Étant donné que Kojima est un gros cinéphile depuis gamin, ayant des parents qui l'étaient aussi et aimaient en parlé entre eux, forcément ça l'influence dans son travail.
Au début il voulait se lancer dans le cinéma même, puis il est parti dans le JV, ce qui lui a permis de faire des choses que cinéma ne pouvait et créant son propre style, bien qu'il est bataillé au début pour se faire une place et montrer que les JV pouvait aussi raconter des histoires et être autre chose qu'un simple amusement. Sauf que contrairement à un David Cage, il ne se contente de copier le cinéma, mais s'en inspire pour créer quelque chose de différent.
C'est pour ça qu'aujourd'hui, il ne ferait pas de film, parce qu'il n'en a pas besoin et que ça le limiterait, alors que le JV lui permet de faire ce qu'il a envie. C'est à dire des jeux s'inspirant du cinéma mais en restant du jeux vidéo avant tout.
Et ça se voit encore plus avec son MGS5. Il utilise des codes issues du cinéma, notamment de la mise en scène, mais les réutilise, ou les modifie, les fait évoluer, au sein d'un autre domaine. Ce qui fait que même s'il y a du cinéma dans MGS, ça n'en est pas et ne veut pas en être, d'ailleurs c'est même plus proche de l'animation, puisque techniquement ça en est.
D'ailleurs il y a une innovation que j'aime beaucoup dans son dernier MGS, c'est l'utilisation du plan-séquence. Où, du moment qu'il n'y a pas l'ellipse dans l'histoire, on a pas de coupure de la mise en scène, et même, et surtout, entre les phases de gameplay et les cinématiques, car les cuts à ces moments là ça a toujours posé des problèmes d'immersion. Ce qui rend le tout plus réel, plus prenant, on a plus l'impression d'y être, parce que tout est en continu.