Un film de Thierry Zéno
Réalisé en 1975
Avec Dominique Garny
Nationalité : Belgique
Genre : Romance (
)
Durée : 1h20
Images disponibles ici : http://www.cinelounge.org/?page=film&num=15115
Synopsis : Les amours interdites d'un agriculteur et d'une truie.
Un très grand film polémique. Un très grand film tout court, pour parler franchement. On pense beaucoup à Pasolini parce qu'on y retrouve d'abord la même épure poétique mais aussi la même volonté de faire du Beau à partir du sale. Rien n'est simulé dans ce film où l'on voit, pèle-mêle, l'acteur principal honorer l'orifice d'une truie, manger de la merde, vomir, chier, manger.
C'est un beau film sur la solitude, sur la nature, et sur l'animalité. Le personnage principal intrigue franchement. Il ne parle pas, se comporte comme les animaux de sa ferme, mais quelques éléments le rapprochent de l'humanité. Vase de noces est passionnant dans cette dimension presque mystique, presque métaphysique, sur l'homme qui perd son humanité. Mais comme je le disais, c'est aussi un grand film sur la nature, une nature non pas luxuriante et lyrique comme celle des films de Tarkovski (entre autres), mais une nature grouillante, viscérale, organique. Zéno filme un porc accoucher en gros plan, des vers de terre et il arrive à rendre tout cela sublime.
Vraiment beau. Une surprise extraordinaire.
Je sais pas pourquoi j'ai parlé d'acteur et de personnage principal. Il n'y a qu'un seul acteur et qu'un seul personnage du coup.
Ah ben tiens, j'aurais pas à créer le topic comme ça ![]()
J'espère que ça te plaira, c'est un film assez dur par contre.
Synopsis : Les amours interdites d'un agriculteur et d'une truie.
Pays : Belgique
Ah d'accord je comprends mieux
Sinon, sur CL y a le tag " Scènes de sexe non simulées ", on pense bien à la même chose ? ![]()
Un film dur dans lequel ils mangent des trucs mous.
Oui, rien n'est simulé, il se tape vraiment la truie.
Un film que je compte bien rajouter à la liste de mes bizzareries cinématographiques
Ca promet d'etre assez dégueulasse ![]()
Moi hier j'ai regardé des vidéos tournées par des terroristes qui égorgent des gens menottés et bien vivants et leur coupent la tête avec des coutelas.
Qui a mieux
?
Des vidéos d'otages décapités, ce genre de saloperies ? Pourquoi regarder ça ?
"Oui, rien n'est simulé, il se tape vraiment la truie."
Cinéma belge ![]()
Zappa
le spleen, je suis tombé sur le site par hasard sur le mauvais versant des internets. Y avait des terroristes tchétchènes qui égorgeaient des militaires russes. Et des talibans qui zigouillaient des otages aussi.
Je sais pas si ça va me laisser des séquelles mais j'y repense depuis hier, et je me dis que c'est quand même fou cette manière de tuer alors qu'il y a tellement plus propre et indolore. La les types souffrent atrocement, et c'est indigne...
D'un côté ça permet de se rendre compte qu'on est faits comme des porcs ou des poules. Si on nous coupe la gorge, ça coule et quand ça s'arrête de couler, il y a quelques mouvements nerveux et puis c'est la mort.
Et c'est très déprimant comme réflexion.
Ça m'a amené à me demander si l'on est que de la chair et des os, dont le destin n'importe au final pas des masses, compte tenu de notre mort inéluctable. Et j'en suis arrivé à me dire qu'on est plus que ça du fait qu'on a une conscience propre et que l'on poursuit un but. On évolue consciemment, et c'est ce qui nous rend si précieux. La machine perfectionnée que constitue notre corps a un but, outre la reproduction, découvrir le sens de la vie, etc. Et c'est ça qui rend le meurtre et la dégradation du corps si barbare à mon avis, c'est le fait de mettre fin au processus d'accomplissement de ce but.
Cela dit, chaque humain ne poursuit pas un but aussi productif (dans le cadre de l'évolution de l'espèce) que son prochain. Les militaires russes que j'ai vus se faire égorger n'auraient surement rien accompli de leur vie qui ait aidé l'espèce humaine à évoluer vers quelque chose de meilleur.
Mais l'existence de chaque individu impacte sur celle de tous les autres. Alors le militaire russe inconnu qui se fait zigouiller aurait pu indirectement ou directement impacter sur la vie de gens poursuivant un but évolutif nécessaire à l'amélioration de l'espèce humaine, à l'accomplissement de grands objectifs.
Et c'est peut être en ça que sa vie a une valeur quelle qu'elle soit.
Ca m'a amené à me dire que je n'avais eu cette réflexion qu'après avoir été spectateur de cette vidéo. Les meurtriers de la vidéo sont donc les déclencheurs de ma réflexion.
Ils ont donc impacté (positivement, je n'en suis pas sur ?) mon but évolutif. Il existe à partir de là une multitude de possibilités, qu'on classerait si les choses étaient simples en deux catégories : celles pour les quelles ma réflexion m'a mené à poursuivre un but évolutif plus élaboré et donc supérieur à celui que je poursuivais hypothétiquement avant la vidéo, et celles pour lesquelles ma réflexion me pousse à l'inverse, à un comportement néfaste par rapport à mon supposé but évolutif (suicide, oisiveté ?).
Je me cogne au mur de la théorie des choix multiples, qu'un ordinateur ultra performant pourrait peut être résoudre.
Enfin, voilà une ébauche de réponse à ta question Zappa.
Il y a aussi le fait que j'ai toujours été fasciné par la violence, ce sentiment viscéral qu'elle me fait ressentir, comme si j'avais été né pour ressentir ça.
C'est pulsionnel, comme une fascination pour le désordre sensoriel qu'elle fait ressentir autant à l'agresseur qu'à l'agressé.
Enfin, c'est fucked up tout ça. Je pense que je vais aller déprimer tranquillement dans mon lit.
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Gros plow
.
Je suis belge et c'est pas pour ca que je me tape des animaux
Je pourrais en dire autant avec la légende des nordistes qui pratiquent l'inceste ![]()
putain oula quoi
http://i3.kym-cdn.com/photos/images/original/000/645/223/05f.gif
nordistes/belges : même combat ![]()
Ce HS
Mais oui, les belges aiment les animaux. Beaucoup.
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Film vu dans le cadre de mon échange avec -Zappa- sur le topic des échanges.
Il s'agit d'un film expérimental (disons Art et Essais, j'avoue que je sais pas trop ou le classer
) Belge de 1975, réalisé par Thierry Zéno.
Avec notamment Dominique Garny et une bande de cochons (
)
HISTOIRE:
Un agriculteur solitaire dans une ferme délabrée, au-delà du temps et de l'espace: L'homme tombe amoureux de sa truie et a des relations sexuelles avec elle.
Le cinéma belge, je connais un peu, du moins celui des 20 dernières années, autant dire qu'avec ce film je suis totalement dans l'inconnu, en réalité ça va bien plus loin que tout ce que j'aurais pu imaginer. Pourtant, en tant qu'amateur avoué de vidéos, photos, films ou histoires sordides en tout genre, je pense que j'aurais du tomber un jour ou l'autre, sur le "Pig Fucking Movie", malgré ce titre anglais raccoleur, il semblerait que ce film soit volontairement difficile à trouver. En effet, après une brève recherche, on découvre qu'après une première controverse soulevée pendant un festival de cinéma australien dans les années 70, le film a disparu des archives et n'a jamais été régulièrement diffusé au cinéma. En recherchant sur internet, on peut trouver une copie piratée de basse qualité, tellement moche qu'on ne voit rien de ce qui se passe à l'écran. J'ai tout de même fini par me procurer un DVD, ne me demandez pas comment je l'ai obtenu, mes sources sont confidentielles...
Tout d'abord, que peut-on dire sur ce film? Vase de Noces mérite la réputation qui le précède, mais d'une manière différente de ce à quoi on s'attend. Oui, bien sûr, il y a la relation sexuelle infâme entre humain et cochon. Super! me direz-vous! On va pouvoir nourrir nos rétines avides de sensations fortes! Cependant on est loin de tomber dans le porno zoophile gratuit, rien n'est montré en détail (et de toute manière, vous ne voulez pas voir cela plus en détail, n'est-ce pas?). Une fois passé ces fameuses scènes "choc", on peut enfin se concentrer sur le reste du film, et sur ce qu'il raconte.
En fait, je ne pense pas trop en dire sur ce que ce film m'inspire, de peur de trop en dévoiler, mais cependant un petit indice: Rappel: Nous sommes dans les années soixante-dix. A cette époque existait un flux dans le cinéma européen, la rupture des tabous et la transgression était monnaie courante, le scandale était pensé consciemment. L'objectif de l'artiste était d'examiner la société d'après-guerre sous la croûte honnête de la populace, en amenant le caché, le refoulé, l'interdit et le tabou au centre de sa toile.
Voilà, je n'en dirai pas plus, il s'agit d'un film qu'il faut explorer soi-même, et qui parlera certainement différemment à chacun, il est de toute manière assez abstrait pour que tout le monde puisse s'en faire sa propre vision, maintenant j'aimerais aborder quelques points plus terre-à-terre.
Certes, Vase de Noces est un film éprouvant à regarder. Un film en noir et blanc, sans un seul mot parlé, sans réele dramaturgie ou tension reconnaissable, avec une imagerie expérimentale, située quelque part entre Bergmann, Achternbusch et les premiers films de David Lynch. Heureusement, le "divertissement" est suffisamment bien dosé pour tenir jusqu'a la fin du film.
Il y a beaucoup d'autres points positifs à attribuer à Vase de Noces, tels que la réalisation et le montage très pro. Les effets sonores naturalistes, nécessaires pour ce film, qui sont pour la plupart des cris d'animaux pour le moins intéressants... ainsi que la bande-son, qui est un mélange de chorale et de synthés, l'ensemble sonne presque comme une bande-son dystopique et bizarre qui fonctionne très bien avec le film. Le réalisateur Theirry Zeno était un mec multi-tâche et doit probablement se cacher sous bien des aspects de la fabrication du film. Quand à l'acteur principal il livre une bonne prestation pour un rôle pas facile à jouer.
Pour conclure, je dirais qu'il s'agit d'une expérience qu'il faut savoir savourer, autant dire que se lancer ce film sans une solide connaissance de ce genre de cinéma et sans avoir l'esprit clair et parfaitement ouvert serait sans aucun intérêt. Mais l'effort est largement récompensé, et pas seulement grâce à l'atmosphère incomparable qui devient de plus en plus inquiétante et morbide à mesure que le film dure, ni grâce aux magnifiques scènes de pisse, chiasse, vomi ou coprophilie en tout genre, surtout grâce à la patte unique que l'auteur pose sur ce métrage, on sent que l'artiste s'est impliqué dans ce qu'il a entreprit, et cela fait vraiment plaisir!