La francisque a quand même de la gueule comme symbole, et encore plus sous la République que sous Vichy
+ Mussolini a inspiré Hitler, le salut nazi, toussa toussa, mais le fascisme mussolinien N'EST PAS LE NAZISME. Tout comme le Nazisme n'est pas le Stalinisme. Le concept de totalitarisme regroupe un certain nombre de méthodes de propagandes propres à la période années 20-30-40, mais franchement, mettre tout ça dans le même sac est un peu moyen.
Mussolini c'est du corporatisme, c'est la société fondée sur les valeurs traditionnelles italiennes, c'est "on supprime le parlement pour agir plus vite, mais on reste dans l'esprit des italiens en écoutant quand même un minimum les revendications de tous les groupes de la société". S'il y a eu des violences au début(en même temps, face aux communistes qui expropriaient les nobles italiens en pleine guerre et juste après...), Mussolini a rapidement tout remis en ordre.
Hitler, c'est de l'autorité charismatique tribale: tout le monde doit penser dans la "direction du Führer" comme disait Ian Kershaw. On peut être gaucho, anarchiste, conservateur, catholique, athée, néo-païen, voire juif si t'as assez de pognon (y'avait de tout chez les Nazis), ça ne dérangera personne MAIS faut au minimum se démerder pour remplir les objectifs imposés par Hitler et personne d'autre, pour avoir une ligne cohérente. Tout le monde s'alliera aux nazis, exceptés les sociaux-démocrates qui s'exileront. Des communistes entreront dans le parti nazi, les catholiques négocieront souvent avec eux, . Etant donné que ses objectifs étaient, jusqu'en 40-41, les mêmes que presque tous les Allemands (abolir Versailles, tout ça...), ça n'a pas posé problème. L'administration était un immense bordel, Hitler ne glandait pas grand chose à part discuter et se montrer. Après, lorsqu'Hitler a commencé à accumuler tous les pouvoirs (vers 40-41, au sommet de sa cote de popularité) et que les généraux prussiens commencèrent à s'opposer à lui, il s'est mis à déconner
Bref, c'est un régime psychologique plus qu'autre chose, qui reposait sur les traces "émotionnelles" du 2e Reich (et pas sur un énorme conditionnement par la propagande de Goebbels comme on nous le fait croire).
Staline, c'est la bureaucratie et la technocratie parano. Tout est superbement organisé: tu t'écartes de la ligne directrice, t'es viré ou pendu
Tout va du sommet à la base, dans l'ordre et l'efficacité: là, c'est de la vraie dictature où un homme a le pouvoir
Tout est une dictature ou une oligarchie, à plus ou moins grande échelle. Simplement, certaines dictatures sont structurellement plus ou moins bordéliques. Inutile d'essayer de mettre les bonnes d'un côté, et les mauvaises de l'autre: je pense qu'entre la "démocratie grecque actuelle", et la "dictature italienne de Mussolini", beaucoup de gens choisiraient les fachos, chez qui tu pouvais toujours négocier, au final. La République hellénique, elle, n'a aucun moyen d'agir et bien parce que pour des raisons structurelles, elle n'a aucun pouvoir sur les fonctionnaires et la population, diversité d'opinions ou pas.
Pavay 