Personnellement, mon analyse est la suivante.
Dans un système essentiellement répressif, on peut se passer de la peine de mort :en effet, la prison est vue comme une punition, et donc la pire punition est la meilleure : la perpétuité est pire que la peine de mort.
Dans un système qui vise avant tout la réinsertion, ou un système mixte, comme le nôtre, la prison n'est pas qu'une punition mais une étape vers le redressement du prisonnier afin qu'il puisse réintégrer la société. Mais que faire des cas impossibles à réinsérer ? Dans le système répressif, il n'y a qu'à les enfermer avec le reste, mais dans un système qui a pour but de réinsérer, ils sont un défi au système lui-même. Et là, il y a deux choix.
- Soit le système s'incline, et même s'il n'ya aucun espoir, il doit supporter ce criminel inhumain sans aucun espoir de le réinsérer dans la société, et le traiter avec la même respect que le reste.
- Soit reconnaître que son pardon et sa volonté de réinsérer les prisonniers n'est pas absolue, et qu'il y a des exceptions appelant à une limite à la générosité du système : pour ceux-là, la peine de mort doit exister. Le but est d'envoyer un message à la population : la générosité avec laquelle les prisonniers sont traités n'est pas un droit, mais un don.