Essai contre le cours de Politique.
Je deviens gréviste contre ce cours inhumain. On se fait chier sans répit pendant 2 heures par jour (parfois 3 même). A une cadence de 6h par semaine, il est clair que la pitié et la compassion humaine se sont envolées, passées les portes de la Fac.
Je pensais avoir vaincu l'ennui, ayant bravé mes 6h de Français en 1ère et mes 8h de Philo' en Terminale, mais il n'en est rien. D'antan on me faisait chier avec les essais de Voltaire, les recueils d’Apollinaire ou le conatus de Descartes, dorénavant c'est au tour des tréfonds de la jurisprudence et l’ignominie des différents Conseils Régionaux, Départementaux et Généraux de me prendre la tête. On pourrait penser que ces cours me serviraient à préparer le diplôme, voir même à ma future profession mais il n'en est rien. Le cours de politique, prenant allégrement 1/5ème de l'effectif horaire de ma filière, ne me servira à rien, ni à personne de la salle de cours d'ailleurs. L'eco-social, de nos convictions, permettaient d'aboutir sur le travail social, j'entends par là toute branche supérieure en lien avec l'action sociale ; il est vrai que nous ne serons sûrement pas déçus quant à l'aboutissement final. Toujours est-il au jour d'aujourd'hui, notre cher professeur nous a bien fait comprendre que nous allions, comme nous avions l'habitude au lycée, nous faire chier jusqu'à l'obtention du diplôme.
Mes accusations ne me portent donc pas sur la politique globale, celle-ci étant tellement vaste et importante socialement qu'elle est évidemment indissociable d'une filière se voulant d'une élitisme généraliste, mais plutôt sur le cours en lui même, ou plutôt soupe pâteuse infâme dont nous sommes les victimes. Ici, peu de débats, pas d'intervention, uniquement de la déblatération qui ne nous parle guère, qui ne nous intéresse pas, qui nous fait chier au plus au point. Je me souviens d'un funeste Mardi où, notre bourreau nous a expliqué que "L'ordre de la jurisprudence ne vous concerne pas, ceux qui s'orienteraient vers le CISP une fois la licence en poche ne le verront d'ailleurs pas en maitrise." Je vous demande pardon? Cela fait 2 semaines que les 3/4 de la classe profite du cours pour rattraper leurs heures de sommeils, gâchées à cause de vos études de cas nous extorquant un week-end sur deux, et vous osez nous dire que le summum de l'ennui, le tueur de samedi soir, la superstar des notions chiantes ne nous servira à rien? C'est à ne plus rien y comprendre.
Bref, vous aurez vite compris que ma motivation ne suit pas cet essai, faut-il dire aussi que celle-ci est morte depuis quelques temps déjà (il est actuellement 18h20, j'ai encore 40 minutes à tirer, soit 16h selon la relativité d'Einstein, car oui, je ne suis pas si nul que ça en physique, n'est ce pas Angélique?)
Pour appuyer mes dires, certains grands scientifiques et autres mathématiciens ont effectué plusieurs expériences en relation avec l'ennui en cours de Politique: soit un élève A, parfaitement positionné sur sa chaise à 8h du matin, un Lundi. On considère qu'il va devoir tirer deux heures pleines, et qu'il enchainera sur deux heures de psychologie ensuite. On remarquera qu'il finira totalement affalé sur sa chaise au bout d'un certain moment, avec une vitesse d'inclinaison d'environ 2° par minute. On estime donc l'heure du décès à 9h30, soit 1h30 après le début du calvaire (ce qui constitue une mort lente et douloureuse).
Pour conclure mon essai, je dirais qu'il est effectivement possible de s'occuper en cours de Politique. Nous sommes Jeudi, le cours de Politique a commencé à 16h. Le jeu de ping pong sur iPhone nous a permis à moi et ainsi qu'à certains camarades (ou plutôt condamnés) de nous divertir jusqu'à 17h. Puis, j'ai entrepris l'écriture de cet essai. Il est actuellement 18h31, j'ai donc su me distraire pendant 2h30. Finissons sur une pointe négative, il me reste effectivement 30 minutes à tirer, je m'en vais donc me faire chier le temps qu'il reste.
