*: Supprimer ce passage si contradictoire avec une fiche de perso.
Haaa ça fait du bien ! ![]()
Bon allez maintenant il s'agirait de relire pour éviter les f...
*Blblblbllllbbbbllblblb*
J'ai tellement la flemme de checker si la mise en page est bien passée depuis Open Office... ![]()
Par contre j'ai fait un effort sur les fautes! ![]()
Hmm let's read that text and then let me check if I give a fuck.
Tiens Ursul, comme c'est l'hiver je me suis dit que tu aurais peut-être besoin d'un pavé ou deux.
![]()
Merci, je les mettrai dans la cheminée pour m'aider à rester éveillé assez longtemps pour en pondre un des miens. ![]()
. Or, la loyauté était l'une des premières valeurs inculquées à un nain, et son cousin était vraisemblablement un traître. Dès qu'il l'aurait retrouvé, Mastersausage lui mettrait une tape amicale dans le dos, suivie d'une autre -moins amicale celle-là- en pleine face.
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La confiance relative que semblait lui accorder Istam
"Thirzuntir" jusqu'à des développements supplémentaires, s'il te plaît. "Maître Thirzuntir" si tu veux te le mettre dans la poche. ![]()
l commença à inspecter visuellement la vaste salle, se concentrant pour ne pas sombrer dans la folie chaque fois que son regard découvrait un nouvel objet dont l'existence même était une aberration.
McTruman est plus puissant que le bouquin que Kogan garde chez lui, on dirait. Osrast devrait s'en servir pour invoquer le Grand Alpaca. ![]()
Bah des gars de la Rougenation sont justement arrivés ce matin, mon vieux ça a bardé chez eux ! » raconta Zuden d'un ton excité. « Y a une dizaine de villages de l'ouest qui ont été rasés !
-Quoi ?
-Ouais, des villages de pêcheurs ! Aucun survivant, ou alors ils sont devenus tarés et peuvent pas raconter ce qu'il s'est passé !
-Foutaises, tout le monde sait qu'il n'y a pas de monstre dans la mer intérieure. » affirma le guichetier avec assurance.
« Justement, la bestiole viendrait de l'océan ! Elle a laissé une immense trace à travers toute la bande de terre entre la mer et l'océan !
Hmm. ![]()
Le contrebandier remarqua que tous les soldats le fixaient maintenant avec un rictus malsain.
« Nous avoir besoin services. »

« Travailler. »
Putain.
Si Istam voit une gamine rousse travailler, il va débarquer chez Kogan et lui faire avaler ses pièces d'or portées au rouge une par une. ![]()
Et ne t'avise même pas de faire subir un sort semblable à Sodel comme tu en avais émis l'idée.
fake edit : Wait, elle s'appelle Keshan. C'est une déclaration de guerre. 
Sinon, excellent chapitre, très bien écrit. Un plaisir à lire. ![]()
La dernière idée de Kogan montre merveilleusement qu'il a abandonné la Voie de la Justisse. Istam va finir par se sentir obligé de prendre un bain après avoir échangé deux mots avec lui. ![]()
"Thirzuntir" jusqu'à des développements supplémentaires, s'il te plaît. "Maître Thirzuntir" si tu veux te le mettre dans la poche.
Please, Doren vient de sucer l'enclume d'Istam en énumérant tous ses surnoms (jolie faute de mise en page d'ailleurs, avec l'italique). ![]()
McTruman est plus puissant que le bouquin que Kogan garde chez lui, on dirait. Osrast devrait s'en servir pour invoquer le Grand Alpaca.
![]()
*supprime cette idée du fichier !!SPOILER!!*
Hmm.
Quoiiiii?! Chacun sa moitié de planète. Laisse mon monstre marin trabquille. ![]()
Chuuuut, les autres ne savent pas ce que je prévois. ![]()
Si Istam voit une gamine rousse
Wait, elle s'appelle Keshan. C'est une déclaration de guerre.
Et elle dit presque exactement la même ligne qu'une gamine qu'Istam envoie proprement dans le caniveau lors d'une de ses crises de folie. Dingue nan? ![]()
Sinon, excellent chapitre, très bien écrit. Un plaisir à lire.
SENPAI NOTICED ME!
La dernière idée de Kogan montre merveilleusement qu'il a abandonné la Voie de la Justisse. Istam va finir par se sentir obligé de prendre un bain après avoir échangé deux mots avec lui.
La "Justisse"? Ça se mange?
Soit un peu plus respectueux quand même, c'est pour toi qu'il fait tout ça. Si ton perso s'était pas jeté dans les bras d'Icar-Deng on en serait pas là. ![]()
Please, Doren vient de sucer l'enclume d'Istam en énumérant tous ses surnoms (jolie faute de mise en page d'ailleurs, avec l'italique).
J'ai remarqué. Je suppose qu'un guerrier (ou une guerrière) est naturellement porté à vénérer ceux qui créent des armes de grande qualité. ![]()
Pas sûr qu'Istam apprécie qu'on l'appelle par des surnoms faisant référence à Umgush, mais le peuple se souvient de ce qu'il veut.
J'avoue avoir souri. ![]()
Et elle dit presque exactement la même ligne qu'une gamine qu'Istam envoie proprement dans le caniveau lors d'une de ses crises de folie. Dingue nan?
Oh. ![]()
Le simple fait qu'elle ait survécu à ladite crise était supposé en dire beaucoup, d'ailleurs. ![]()
La "Justisse"? Ça se mange?
Si Kogan se fait attraper, oui. ![]()
Soit un peu plus respectueux quand même, c'est pour toi qu'il fait tout ça. Si ton perso s'était pas jeté dans les bras d'Icar-Deng on en serait pas là.
Navré, j'ai perdu tout respect pour Kogan en tant que personne quand il s'est dit que prostituer des orphelines serait une opération rentable. Ce qui ne signifie pas que je n'apprécie pas le chapitre ou le personnage d'un point de vue de l'histoire. Seulement que c'est un salaud. ![]()
Le simple fait qu'elle ait survécu à ladite crise était supposé en dire beaucoup, d'ailleurs.
Bah oui, il fait pas de mal aux rousses! ![]()
Si Kogan se fait attraper, oui.
![]()
Il a l'estomac tapissé de poussière d'obsidienne, Istam devra trouver autre chose. ![]()
Navré, j'ai perdu tout respect pour Kogan en tant que personne quand il s'est dit que prostituer des orphelines serait une opération rentable. Ce qui ne signifie pas que je n'apprécie pas le chapitre ou le personnage d'un point de vue de l'histoire. Juste que c'est un salaud.
Je t'ai déjà dit que c'était ta façon de présenter les choses qui donnait cette impression! Je te renvois à ma réponse précédente. ![]()
Mettons. ![]()
Oui, c'est prévu. ![]()
tro lon
Mise en page impeccable, et c'est tout simplement tout chapitre le mieux écrit ce qui ne veut pas dire grand chose. Non sérieusement, de ce côté c'est très très cool !
Tu gagnes 5 Bon Points Kait pour la peine. ![]()
Or, la loyauté était l'une des premières valeurs inculquées à un nain, et son cousin était vraisemblablement un traître.
Wait, comment il sait ça lui déjà ? ![]()
Oye, ça est une drôledement bonne question ça! Tu sais m'ouvrir un compte une fois?
L'accent d'Obseroche est le belge, donc. Je te hais. ![]()
C'est devenu la foire à la gonade ici.
Mais je te hais tellement. ![]()
« Istam Thirzuntîr ?! LE ISTAM THIRZUNTÎR ?!
-Qu...
-« Celui-qui-était fou » ?! « Les-pas-dans-la-nuit » ?!
En fait elle l'a déjà rencontré, cette réaction me parait un poil exagérée. ![]()
-Y'a d'autres filles ? Parce que je t'aime bien, tu sais, mais si tu veux rester là il va falloir... »
Encore une fois, il chercha un mot adapté.
« Travailler. »
edit: Usul m'a devancé. Je suis rassuré de ne pas être le seul à l'avoir compris comme ça. ![]()
: Supprimer ce passage si contradictoire avec une fiche de perso.
Mais quelle technique de charlatan, vraiment. ![]()
Cété cool.
Même si Kogan me parait un peu pété. ![]()
En tout cas vraiment chouette. ![]()
fake-edit: pas encore lu les autres commentaires, je dois surement être un peu redondant. ![]()
Tu gagnes 5 Bon Points Kait pour la peine.
Je ne regrette pas de bosser sur ce chapitre depuis 8h ce matin sérieusement j'ai rien fait d'autre de la journée à part manger et une petite pause "détente". !
Wait, comment il sait ça lui déjà ?
On racontait déjà des choses à la taverne où il a passé quelques jours après l'invasion. ![]()
Je veux dire, on l'a forcément vu. T'espérais quoi? Y a plusieurs centaines de nains en ville, ça jase. Et Doren lui a déjà raconté une partie de l'histoire.
L'accent d'Obseroche est le belge, donc. Je te hais.
Non, c'est l'accent de Lamarcande que j'ai représenté. Celui d'Obseroche est moins visible à l'écrit, il se caractérise plus par une prononciation étrange et des expressions à coucher dehors. ![]()
C'est devenu la foire à la gonade ici.
Mais je te hais tellement.
Voilà, ce genre d'expressions. ![]()
Même si Kogan me parait un peu pété.
Développe "pété", ça m'évitera de commettre la même erreur à l'avenir. ![]()
Personnellement je le trouve dans son élément. Il a été assez malin pour attendre la fin d'une crise, afin d'être certain de ne pas avoir de problème pendant le braquage.
En fait elle l'a déjà rencontré, cette réaction me parait un poil exagérée.
Je sais, ça me paraît pas abusé à ce point. Elle est surprise que Kogan ait quelque chose à voir avec lui, il faut reconnaître qu'Istam a une sacré notoriété. ![]()
Edit: Demain je ferais un dessin de Kogan dans sa nouvelle tenue. Le pauvre se traînait ses fringues de la prison d'Obseroche depuis plusieurs mois. ![]()
En fait elle l'a déjà rencontré, cette réaction me parait un poil exagérée.
Allons, laisse mon perso avoir des fans, veux-tu? ![]()
Istamilétrokool. ![]()