Le 15 novembre 2015 à 21:50:11 Zoomatt a écrit :
Non juste les quelques notes au début, après c'est la musique de plan long au Mexique.Le plan séquence dans Tintin c'est la poursuite en moto dans la ville portuaire du Moyen-Orient.
http://youtu.be/3mVpZTGCikM celle la (attention spoil)
Ok, merci, je ne m'en rappelais plus !
Mais je suis pas fan de l'esthétique de Tintin, donc je préfère quand même celui de Spectre ![]()
Le 16 novembre 2015 à 09:36:09 sazen a écrit :
Vous l'interprétez comment la phrase du début "The dead are alive" ? Bond de retour sous l'ère Craig ?
Oberhauser est dead, mais il est alive, toussa toussa.
Le plan séquence de Tintin est absolument ouf ! C'est la seule séquence que j'ai kiffé du film. ![]()
https://www.youtube.com/watch?v=FkRyn0JNTco&index=4&list=RD0wDNoHVil_M
ça a de la gueule quand même, sans la voix de Sam Smith
D'ailleurs Daniel Craig est impliqué dans celui de Tintin aussi ![]()
Le 16 novembre 2015 à 11:45:57 DoctorZoidberg a écrit :
https://www.youtube.com/watch?v=FkRyn0JNTco&index=4&list=RD0wDNoHVil_Mça a de la gueule quand même, sans la voix de Sam Smith
Oui c'est Sam Smith et sa voix pas du tout virile qui ne collent pas à l'univers JB. Bon après même avec Sam Smith ça reste meilleur que le thème de QoS.
Euh je trouve pas ![]()
Ca reste meilleur que Madonna, disons ![]()
Le 15 novembre 2015 à 15:11:01 Masterchief40k a écrit :
Ben en soi c'est pas forcément l'idée de masquer le méchant pendant une bonne partie du film. Ça s'intègre parfaitement dans la saga, en soi la scène de la réunion est juste énorme en terme de mise en scène, de construction de l'attente, et ça fait écho par exemple à Dr. No où la première apparition du méchant tentait un effet similaire avec ce jeu sur le hors champ.Après c'est vrai que quand il est effectivement révélé il manque un peu d'impact.
Un peu ? ![]()
Le mec il a quand même la hargne envers Bond juste parce que son papa s'occupait de lui quand ses parents son mort ![]()
Et pour ça il a tué son papa ! ![]()
Puis, comme il s'emmerdait, il mis en scène sa mort et a créé une organisation secrète derrière toute les attaques terroristes de ces 20 dernières années !
En plus d'être très creux, qui ne donne pas l'impression d'exister, d'avoir un Waltz qui tourne en rond en faisant toujours la même chose. Et même la relation Bond/Franz n'est pas traitée, alors qu'il devrait y avoir quelque chose de fraternel entre les deux, d'avoir des oppositions et ressemblances. Là il n'y a rien, c'est un méchant lambda qui ne parait pas être aussi dangereux et important qu'il est censé être.
Mais toujours mieux que C en mode adolescent : olol la démokrassi cé nul !
Au moins il m'a fait rire
Ben la fin semble sous-entendre qu'on le reverra, j'ose espérer qu'il aura un traitement à la hauteur dans la suite (le dernier Bond de Craig en plus, semblerait-il)
J'espère aussi, parce qu'au début quand il apparaît dans l'ombre, même si ça fait très cliché avec le décors qui en rajoute bien, ça crée un certain mystère autour du perso et on a envie d'en voir et d'en savoir plus. Mais finalement, le mec c'est rien, c'est Waltz de IB qui se retrouve dans JB.
Je trouve même le perso de Bautista plus intéressant, dans le sens où il est bien à sa place.
Paradoxalement, j'ai trouvé Bautista beaucoup plus imposant dans Spectre qu'en Drax dans les Gardiens de la Galaxie ![]()
Là, quand tu le vois se battre avec Craig, tu vois la différence de carrure ![]()
Sinon, la 2ème partie du film, à partir de la course poursuite à Rome , j'ai trouvé le film faible scénaristiquement
La faute au hack de Sony et du coup, au remaniement du scénario original du film ![]()
Et il faut le dire, la course poursuite à Rome , elle n'a servi à rien du tout ... il n'y a aucun enjeu à cette scène, aucune tension, aucune folie ... quand je pense qu'ils ont dépensé plus de 15 millions dans le budget de cette scène en différentes bagnoles détruites, etc ... ça a été complètement inutile ![]()
Je suis pas trop d'accord pour Waltz et la comparaison à IB. Dans ce dernier il est extravagant, maniéré. Là il est glacial, figé. Il bouge jamais d'un poil et sa diction est concise.
Je l'ai trouvé extravagant aussi dans celui-là ![]()
Pas autant qu'IB, peut-être, mais dans la partie finale ça reste le même mec bon vivant qui torture les gens (psychologiquement ou physiquement).
Et à aucun moment glacial ou quoique ce soit. Enfin de toute façon j'avais du mal à le prendre au sérieux, surtout après son discours sur son papa.
Bah en même temps on sait pourquoi il a eu ce rôle hein. Il était là pour jouer le méchant égocentrique typique et c'est ce qu'il a fait. Même si bon c'est vrai que sa relation avec Bond est un peu bancal. Et puis c'est toujours un peu frustrant de voir un méchant qui rate d'absolument tout, surtout que sur 2h45 y avait le temps de montrer un peu l'inverse.
Oui, le problème majeur du perso de Waltz c'est vraiment sa relation à JB. Et puis la révélation le concernant qui arrive comme un cheveu sur la soupe il faut bien le dire. Il apparaît comme un antagoniste très classique aux yeux de JB et du spectateur, il ne se démarque pas d'autres et reste traité comme tel, c'est assez raté à ce niveau là donc.
Bah encore une fois je pense que c'était voulu, que le méchant soit juste le méchant-type de la saga.
Moi je pense qu'après James Bond, Daniel Craig devrait jouer dans un film sur Poutine. ![]()
On l'appelera Poutine of Solace ![]()
Dafuck le générique avec les tentacules, mon esprit détraqué s'attendait à ce que ça parte en couille
Je viens de finir d'écrire ce message et apparemment ce qui suit est le fruit d'une perte de contrôle totale. Sans m'en rendre compte je me suis lancé dans un résumé du film agrémenté de remarques haineuses. Ne m'en veuillez pas.
Je n'ai pas compris. Vraiment pas.
Casino Royale et Skyfall avaient abattu un travail énorme de déconstruction et de reconstruction des codes de la série, une vraie actualisation à la fois de la forme et du propos, tout ça pour aboutir à... Spectre. Une putain de régression.
Bienvenue dans les années 60. Une époque où les méchants ont la subtilité d'une pelle, où les femmes servent exclusivement de faire-valoir et où tout va n'importe où n'importe comment. Le début était pourtant vraiment bien, l'esthétique toujours aussi travaillée, des idées de mise en scène intéressantes, mais déjà j'avais un petit problème : un sentiment de pas assez. Le combat dans l'hélico par exemple : le travail des proportions, la représentation des protagonistes par rapport à l'hélico, lui-même représenté par rapport au décor et à la foule, ne m'ont jamais fait sentir ni d'envergure ni de risque. En même temps, c'est l'intro. Premier poncif du héros qui s'envole vers le couchant. Générique.
Ça commence tout doux. Le héros en désaccord avec la hiérarchie. Le petit bureaucrate incompétent en opposition avec les vieilles méthodes incarnées par le héros. Dont la sale gueule pue le méchant à des kilomètres. Qui s'appelle "See". Subtilité.
À peine le temps donc de se remettre de cette avalanche d'originalité qu'on nous assène en pleine mouille un morceau de scotch scénaristique représenté par un message de Judi Dench dont la teneur est globalement "Va tuer Jean-Michel et inch'Allah si t'arrives à niquer sa femme c'est soirée porte ouverte chez Spectre. Par contre va pas dire à tes supérieurs que t'es en train de traquer une organisation terroriste, ils risqueraient de t'aider à faire ton boulot."
Alors je sais que c'est un détail, vraiment, mais ce message est une farce. Une farce qui pue tellement l'artificialité qu'on se demande si on n'est pas dans une pub. Elle fait partie de ces éléments qui ruinent totalement tout le côté sérieux et réaliste développé par Skyfall, et sans rien apporter derrière.
Bref, notre héros part à Rome.
Le retour de Bellucci dans sa demeure est filmé comme une pub Dior, et c'est génial. C'est génial parce que les deux mecs qui apparaissent peu à peu derrière elle ne sont pas des séducteurs mais sont là pour la tuer, et que ce jeu avec les codes est tout ce que j'avais apprécié dans les opus précédents. C'est génial parce qu'en plus ça nous permet de profiter de toute l'étendue du talent de l'actrice, et que ça offre une apparition tout en finesse à 007. Je ne boude pas mon plaisir, parce que c'est là que ça se gâte vraiment. Succédant très vite à une apparition succincte mais toujours fort agréable de Bellucci à quatre pattes sur un lit en porte-jarretelles et corset - une apparition me hurlant au visage "Larmina, mon petit" -, la fameuse scène de la réunion ultra-secrète pointe le bout de son nez, et là pour moi c'est franchement le drame. Aucune tension. Tout le monde en fait des caisses. Waltz n'impressionne pas, et surtout il n'est pas solide : cette idée de ne pas lui faire parler directement aux gens n'a aucune réalité, et donc aucune puissance évocatrice, puisqu'on va voir 5 minutes plus tard (et on s'en doute vu qu'on a vu Inglorious Bastard) qu'il joue encore le rôle du mec volubile qui adore s'écouter parler. Et l'apparition de Bautista est hilarante d'exagération.
Voulant vraiment y croire, je suis alors persuadé que la volonté de la prod (ou de Mendes) est de rendre hommage au coté ouvertement over-the-top de la saga. C'est peut-être le cas. Mais on est déjà en train de franchir la limite de la blague.
S'en suit une petite course-poursuite plutôt bien faite mais sans aucun enjeu (et blindée d'humour nul, comme dans les anciens Bond mais en moins bien), une entrevue avec White vraiment intéressante, même si les raisons la justifiant - "avant le terrorisme ça allait mais là, tuer des femmes et des enfants, c'est mal !" (parce que Lynd c'était un camionneur espagnol j'imagine) - sont un peu nulles, puis arrive Seydoux.
Seydoux putain. Je suis plutôt neutre vis-à-vis d'elle, j'ai vu que Ghost Protocol et The Lobster, mais quand je l'ai vue se pointer avec sa gueule de bouledogue sous anxiolytiques, j'ai compris qu'elle n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour que je veuille la voir mourir très très vite.
Se déroule alors une scène d'action assez intéressante, quoique manquant encore une fois un peu d'enjeux (en soi, l'avion ne peut pas atteindre les voitures et les voitures ne peuvent pas atteindre l'avion... on fait quoi ?), puis à peine le temps de tourner la roue des clichés pour tomber sur celui du "méchant qui n'est pas mort d'ailleurs regardez il bouge un doigt" qu'on se retrouve à Tanger où Bond refait au plus grand des calmes la déco d'un hôtel à coups de batte de baseball tout en écoutant sa partenaire monologuer seule dans son lit sur "les tueurs et les menteurs et les menteurs et les tueurs, qu'ils soient tous môdits". Là j'ai franchement éclaté de rire, tout en réalisant que j'avais perdu le compte des poncifs.
La nuit porte apparemment conseil : après avoir trouvé la cache secrète indiquant à nos héros leur prochaine destination, Bond interdit à Seydoux de la suivre (alors qu'il doit la protéger), tandis qu'elle-même insiste pour y aller et comprendre ce qui est arrivé à son père (alors que 5 minutes avant elle pouvait pas le blairer et lui reprochait d'avoir gâché sa vie). À ce moment-là je commence sincèrement à me dire que finalement Seydoux était un bon choix de casting. Son personnage est une connasse, c'est une connasse, on aurait pu trouver pire.
Voilà nos héros dans le train. Une discussion sur les flingues, une robe et du rouge à lèvre (premier sourire du film pour Seydoux, on ne sait pas pourquoi elle est contente mais en tant que spectateur ça m'a un peu soulagé), une baston avec un catcheur et ça y est, ils sont amoureux.
Là je vais m'avancer un peu pour m'en débarrasser mais je pense, vraiment, que cette histoire d'amour est le plus grand échec du film. Non seulement elle est mal écrite - alors que tellement d'efforts avaient été faits pour rendre la série plus réaliste, putain on est plus en 69 où il suffit de montrer deux personnes en train de se balader dans un jardin sur du Armstrong pour justifier qu'ils sont amoureux -, il n'y a aucune alchimie entre les acteurs (SEYDOUX PUTAIN) mais en plus elle ruine totalement la mythologie de Bond créée dans Casino Royale. Symboliquement c'est tellement nul que ça me fout la gerbe. Surtout que leur seul choix après ce film pour faire revenir Bond c'est d'en faire exactement la même chose que Lynd : ils vont buter Madeleine, Bond en sera marqué à vie et ne pourra plus jamais tomber amoureux... Jusqu'à la prochaine ?
La scène d'attente à la gare est très jolie, il y a un vrai travail de mise en scène pour rapprocher ces deux personnages grâce à l'image (avant leur grande scène d'émotion
). Voilà, je passe la deuxième parce que ce qui suit est très classique (et que beaucoup a déjà été dit) : j'ai bien aimé Waltz mais tout ce qu'on en dit est vrai, il est trop perché pour vraiment toucher le spectateur, il joue un personnage déjà-vu (encore une fois...), sa relation de frère avec Bond est sous-traitée (alors qu'elle est censée être au centre du film, ne serait-ce que par la référence de la phrase d'intro), et donc il y a ce "je t'aime" qui sort de nulle part... Malgré tout le rythme est plutôt bien géré à ce moment-là, il y a un vrai travail d'ambiance au sein de ce cratère, une froideur, une élégance et en même temps un détachement qui mettent très bien en valeur Blofeld.
Tout ça pour en arriver à ce plan des héros qui regardent l'explosion, une explosion sans aucun sens qui arrive à retardement, qui est une blague donc, et qui aurait été très drôle si à ce moment-là je n'étais pas arrivé au bout de ma patience. Les poncifs se sont accumulés et le film essaie de paraître malin alors qu'il ne l'est pas, et ce n'est plus drôle du tout.
Les héros retournent à Londres, Bond et Madeleine se séparent après un retourné de tête absolument bouleversant, le spectateur n'a pas le temps de crier "surjeu" que 007, rejoint par ses meilleurs copains, part latter la gueule des méchants. Dans Skyfall, la fin avait vraiment quelque chose d'exceptionnel, il y avait un sentiment d'urgence et une impression que le système était vraiment menacé. Ici, le climax manque terriblement d'ampleur. Parce que le cadre n'évoque rien (des immeubles, on est loin d'un certain château en flammes), parce qu'on a décidé d'utiliser le modèle du face-à-face mais que l'un des méchants est un ado rebelle ("la démocratie c'est pour les bébés moi je suis d4rk") et que l'autre ne se bat même pas. Parce que les enjeux passionnants dont il est question enfin sont traités par-dessus la jambe. La dérive sécuritaire est juste un autre plan de méchant, et finalement il ressort de tout ça quelque chose de terriblement commun, terriblement plat. Ah oui, et il y a le poncif du hacker qui peut tout faire.
Et putain, Bond descend un hélicoptère à 1km de distance. N'im-porte-quoi.
À la fin il ne tue pas Blofeld - alors qu'il a fait exploser une base remplie de monde la veille, mais bon là depuis une heure il a décidé de se ranger -, il choisit la fille - et j'insiste, on ne sait toujours pas pourquoi - et il part en voiture même pas dans le soleil couchant - quitte à utiliser un cliché autant s'en servir pour faire un truc joli, merde.
Avec LEA SEYDOUX, PUTAIN.
Il est temps de conclure. Spectre est une accumulation de poncifs qui se veut probablement hommage mais qui tourne à la farce, et dont les quelques éléments qui n'ont pas été déjà vus cent fois sont mal exploités. Manque de rythme, manque d'enjeux, défauts d'écriture, le film se paie en plus le luxe de trahir tout ce qui l'a précédé, des aberrations que les quelques trouvailles visuelles ne suffisent malheureusement pas à rattraper.
Et il y a Léa Seydoux.
Putain.