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Topic [RP] Cornedebouc - Page 23

Sujet : [RP] Cornedebouc

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[Usul]
[Usul]
MP
21 octobre 2015 à 23:23:01

Mais j'ai encore besoin de faire un chapitre de transition, donc ça attendra le week-end.

Cette partie était vraie. Il me faut quelque chose entre maintenant et les dix pages de souffrances qui attendent Umgush.

(remarquez, maintenant que j'y pense, j'aime le mot "forgemoine", pas vous ?)

Message édité le 21 octobre 2015 à 23:24:02 par [Usul]
Alex_Truman
Alex_Truman
MP
21 octobre 2015 à 23:52:01

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[Usul]
[Usul]
MP
21 octobre 2015 à 23:55:00

Tu commences à me faire peur, là.

[Usul]
[Usul]
MP
22 octobre 2015 à 14:22:23

Et voilà, comme annoncé, un nouveau chapitre avec le fou préféré des enfants. Comme avec le dernier, il y a peu de chances que les projets d'Alex soient compromis. Notez aussi avec attention le brio avec lequel je bâcle ce chapitre de transition que j'avais jugé nécessaire.
---------------------------------------------------------------------
Mais il semblait que cette nuit n'apporterait aucun repos à Umgush. Aussitôt après avoir disposé des corps, il fut interrompu dans son errance par les cris d'un marchand.

"-Arrêtez ça où j'appelle la Garde !
-Te gène, vieillard, la garde viendra pas. Ils ont des priorités, et t'es pas assez important pour être sur leur liste. Maint'nant, arrête de brailler et lâche la gamine.
-Jamais ! Qu'allez vous en faire, pourceaux ?
-Pas ton affaire. Pas la mienne non plus, j'dois dire. Quelqu'un veut des enfants, j'demande pas pourquoi. Bon les gars, débarassez-moi de ça, faut pas qu'on reste trop longtemps."

Un des acolytes s'approcha du nain d'un air menaçant. Il tenait un long coutelas qu'il maniait avec un plaisir évident. Sans autre forme de procès, il frappa le marchand au ventre avec la lame. Mortellement blessé, celui-ci s'effondra en crachant du sang.

A ce moment là seulement le dirigeant de l'opération remarqua que son deuxième garde du corps était absent. Il le chercha du regard et vit un mendiant crasseux à l'autre bout de la ruelle.

"-Gakit, on a peut-être un problème. Règle-le."

Le tueur se retourna et dévisagea sa victime désignée. Celle-ci se tenait immobile à une dizaine de mètres d'eux. C'était difficilé à dire, mais il semblait fixer intensément l'enfant que les deux crapules menaçaient. Le chef l'interpella.

"-Toi ! Qu'est-ce que tu veux ? Arrête de fixer le putain de mur et dis-moi où est mon deuxième gars !"

Pas de réponse. Le nain sors une dague et commence à avancer.

"-Gakit, arbalète."

Le carreau file et touche le nain en plein torse. A la grande surprise des deux bandits, la pointe est dévié par le vêtement de l'inconnu et s'enfonce dans la nuit.

"-Putain, Gakit, j't'avais dis de pas acheter tes munitions chez Dakoz ! Qu'est-ce que t'attends, tire encore !
-Cétait du bronze volé à la capitale. Et j'ai plus de carreaux.
-Quoi ? T'en as tiré qu'un !
-Trop cher.
-Refais-moi un coup pareil et je laisse ton corps pourrir dans le caniveau. Bon, on va s'en occuper à l'ancienne. Viens avec moi.
-Merde, il s'enfuit !"

Et en effet, le nain avait fait demi tour et disparaissait dans une ruelle peu éclairée. Les deux tueurs s'élancèrent à ses trousses, décidés à ne pas laisser de témoin en état de parler.

Lorsqu'ils eurent disparus, la jeune naine qu'ils avaient voulu enlever sortit de sa cachette. Tremblant de tous ses membres, elle s'agenouilla devant le cadavre du marchand et se mit à pleurer.

Elle pleura longtemps, vidant son corps de ses larmes jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus émettre que des râles violents. Alors, elle entendit des pas dans son dos.

Cétait Umgush le Fou, celui que ses parents l'interdisait d'approcher, disant qu'il était touché par les dieux et que sa place était en dehors de ce monde. Se pouvait-il qu'il fut l'inconnu que les méchants nains avait pourchassé ? La vision de son bras tailladé laissait entendre que oui. Apparemment, les bandits avaient rencontré plus violent et primitif qu'eux. Rangeant dans un coin de son esprit les avertissements de ses parents, la fillette tendit le bras vers le fou.

"-C'est ...c'est toi qui m'a aidé ? Merci. Mes parents disent que je ne dois pas te parler, mais tu es gentil, en fait", dit-elle en posant sa main sur son bras blessé.

Mais ce geste n'eut pas l'effet escompté. Alors qu'elle parlait, Umgush la jeta à terre et s'enfuit en hurlant, en proie à d'horribles visions.

La pluie tombait drue sur les quartiers extérieurs de la Ville-Montagne d'Osorineth. L'orage faisait rage depuis plusieurs jours déjà et même les nains les plus calmes commençaient à s'impatienter. La ville se préparait à la guerre, et les citoyens tremblaient en entendant les histoires des armées gobelines et de leurs monstrueux généraux.

Dans une des tavernes du Quartier Est, un des nains s'apprêtait à rentrer chez lui. Il n'était pas ivre, mais avait bu suffisamment pour que l'absence de sa famille, partie en visite chez des parents, ne le tourmente pas durant la nuit. Ce nain était un nain classique, robuste et endurant comme tous ceux de sa race, il arborait la musculature de celui qui réalise un travail éprouvant. Un soupir, et il quitta rires et chants pour s'aventurer dans la nuit.

Avec l'orage que subissait la ville, tout autre qu'un nain aurait eu besoin d'une torche pour trouver son chemin. Jouissant de la vision nocturne propre à sa race, il n'eut que peu de mal à rejoindre la rue dans laquelle il habitait. A sa grande surprise, quelqu'un attendait devant sa porte. Il s'approcha avec circonspection de l'inconnu. La guerre exarcerbait les passions et appauvrissait les familles, et il n'était pas rare que des nains rentrant seuls d'une beuverie soient attaqués. Si c'était là le but de la silhouette, elle allait vite se rendre compte qu'il n'était pas ivre et parfaitement capable de se défendre.

L'inconnu se planta devant lui et retira sa capuche. A sa vue, le nain tressaillit. Ker Tarmidudir, l'Oeil du Roi. C'était un personnage sombre que peu de gens avait le privilège de connaître. Le peuple le pensait une simple légende destinée à tuer dans l'oeuf toute opposition au Roi, et notre nain était un des rares à avoir travaillé avec lui sans avoir été réduit au silence. Il n'aimait pas le Maître Espion, c'était un être étrange qui semblait apporter le malheur avec lui et ne se montrait jamais sans une bonne raison. Assurément, sa présence dans cette ruelle ne pouvait être de bonne augure.

"-Bénis soient les dieux, je te trouve enfin ! Ecoute-moi sans m'interrompre, c'est important.
-Que veux-tu, Ker ? Je suis fatigué et le Roi sais où me trouver s'il a besoin de moi.
-Vas-tu te taire, idiot ! C'est pour toi que je suis ici !"

Quelque chose n'allait pas, Ker était agité. C'était la première fois que le nain le voyait dans un tel état.

"-Ecoute-moi, une armée de gobelin s'approche de la ville d'Usad-Thunen. Ils seront sur place dans une poignée de jours.
-Usad-Thunen ! Ma femme est là bas av..
-... ta fille, je sais. Tu ne dois pas perdre de temps. Un cheval t'attend à la porte Nord. C'est une de ces bêtes elfes, tu ne devrais pas avoir de mal à te faire obéir. Ces animaux sont rapides, tu peux y arriver. Mais il y a autre chose : le Roi est furieux depuis la mort du prince Limul. Si tu quittes la ville maintenant, tu ne pourras plus revenir.
-Je... je n'ai pas le choix, Ker. Je pars.
-Je savais que tu dirais ça. Bonne chance, et j'espère ne jamais te revoir. Les circonstances pourraient être différentes.
-Le Roi finira par se calmer. C'est un homme bon. Merci à toi, et adieu.
-Attends ! Tu auras besoin de cela. Je les ait récupérés chez toi."

Ker tendit au nain un manteau de voyage enroulé autour de deux objets lourd. Le manteau était bien connu du nain, c'était une de ses créations les plus complètes. Les deux autres objets étaient une dague et une hache.

"-Cette hache...
-C'est celle de ta famille, oui. Ne me demande pas comment je suis entrée dans ton bureau. Tu pourrait en avoir besoin, mais n'en fait pas trop, je sais que tu n'as jamais été un maître. La dague est une de mes préférées. Maintenant, ne perd pas ton temps à poser des questions idiotes et cours à la porte Nord ! "

Sans un mot, le nain pris les deux armes et se lança dans une course effrenée au travers des rues de la ville. La crainte diffuse qu'il ressentait depuis quelques jours avait laissé place à une terreur inouie qu'il ne parvenait à endiguer qu'en s'accrochant à l'espoir qu'il pouvait arriver à temps. Il traversa le quartier nord avec la célérité d'une tempête et arriva sans tarder devant les portes. Malheureusement pour lui, ces dernières étaient gardées par des gens zèlés.

Celui qui était de faction était un jeune nain tous juste nommé garde. Ce n'était pas une mauvaise personne, mais il pouvait se montrer tétu aux pires des moments. Comme la plupart des gardes, il connaissait notre nain.

"-Halte ! Il est interdit de quitter la ville pendant la nuit. Reculez, citoyen, et rentrez chez... Toi ? Que fais-tu ici, tu sais très bien que le Roi a interdit que les Maîtres quittent l'enceinte de la ville !
-Ne me fais pas perdre mon temps, Zan, ma famille est en danger. Je dois quitter cette ville, et ce n'est pas le Roi qui m'en empêchera !
-Bon sang, tu sais très bien ce qu'il me fera si je te laisse passer !
-Ecarte-toi, Zan, ne fais pas me répéter.
-Désolé, mais non. Tu n'es pas un guerrier, je peux t'arrêter."

Le jeune nain était résolu à ne pas céder. La pensée de la récompense qui l'attendait s'il empêchait la fuite de celui qui lui faisait face suffisait à faire taire toute considération qu'il pouvait ressentir pour le fuyard. La main posé sur son arme, il se tenait près à agir.

"-Zan, je te le demande une dernière fois, laisse-moi sauver ma famille.
-Non.
-Très bien. Je suis désolé."

Le jeune Zan avait vu juste, le nain n'était pas un guerrier. Il n'avait pas suivi l'entrainement sans pitié de la Garde et n'avait aucune chance de triompher d'un de ses membres en combat singulier. Heureusement pour lui, le jeune Zan n'était guère plus qu'un enfant s'imaginant un adulte, et il était amplement capable de mettre une raclée à un gamin récalcitrant.

L'action fut rapide. Le jeune garde se tenait droit en plein centre de la rue, son épée dans une main et son bouclier dans l'autre. Ses yeux ne quittait pas la hache que tenait son adversaire, persuadé que c'était là le seul danger de la nuit. Il n'eut pas l'opportunité de se rendre compte de son erreur, le poing du fuyard le frappa à la tête et il n'eut que le temps de regretter d'avoir retiré son casque avant de sombrer dans l'inconscience. Son adversaire ne prit pas la peine de s'assurer de son état : il avait mieux à faire et le temps lui était compté. Il passa l'entrée en courant et entreprit de chercher sa monture.

Il la trouva à quelques pas du poste de garde. C'était un cheval elfe magnifique qui semblait taillé pour la vitesse. Avec une bête pareille, peut-être avait-il une chance d'arriver à temps. Ce cheval inconnu était son seul espoir, et il entendait bien le saisir.

Il quitta la ville sans même jeter un regard derrière lui. Cette ville dans laquelle il avait vécu des années et qui l'avait vu s'élever de simple travailleur au rang de Maître reconnu par le Roi, cette ville dont beaucoup disait qu'elle n'avait pas d'égal sur ce monde, il la quittait volontier si cela voulait dire retrouver sa famille.

Ainsi, je quitte Osorineth sans espoir de retour. Ma peine est grande de devoir abandonner cette carrière si noble, mais je sais que j'ai fait le bon choix. Le seul choix. Si j'étais resté, le roi aurait fini par ne plus m'accabler pour la mort de ses fils. Peut-être aurais-je été nommé Maître de Guilde dans les années qui auraient suivies la fin de la guerre. Cela aurait été un immense honneur, et une véritable reconnaissance de mon talent.

J'aurais eu tout cela si j'étais resté, et pourtant je sais que cela en vaut la peine. Les honneurs ou la richesse ne sont rien si je dois leur sacrifier ma famille, et il n'y a rien de plus précieux à mes yeux que Kesh. Kesh, si fière du travail de son père et qui n'est heureuse qu'un marteau à la main. Kesh le feu follet. Ma petite flamme...

Et je les ai laissées partir ! Lorsqu'Adir m'a annoncé son départ pour cette visite anuelle qu'elle rend à ses parents, je n'ai pas réfléchi aux conséquences possibles. J'étais surchargé de travail, et quel mal pouvait donc frapper des nains dans la puissante cité d'Usad-Thunen, gardée telle qu'elle l'était par les milliers d'hommes et d'elfes auquels elle servait de havre ? J'ai pensé cela, et même maintenant je ne peux m'imaginer une armée assez puissante pour espérer prendre une place aussi bien défendue.

Kesh... je dois me dépêcher.

[Usul]
[Usul]
MP
22 octobre 2015 à 14:23:35

Le cri sans fin de l'horreur infinie, perçant son crâne avec une violence inouïe. Le sentiment d'impuissance totale devant la réalité du monde. Le reproche inlassable répété à son âme.

Tout doit cesser, il ne peut continuer. Que le monde s'arrête, que les dieux meurent, mais que le bruit cesse ! Il supplie le vide en espérant une réponse. Mais point de réponse, seul les cris et les reproches. Infinis. Insupportables.

Il faut qu'ils cessent. Il fera n'importe quoi pour un instant sacré sans entendre les cris.

Il a une idée. L'espoir enfle dans son esprit, gonfle et renverse sa raison. Il sort sa dague.

Les cris, toujours eux. Il les supporte. L'espoir est là, désormais, il sait quoi faire. Souriant, il se tranche les oreilles.

Le calme sacré. La disparition des cris laisse un vide en lui. Aussitôt la place prise, elle est occupée à nouveau.

L'absence de cris et de reproches. L'absence de son. Alors qu'il réalise ce qu'il a fait, il sombre dans les ténèbres.

Message édité le 22 octobre 2015 à 14:24:41 par [Usul]
Kait
Kait
MP
22 octobre 2015 à 15:51:52

Ça fait un sacré paté :ouch:
J'ai pas tout compris, je vais relire une deuxième fois :hap:

Kait
Kait
MP
22 octobre 2015 à 16:00:45

Ok, c'est cool.

N'empêche, Umgush est pratique, tu peux l'utiliser pour faire du total hors-sujet simplement en disant que c'est une vision :hap:
Peut-être que je m'en servirais pour raconter une histoire trouvée dans le mode légende, un de ces quatre :hap:

[Usul]
[Usul]
MP
22 octobre 2015 à 16:06:04

Parfaitement, c'est mon excuse pour ne pas faire avancer l'histoire. Au cas où ce n'est pas clair, ça reste lié à Cornedebouc. Je pensais juste qu'il me fallait procurer un passé à Umgush. Maintenant que c'est fait, il va pouvoir avancer.

Kait
Kait
MP
22 octobre 2015 à 16:16:44

Oui, t'inquiètes, j'avais compris, quand je parlais d'hors sujet, c'était un terme exagéré pour dire truc par lié directement à l'histoire.

Alex_Truman
Alex_Truman
MP
22 octobre 2015 à 20:31:35

MAIS... :cute:
C'est incroyablement bon! :cute:

J'adore l'atmosphère que tu as instillé, et la dimension effrayante que tu as réussi à associer à l'armée gobeline (qui était apparue jusque-là comme une joyeuse bande de bras cassés suicidaires). On sentirait presque l'odeur de la ville en train de brûler. :bave:

Et Umgush, personnage intéressant et profond. En levant ainsi une partie du voile de mystère l'entourant, tu as rendu plus facile son intégration dans les chapitres des autres participants. Ce qui me fait penser que le passé des autres acteurs mériterait aussi d'être développé.

En passant, le fait que le carreau ricoche sur son torse est-il dû à ce qu'il reste de son manteau de voyage -probablement tissé en fibres métalliques :-))) - ou à une protection divine / des convictions mystiques affirmées / une maitrise de la magie?

Ah, et:

-Cétait du bronze volé à la capitale. Et j'ai plus de carreaux.
-Quoi ? T'en as tiré qu'un !
-Trop cher.

:rire:

[Usul]
[Usul]
MP
22 octobre 2015 à 21:07:29

Pas de magie autre celle de l'artisan (mais peut-être pas ce genre de fibres). Je respecte le lore de DF du mieux que je peux.

Et si mes gobelins sont terrifiants, c'est surtout parce que ceux de l'endroit dont vient Umgush ont un certain nombre de démons pour les mener, et que ceux-là ne rigolent pas. D'ailleurs, j'ai pris la liberté de donner un peu de punch à ceux fait de matériaux tels que la fumée ou l'eau (et au passage, ce comportement est possible à obtenir dans le jeu, j'étais super content quand je m'en suis rendu compte).

Ce qui me fait penser que le passé des autres acteurs mériterait aussi d'être développé.

J'adorerais.

Message édité le 22 octobre 2015 à 21:10:27 par [Usul]
Kait
Kait
MP
22 octobre 2015 à 21:33:02

C'est prévu :oui:
Bien que pour certain il n'y ai pas grand chose à dire.

Mais avant ça faut que je fasse un rerun des 24 pages de Cornebouc :hap:

Ange_Pleureur
Ange_Pleureur
MP
22 octobre 2015 à 23:57:09

On n,avait pas un projzt de petit site web ou de pdf mis à jour pour mieux s'y retrouver :hap: ?

[Usul]
[Usul]
MP
23 octobre 2015 à 00:18:23

Faut avouer qu'avec les 140 pages non remis en forme (littéralement juste copié/collé), c'est un certain travail. Mais ce serait cool. Vraiment très cool.

Alex_Truman
Alex_Truman
MP
27 octobre 2015 à 01:44:04

Maintenant que j'y pense, si le roi débarque un jour à Cornedebouc, il va être surpris en reconnaissant Umgush -un tant soit peu qu'il y parvienne. :hap:

J'écris la suite!

Alex_Truman
Alex_Truman
MP
27 octobre 2015 à 06:55:34

"J'abandonne." soupira Sodel, à la fois désabusée et de mauvaise humeur.

Chokolate Biyme porta un regard pénétrant sur la jeune naine se tenant devant son bureau. Légèrement plus grande que la moyenne, son physique effilée, son air espiègle et ses cheveux roux en bataille lui donnaient une beauté mutine attirant les regards sans difficulté aucune. Mais, au-delà de son physique plaisant, ce qui avait réellement retenu l'attention du maire de Cornedebouc chez cette mécaniste fraîchement débarquée de la capitale était son ambition.

"Je vous demande pardon?" répliqua-t-il sur un ton neutre, écartant la paperasse qu'il était en train de traiter.
- Vous m'avez très bien comprise." insista Sodel.
- Je crains que non, malheureusement." s'étonna le maire. "Quel est le problème..?
- Cessez de jouer les idiots." le coupa la mécaniste. "C'est insultant, et cela nous fait perdre du temps à tous les deux."

Devant le silence interrogateur de Biyme, elle finit par poursuivre:

"Vous m'avez proposé une tâche impossible à réaliser, sachant que je ne saurais refuser au vu de la récompense promise. Si vous cherchiez un prétexte pour vous débarrasser de moi, vous n'aviez qu'à me dire que je n'étais pas la bienvenue ici, et je serais rentrée à la capitale sans demander mon reste!
- Et vous m'accusez de jouer les idiots?" répliqua Biyme. "Point de machination ici. A dire vrai, je pensais réellement que vous étiez à la hauteur pour cette tâche.
- C'est au-delà de mes forces." grogna Sodel avant d'ajouter, presque de mauvaise grâce "...et probablement au-delà de mes compétences.
- Allons bon!" s'exclama le maire. "Qu'est-ce qui vous contrarie? Son infirmité? Je suis sûr qu'il dispose d'autres qualités pour la compenser! Il est loin d'être un laideron, et il est d'une bonne humeur et d'une gentillesse désarmante.
- Cela n'a absolument rien à voir." lança sèchement la mécaniste.
- Dans ce cas, il s'agît de vos attentes?" déduit Biyme. "Je vous l'ai dit. Une fois que votre tâche sera accomplie, vous disposerez du poste de chef-ingénieure de Cornedebouc ainsi que des quartiers confortables allant de pair, sans oublier une coquette somme en or. Cela vaut bien quelques tracas, ne croyez-vous pas?
- Cette position aurait dû me revenir d'office dès mon arrivée!" explosa Sodel. "Au lieu de ça, je me retrouve à jouer les assistantes pour un chef-mécaniste incompétent! Pour un... Un McTruman!"

Elle avait craché ce nom comme s'il lui avait brûlé la langue. Biyme poussa un profond soupir, et s'efforça de sourire chaleureusement à la naine tremblante de rage.

"Voyons, ma chère, nul besoin de s'offusquer. Je suis au courant de l'antagonisme caractérisant les relations entre vos deux familles, et c'est ce qui devrait faire tout l'attrait de la situation en ce qui vous concerne! J'ai du mal à croire que vous n'ayez pas compris l'opportunité dont vous disposez!
- En quoi être forcée de travailler avec cet incapable est-il une opportunité?!" s'exclama Sodel, hors d'elle.
- Votre tâche n'est pas seulement de travailler avec lui." lui rappela le maire. "Mon... Prédécesseur semblait avoir compris la nécessité de contenir les élans de créativité du seul et unique mécaniste de la forteresse, afin d'assurer la sécurité de ses citoyens. Malheureusement -si je puis parler ainsi-, il ne semble pas avoir eu temps de mettre au point un quelconque réel stratagème en ce sens. Ceci est votre véritable tâche, ma chère. Faire en sorte qu'il reste distrait assez souvent de son travail pour qu'il ne puisse causer de nouvelle catastrophe. Rien d'impossible pour qui saurait user de ses... charmes?
- Mes charmes?" répondit calmement Sodel, pourtant blanche de rage. "Cet avant-poste compte une nouvelle mécaniste autrement plus qualifiée que le charlatan actuellement en place, et vous vous bornez à le garder à son poste, tout en me demandant de... Quand ma famille apprendra cela, votre tête se retrouvera sur le billot du marteleur.
- Oh?" s'amusa Biyme. "Vous m'en voyez étonné. Ce qui m'étonne le plus, cependant, est que l'héritière de la prestigieuse famille Thatthillisig, dernière d'une longue lignée de mécanistes illustres, ne soit toujours pas parvenue à me procurer les plans des installations érigées par un simple McTruman.
- Je..." balbutia Sodel, soudain prise de court.
- Car est l'opportunité que vous semblez ne point voir." l'interrompit un Biyme radieux. "Une fois que je disposerai de quelqu'un sachant faire fonctionner -et entretenir- tout l'appareillage présent en ces lieux, ce cher Urist ne me sera plus d'aucune utilité. Ne voyez-vous toujours pas? Vous avez la possibilité d'écarter un McTruman, de le faire quitter ces lieux en disgrâce tandis que vous vous approprierez tous ses titres et ses fonctions! Sans parler du choc émotionnel quand il apprendra que la responsable de sa chute n'est autre que la personne qu'il considérait comme une tendre amie! Cela vaut bien la peine de donner un peu de vous-même, n'est-il pas?"

La mécaniste mit quelques secondes pour se ressaisir.

"Si c'était aussi simple! Vous l'avez dit vous même, il n'est pas qu'incompétent, il est aussi dangereux! Travailler dans son environnement immédiat est un danger de tout instant!
- Comme je vous l'ai dit, ne lui laissez pas le temps de travailler!" répliqua vivement le maire. "Des atouts féminins ont fait tourner la tête de plus d'un roi, alors un simple mécaniste...
- Il ne semble pas se sentir concerné par cet état de fait." ironisa Sodel. "Toutes mes tentatives pour le distraire se sont au mieux soldées au mieux par une indifférence totale, et au pire par une dense incompréhension de sa part, rendant la situation plus qu'embarrassante pour moi.
- Vous ne le côtoyez que depuis une semaine." dénota Biyme. "Ces choses-là prennent du temps. Redoublez d'effort, procurez-vous les informations que je vous réclame et tout sera fini pour lui, tandis que vous aurez tout ce qui vous a été promis!
- Là est le problème!" avoua la jeune naine. "Je dispose déjà d'un accès libre à tous ses plans! Mais c'est tout bonnement incompréhensible! Je me demande encore comment la plupart de ses réalisations peuvent fonctionner, quand ce n'est pas tenir en un seul morceau! Sans compter tout ce qu'il n'a pas mis à l'écrit! Et quand il tente de m'expliquer, c'est encore pire!
- Rien qui ne puisse être résolu avec du temps de réflexion, donc." conclut Biyme, sans prêter attention aux protestations de la mécaniste. "Revenez me voir quand vous aurez des résultats.
- Mais...
- Oh, et dans le cas où vous échoueriez ou décideriez de renoncer, vous savez à quoi vous attendre." ajouta-t-il.
- Vous... Vous comptez vous débarrasser de moi?" murmura une Sodel pâlissante.
- Grand dieux, non!" s'exclama le maire en riant. "Vous vous croyez dans une tragédie humaine? Il n'y a point de conspiration ou de cabale en place, ici! Notre cher chef-ingénieur a simplement des sympathies pour l'ancien dirigeant des lieux, qui -vous avez dû l'entendre- a causé quelques problèmes, et c'est pourquoi il doit être écarté. Pour le bien de la forteresse. Je vous signifiais juste qu'en cas d'échec, vous devriez renoncer aux récompenses promises."

Biyme la suivit du regard alors qu'elle quittait son bureau, et abattit sa tête en arrière, poussant un profond soupir. Tant de tracas pour un seul nain. Mais qui d'autre qu'Urist McTruman savait utiliser le complexe système de visée de Tholthig, le titanesque balistonagre trônant au-dessus des portes de Cornedebouc? Qui d'autre connaissait le fonctionnement du tentaculaire réseau de chemin de fer parcourant toutes les artères de la forteresse, aux innombrables aiguillages et appareils de lancement de chariots? Qui pourrait se targuer de comprendre le système de pompes faisant remonter l'eau du lac souterrain, alimenté par un moulin à vent bancal qui restait accroché à la paroi de la montagne par on ne savait quel miracle? S'il venait à arriver quelque chose au mécaniste calamiteux, le tout tomberait en ruine en moins d'un mois, privant ainsi l'avant-poste d'infrastructures et de systèmes de défenses vitaux.
Ainsi apparaissait la nécessité de disposer d'un remplaçant plus compétent, bien que capable de comprendre et d'entretenir les créations de son prédécesseur. En attendant, McTruman disposait du statut contrariant d'intouchable. Et bien qu'il ne représente pas un danger immédiat, il occupait pour le moment le haut de la liste des personnes encombrantes de Biyme. Ce qui en disait beaucoup sur l'état de la forteresse depuis le départ de Scar.

Se débarrasser des cuirs noirs avait été d'une facilité déconcertante. Il avait suffi de prendre la parole devant la population, et de lui dire la vérité. Tout du moins en partie. Le peuple était facile à influencer. On lui révélait que le pouvoir en place l'avait manipulé, et le voilà qui se soulevait, destituait ledit pouvoir, en mettait un nouveau en place, et continuait de se faire manipuler.
Devant la gigantesque foule de mécontents, et sans Jadas ni Scar pour les guider, la milice privée avait dû battre en retraite. Beaucoup de cousins de l'ancien dirigeant croupissaient maintenant dans les geôles de Cornedebouc, attendant un procès qui tarderait bien sûr à venir. Certains étaient parvenus à s'enfuir lors du soulèvement. D'autres avaient subi la vengeance aveugle et expéditive du peuple en colère.
En ce qui concernait l'opposition fantoche mise en place par Scar, elle avait posé encore moins de difficultés. Le maire connaissait chacun d'entre-eux, même ceux qui pensaient avoir conservé l'anonymat lors des réunions. L'odeur de leur sang, différente pour chacun d'eux, les avait trahis.
Biyme compta sur ses doigts. Parmi les quatre autres fondateurs restants, Nôran et Jamal ne représentaient aucun danger, de par leur non-alignement. Thorek se trouvait toujours à l'hôpital -et son antipathie pour Scar était connue de tous-, et le problème de McTruman ne saurait tarder à être réglé.

En ce qui concernait les figures notables de l'avant-poste, bien peu d'entre-elles pouvaient l'inquiéter. Ainsi, le maître joaillier Vncvd avait pris McTruman en sympathie mais n'avait pas apprécié les mesures prises par Angeenlarmes. Pendant le soulèvement, le Capitaine de la garde McEdern s'était borné à protéger l'hôpital avec quelques hommes; lorsqu'il s'était enquis des raisons de l'absence de son ami et frère d'armes Morul, il lui avait été expliqué que ce dernier avait reçu pour mission de partir immédiatement à la poursuite de Scar, ce qui cadrait parfaitement avec les documents compromettants qu'il avait découvert dans la chambre du trappeur.

Bomrek Kazadror, garde personnel du pré-cité Scar, avait été l'un des derniers à rejoindre les cellules de la forteresse, après avoir bel et bien failli faire échouer la totalité du soulèvement à lui tout seul. Une foule en colère a beau avoir l'intelligence du plus bête de ses membres, elle ne manque pas pour autant d'instinct de conservation. Lorsque Bombrek avait vu plusieurs centaines de nains se ruer sur lui avec la ferme intention de le saigner à blanc, quelque chose avait changé dans son regard. On raconte que dans des situations où la mort est inévitable, on finit par l'accepter, comme si quelque chose s'éteignait en nous. Dans le cas de Kazador, ce fut comme si un brasier gigantesque s'était soudain déchaîné en lui, embrasant la totalité de son âme et laissant apercevoir les flammes de l'enfer par ses yeux. Tout à coup, ce n'était plus la foule qui fondait sur Bomrek, mais Bomrek qui fondait sur la foule en hurlant comme un démon, la percutant de plein fouet et détruisant tout sur son passage. Les émeutiers avaient été renversés comme des quilles. Ceux qui avaient eu la malchance de se trouver à portée immédiate des membres du guerrier avaient été soulevés du sol et utilisés comme armes contondantes ou projectiles improvisés. En quelques secondes, un cercle impalpable et pourtant infranchissable s'était formé autour de lui, contre lequel la foule s'écrasait comme une marée humaine contre une digue immatérielle. A chacun de ses coups tombait un insurgé. Ses cris déments avaient bien vite dominé le vacarme ambiant.
Et à chacune des victimes qu'il avait fait, il avait un peu plus gagné l'ascendant psychologique sur ses adversaires. Le point de rupture avait été atteint lorsqu'il avait finalement dégainé sa hache familiale.
La foule avait alors reculé comme un seul homme avant de battre en retraite dans la panique la plus totale, un Bomrek possédé sur ses talons.

Voyant un demi-millier de nains s'enfuir en hurlant de terreur devant un seul, Biyme n'avait su comment réagir. Au cours de sa longue existence de vampire, il avait vu beaucoup de choses incroyables. Mais c'était la première fois qu'il assistait à une véritable transe martiale, cet état d'exaltation fanatique seulement décrit dans les légendes de son peuple.

Le problème s'était étrangement réglé de lui-même quand Bomrek avait soudain bifurqué vers le cellier pour s'y barricader. Quand on était enfin parvenu à forcer la porte, plusieurs heures après la fin du soulèvement, on l'avait retrouvé ivre-mort, et il n'avait pas été difficile de l'amener aux geôles.

Biyme sourit intérieurement. Moins de deux semaines après la fuite de Scar, son pouvoir était déjà en passe de devenir incontesté.

Alex_Truman
Alex_Truman
MP
27 octobre 2015 à 06:56:08

"QU'EST-CE QUE TU FICHES DANS MES CUISINES?!"

Sodel sursauta. Se retournant maladroitement, elle manqua de renverser une pile de casseroles et se retrouva face à l'énorme Nôran Alabrok, maître des cuisines de Cornedebouc.

"Je... Je venais juste demander une bouteille de vin de champignon." balbutia-t-elle en observant avec inquiétude l'énorme hachoir pendant à la ceinture de l'imposant cuisinier. "C'est pour l'atelier de mécanique. On a beaucoup de travail, et c'est plus court de venir chercher des provisions ici."

Nôran la scruta pendant quelques secondes qui lui parurent interminables, puis émit un grognement désapprobateur alors qu'il tendait la main vers l'étagère pleine à craquer de bouteilles et de tonnelets divers.

"Je croyais que cet incapable de McTruman travaillait seul?" s'étonna-t-il.
- Plus maintenant." l'informa Sodel. "Je suis son assistante. Ordre du maire.
- Dans ce cas, fais-lui passer un message." lui ordonna Nôran en lui tendant la bouteille. "On va bientôt avoir besoin d'une troisième voie de chemin de fer allant des cuisines aux réserves. J'ai l'impression de voir de nouveaux arrivants chaque jour."

Zigzagant à travers le ballet des dizaines de commis animant les cuisines, Sodel prit le chemin menant à la sortie de la forteresse et bifurqua avant d'en atteindre les portes, se retrouvant dans la large galerie déserte menant à l'atelier de mécanique. Alors que le bruit de la forteresse s'estompait peu à peu, elle repensa aux mots du maire.

Dire que sa famille et celle du mécaniste calamiteux se haïssaient était quelque peu exagéré. Oh, les Thatthillisig détestaient bel et bien les McTruman, et avaient toutes les raisons de le faire. Mais les McTruman ne semblaient jamais s'en être formalisés, et face aux tons glaciaux et aux répliques acerbes des Thatthillisig, ils étaient toujours courtois et souriants, ce qui ne faisait évidemment qu'empirer les choses. N'importe quel Thatthillisig aurait dit que les McTruman étaient une disgrâce pour toutes les professions de l'ingénierie et qu'ils mériteraient d'être bannis du royaume. Et n'importe quel McTruman aurait dit que les Thatthilissig étaient "de bien braves et aimables gens :hap: ".

Cela avait été illustré une semaine plus tôt quand, découvrant que sa nouvelle assistante imposée était une Tahtthillisig, Urist McTruman s'était contenté de lui souhaiter chaleureusement la bienvenue, affichant cet air mi-benêt mi-candide qui semblait être propre aux membre de sa famille. Sodel, elle, avait failli s'étrangler de rage.

Arrivant enfin face aux gigantesques panneaux de bois coulissants qui marquaient l'entrée de l'atelier, Sodel inspira profondément et rajusta son tablier.

"Urist?" appela-t-elle sur un ton qu'elle se força de rendre aimable. "J'ai apporté du vin! Ça te dirait de faire une pause?"

Elle pouffa involontairement devant le ridicule de la situation. Si un McTruman avait osé débarquer ainsi dans un atelier de sa famille, les meubles auraient volé.

La dernière chose qu'elle vit fut une herse gigantesque volant à l'horizontal traverser littéralement le panneau lui faisant face et la percuter de plein fouet, la clouant sur la paroi du tunnel située dix mètres plus loin.

"GESHUD TOUTE-PUISSANTE! :peur: " s'exclama un McTruman visiblement en état d’ébriété en sortant de l'atelier à toute vitesse. "JE T'AVAIS DIT DE NE PAS TOUCHER A CA!"

Il fut bien vite rejoint par un Bomrek fraîchement évadé et tout aussi ivre que lui.

"Par Nadak, Etur, Egul et tout le panthéon réuni!" s'écria ce dernier en découvrant le corps de Sodel cloué au mur par la herse. "Elle est morte! :malade:
- On l'a tuée! :peur: " renchérit le mécaniste.
- C'est un meurtre! :malade:
- Je suis un meurtrier! :peur:
- T'es bon pour le marteleur! :malade:
- Je suis bon pour le marteleur! :peur:
- Il faut cacher le corps!" paniqua Bomrek en zigzagant vers l'atelier pour y chercher une pelle.
- Cachons le corps!" s'affola McTruman en clopinant en cercle.
- Que s'est-il passé...?" gémit faiblement Sodel.
- ELLE EST VIVANTE! :peur: " hurla McTruman.
- PAR NADAK! :malade: " beugla Bomrek en abattant sa pelle de toutes ses forces sur la tête de Sodel.
- POURQUOI T'AS FAIT CA?" hurla McTruman.
- IL FALLAIT L'ACHEVER!
- MAIS ELLE ÉTAIT VIVANTE!
- IMPOSSIBLE! ELLE ÉTAIT MORTE!
- ELLE A PARLÉ!
- CA DEVAIT ÊTRE L’ŒUVRE D'UN NECOROCOMANSSIEN! :malade:
- J'AI PEUR DES NERCOROMANSSIENS! :peur:
- IL FAUT FUIR!
- ON NE PEUT PAS LA LAISSER ICI!" hurla le mécaniste en tirant sur la herse pour dégager le corps de Sodel.

Bomrek souleva le corps au-dessus de sa tête à bout de bras, et les deux nains sous éthanol s’engouffrèrent à toute allure dans les tunnels les moins fréquentés de la forteresse.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Le regard dans le vague, comme en proie à une conversation intérieure, Umgush errait dans les catacombes de Cornedebouc. Moins d'une vingtaine de sépultures étaient occupées. Le dernier des sept fondateurs, les quelques soldats tombés lors du seul siège qu'avait connu la forteresse, une poignée civils mort dans des circonstances diverses, les quelques cuirs noirs tombés lors du soulèvement...

Soudain, il se figea. Des voix raisonnaient dans les couloirs.

"Ca veut pas s'ouvrir! :peur:
- Utilise la pelle pour faire levier! :malade:
- Bomrek... Il y a déjà un corps dedans! Il a l'air d'être mort! :peur:
- Il est mort! :malade:
- Et ça pue! :peur:
- Quelle horreur! :malade:
- On a qu'à mettre Sodel dedans et refermer le sarcophage. Personne ne la cherchera ici!

Comme si un pressentiment les avait tous deux frappé au même moment, ils se retournèrent simultanément pour découvrir la silhouette décharnée d'Umgush. S'ils auraient probablement été capables de le reconnaître dans des conditions normales, la pénombre ambiante associée à la peur et à l'alcool en décida autrement.

- UN FANTÔME! :peur:" hurla McTruman.
- ON A PROFANÉ SA TOMBE! :malade: " paniqua Bomrek.
- ON VA ÊTRE MAUDITS! :peur:
- TU M'AURAS PAS VIVANT! :malade: " hurla Bomrek en abattant sa pelle sur le crâne d'Umgush.
- RÉCUPÈRE SODEL!" s'affola McTruman.

- - - - - - - - - - - -

Biyme sortit de son bureau, et se dirigea vers les forges, des ordres de production plein les mains. Le fil de ses pensées fut interrompu par des cris qui semblaient se rapprocher.

"ELLE PERD DES MORCEAUX! :malade:
- ELLE SE DÉCOMPOSE?! :peur:
- JE CROIS QU'ON A PAS PRIS LE BON CORPS! :malade:
- TU PLAISANTES? :peur: "

Ses réflexes vampiriques ne lui furent d'aucune utilité lorsque les deux acolytes le percutèrent de plein fouet, envoyant un cadavre à demi décomposé s'écraser sur la porte de son bureau.

"RAMASSE LE CADAVRE!" paniqua McTruman. "IL FAUT LE RAMENER LA-BAS!
- AVEC LE FANTÔME? JAMAIS DE LA VIE!" hurla Bomrek en soulevant le corps avant de reprendre sa course. "ON A QU'A L'ENTERRER DANS LA FORET!
- BONNE IDÉE!" approuva McTruman.
- KAZADOR?! :-(( COMMENT VOUS ÊTES VOUS ÉVADÉ?!"

Bomrek leva les yeux, et constata avec horreur que le "cadavre" qu'il était en train de transporter n'était autre que Chokolate Biyme.

"FLARGHARBL! :malade:" hurla-t-il en le lâchant avant de lui asséner un coup de pelle sur le crâne.

Alors que McTruman se ruait vers son atelier en criant "NECOROCOMANCIEN!" et que Bomrek disparaissait dans les tunnels menant aux quartiers des travailleurs, loin dans les catacombes, Umgush reprit connaissances à côté du corps meurtri et gémissant de Sodel.

Kait
Kait
MP
27 octobre 2015 à 11:14:46

:rire:

La moitié du récit qui sert juste à présenter Sodel pour pouvoir mieux la tuer ensuite :rire:

La dernière chose qu'elle vit fut une herse gigantesque volant à l'horizontal traverser littéralement le panneau lui faisant face et la percuter de plein fouet, la clouant sur la paroi du tunnel située dix mètres plus loin.

Noraj de mon empalage :hap:

La fuite m'a plié, c'est tellement débile, j'ai mal aux cotesRAHYAAAAAAAAAAAAH

[Usul]
[Usul]
MP
27 octobre 2015 à 11:21:20

Grandiose. Je citerais bien un passage qui m'a fait rire, mais il me faudrait citer la totalité de ton deuxième post, donc je vais m'en abstenir.

Et McTruman est sur la liste "apéro" de Byime. Enfin, tout n'est pas perdu, j'ai l'intuition qu'il faudra un certain temps à Sodel pour accomplir sa tâche. La pauvre, elle ne sait pas dans quoi elle s'engage (remarquez, elle en a eu un aperçu).

En parlant d'aperçu, celui-là était magnifique. Je plains Byime et Umgush qui sont totalement dépassés par les évènements. Et Sodel qui vient de se payer une visite des endroits les plus étranges de la ville, avec en bonus une rencontre avec son membre le plus fou.

Maintenant que j'y pense, si le roi débarque un jour à Cornedebouc, il va être surpris en reconnaissant Umgush -un tant soit peu qu'il y parvienne.

Ce serait une rencontre intéressante. Je mentirais en disant que je n'ai rien prévu.

Kait
Kait
MP
27 octobre 2015 à 11:22:47

Je crois que Sodel est morte, non ? :hap:

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