De toutes façons, je vois la peine de mort non comme un impératif capable de régler le problème de la criminalité en France, mais plus comme un gadget utile au moral national et pour fire de notre système de réinsertien un don, et pas un droit, dans la mesure où des cas extrêmes pourraient se voir refuser le pardon et exécutés.
Je suis un conservateur pragmatique, qui ne pense pas que quelque chose doit être gardé parce qu'il est là depuis des siècles, mais qui est hostile au changement gratuit, au progrès autoprocalmé façon mai 68. Pour moi, il faut conserver ce qui est utile, et avancer, et se moderniser, dans la prudence, c'est à dire en avançant peu à peu mais de façon continue.
Enfin, je suis démocrate, mais le genre de démocrate qui pense qu'à défaut de la coie royale du referendum, la démocratie indirecte peut amplement donner l'onction démocratique à une décision politique. Le Parlement peut déclarer des guerres, il peut aussi accepter des traités, c'est constitutionnel, dans une constitution démocratiquement choisie concernant un parlement démocratiquement élu
