Même si tu t'en vas dormir,
J'te garde dans ma ligne de mire,
Et j'reste histoire de dépoussiérer l'endroit que tu admires,
Avec mes rimes acérées pour MIR, non pas avec du KIR,
J'suis pas l'alcoolo du coin d'la rue qui n'sait pas lire,
Quand tu passais du scratch aux lacets, j'prenais le lycée pour un squat,
Air Max aux pieds, jogging Lacoste et polo assorti,
Il s'en est passé des choses à la sortie,
Je sais, j'te parle de ma ive sans être ivre,
Mais c'est pas grave, tant que je me livre et me délivre,
J'expose les faits cartes sur table comme au poker,
Grandissant dans les rues polluées près des quais,
Dont ma ville est la reine du hockey sur glace,
Où la place du marché est arpentée de garces,
Et de dealers en herbe, sans mauvais jeu de mot,
D'un théâtre des arts entouré de modes et d'émos,
J'émo-tionne ceux qui jouent aux babas cools,
Plus ceux qui se rebellent et délaissent la school,
Au milieu des vieux assis aux terrasses,
Ouverts, mais pas à toutes les "races",
Entre les noirs qui parlent le lingala, les "Indila",
Au milieu des peaux mates fumant le te-shi, et les vendeurs de sushi,
Unis contre les "bleus" qui se croient dans la peau de Clint Eastwood,
C'est la rue qui le veut, et je sais qu'c'est loin de Hoolywood !
Bon, allez j'arrête !