Gaston Lagaffe: une apologie de l'anarcho-terrorisme
Si vous avez toujours considéré Gaston Lagaffe comme un sympathique branleur parfaitement inoffensif, relisez attentivement la série créée par Franquin en 1957. Vous y trouverez une violente apologie de l'activisme d'ultra-gauche le plus forcené. Certes, avec son pull vert, son gros nez et ses espadrilles trouées, Gaston a en effet l’air d'un type sympa. Surtout qu'il aime bien les animaux et passe son temps à mettre au point des inventions plus amusantes les unes que les autres (le Gaffophone, le bilboquet-casque à pointe, etc.).
Mais les apparences sont trompeuses: dans chaque gag, Gaston finit toujours par saborder le travail de ses collègues. Et ce, toujours avec l'excuse sournoise de la «gaffe» involontaire. À d'autres! Au fond, ce que cet anarchiste radical de Gaston n'a jamais pu encaisser, c'est cette maudite société capitaliste et ultra-productiviste qui empêche les honnêtes feignants comme lui de profiter du système.
Voir par exemple les épisodes dangereusement subversifs où il s'en prend aux parcmètres qu'il considère comme les instruments totalitaires de l'asservissement de l'individu à l'État. À côté de Gaston, Riri est un petit rigolo. 