J'ai trouvé le film excellent perso, pas eu de sentiments de prétention dans la réalisation ![]()
Faudrait surtout arrêter de prendre la parole de Durendal comme celle d'un évangile. C'est juste un guignol qui exploite sa propre médiocrité.
"Réalité" et "Lost River" n'ont vraiment aucun rapport, l'un travail l'absurde dans le milieu du cinéma tandis que l'autre a pour matière la crise économique américaine. Quant aux arguments plastiques, ils sont totalement opposés.
J'aimais déjà beaucoup Gosling en tant qu'acteur, c'est tout naturellement que je me suis intéressé à ce qu'il pouvait faire en tant que réal. J'ai desuite été emballé par le projet, ne serait-ce que par les influences évidentes qui s'en dégageaient ou par le choix du directeur de la photo, ça promettait vraiment un film sur la même longueur d'onde que moi.
Hé bah j'ai été totalement emballé, franchement excellente surprise. Évidemment le rayonnement de mecs comme Lynch, Malick ou Refn est omniprésent, ne serait-ce que visuellement. Le film est très esthétisé, les lumières vives fusent de partout, nos yeux son accaparés de partout, le film est résolument ambitieux à ce niveau. Bon évidemment c'est toucher la corde sensible de mon côté, mais j'ai vraiment eu l'impression qu'on échappait au surplus, et même si les cadres sont souvent un peu maniérés, ça donne une véritable force évocatrice au film, ça crée un ambiance, une vraie personnalité. Cet espèce de wasteland que forme la ville en décrépitude de Lost River, c'est fort et c'est beau, et Gosling a vraiment réussi à montrer ça de façon à capturer les deux facettes d'un paysage aussi désolé.
Alors certes l'histoire n'est pas d'une grande profondeur. Les élucubrations de ces personnages, de ces survivants, elles sont simples, elles sont primaires, mais c'est aussi ça qui les rend si facile à cerner. Les acteurs sont vraiment justes dans leur lutte presque résignée, c'est un combat de tout les jours, c'est familier, simple et beau. Alors évidemment le film va parfois chercher dans le simpliste pour présenter une situation, comme cet espèce de cabaret horrifique halluciné, mais je trouve que ça marche, c'est pas très subtile mais ça marche parce que c'est porté par un œil complaisant plutôt qu'accusateur. Pareil avec Face, il est monstrueux, mais il n'est pas ou peu filmé comme un monstre, ça le rend d'autant plus flippant et d'autant plus fascinant, parce qu'il est sur le même plan que les autres personnages.
Enfin voilà, pas du tout déçu par ce premier essai derrière la caméra de Gosling, j'attends impatiemment son futur travail en tant que réal.
Je suis totalement en accord avec Caelach, mais je fourni tout de même mon avis sur ce que je considère en ce moment comme le meilleur film de 2015 (mais je suis sûr que ça changera)
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Forcément, Lost River est un film qui divise, et j'avais peur de tomber dans une pâle copie de Nicolas Winding Refn, mon cinéaste contemporain préféré. Mais quelle virtuosité! Quelle alchimie entre l'interprétation des acteurs et ces images d'une grande beauté!
Ryan Goesling parvient à s'extirper de ses diverses influences, dans l'objectif de trouver un style cinématographique personnel; Et c'en est le cas. Une histoire belle, créant de l'attachement entre le spectateur et ces personnages, dont l'interprétation est d'une grande justesse et grande beauté. Les inspirations peuvent se rattacher à Terrence Malick pour le montage elliptique de certaines séquences, David Lynch pour la violence dont est filmé cette maison se détruisant sous ces larges flammes, ou bien Nicolas Winding Refn pour le choix de cette musique électronique ressemblant à celle de drive, ainsi que pour cette fascination pour la violence et l'érotisme. Mais ces points ne concernent que des détails, et cette alchimie d'influences fonctionnent, peut-être pas au niveau de ces cinéastes, mais dégageant une certaine beauté à coup sûr.
La photographie de Benoit Debie est envoûtante, magnifique, poétique, se mariant à la perfection à ces sons captivant. Une poésie de la violence, comme cette scène où "rat' chante la musique du film : "tell me". Ou bien lorsqu'elle-même et "Bones" sortent dans la rue, quelle beauté! D'ailleurs, la musique bénéficie d'une composition de grande qualité, illustrant à la perfection le lyrisme de l'oeuvre.
Ces scènes dans le club "étrange" me parle grandement. L'auteur nous offre sa propre fascination de la violence par un esthétisme marqué, nous représente des êtres fascinés par la violence, et nous fascine nous aussi par cette violence, qui est bien factice. Et ces images violette/rose nous font ressentir à nous-même cette érotisme bien présent et toujours aussi magnifique.
Bref, c'est magnifique.
8,5/10
Mais ce qui est bien c'est que ces influences, il les assume, il les assimile, mais en change le sens. Enfin dire que là il fait du Refn par exemple, ce serait aussi faux que de dire que Korine fait du Malick. Utiliser une technique et des procédés similaires mais à des fins différentes c'est hyper intéressant et c'est ce qui m'a surpris, moi qui m'attendais à un sous-OGF (déja que c'était pas glorieux..
)
Oui, c'est un peu comme avec Tarantino dans un sens, à la différence que le cinéma dont Goesling s'inspire est celui dont je suis particulièrement fan. ![]()
Et Only God forgives est l'un des plus grands chef d'oeuvre que le cinéma a pu apporter ces dernières années. ![]()
Gosling*
Et Tarantino il est gentil mais sans plus, et OGF...Oh, puis non, j'ai pas envie d'en parler, restons sur Lost River ![]()
Le 11 avril 2015 à 18:09:18 Harron a écrit :
Gosling*Et Tarantino il est gentil mais sans plus, et OGF...Oh, puis non, j'ai pas envie d'en parler, restons sur Lost River
Tu viens de me faire remarquer que j'orthographiais mal son nom depuis un bout de temps déjà. ![]()
NON GOESLING N'EST PAS UN PROPAGANDISTE ALLEMAND ![]()
Mais oui OGF faudrait que je le revoie, depuis le temps.
Orthographe Gosling Fidèlement putain ![]()
Le 11 avril 2015 à 18:15:41 DoctorZoidberg a écrit :
NON GOESLING N'EST PAS UN PROPAGANDISTE ALLEMANDMais oui OGF faudrait que je le revoie, depuis le temps.
Ryan Goering ![]()
Sinon je l'ai revu il y a plusieurs mois.Et c'était toujours aussi grandiose. Mais je me demande même si je ne devrais pas le voir sans les sous-titres, pour mieux me laisser transporter par l'oeuvre. ![]()
C'est pas comme si y'avait beaucoup à lire de toute façon. ![]()
Mais ué ué OGF ça déchire sa maman. ![]()
Le 11 avril 2015 à 18:15:41 DoctorZoidberg a écrit :
NON GOESLING N'EST PAS UN PROPAGANDISTE ALLEMANDMais oui OGF faudrait que je le revoie, depuis le temps.
à méditer, surtout au regard de Barry Flint ![]()
Pour OGF vosta c'est suffisant et puis ça évite l'incompréhension totale si tu as surestimé ton niveau ![]()
Ohlala ça trashtalk. ![]()
N'empêche à cause de Lt j'ai la méga-flemme de le voir
(faut dire que je lui fait plus confiance qu'à ceux qui ont adoré OGF
)
Moi j'ai toujours du mal à comprendre comment on peut ne pas aimer Only God Forgives. C'est un peu l'apothéose du cinéma en tant qu'art ce film !
Bref, je vais voir Lost River lundi et j'ai hâte !
Ben c'est pas comme que je conçois l'apothéose du cinéma en tant qu'art, désolé ![]()
Le 12 avril 2015 à 02:51:42 Melaine a écrit :
C'est un peu l'apothéose du cinéma en tant qu'art ce film !
Bon là faut pas abusé non plus ![]()
Le 12 avril 2015 à 02:51:42 Melaine a écrit :
Moi j'ai toujours du mal à comprendre comment on peut ne pas aimer Only God Forgives. C'est un peu l'apothéose du cinéma en tant qu'art ce film !
Là où je te rejoins c'est que ce genre de film, où le réal laisse complètement libre court à son côté créatif et artistique (en abandonnant presque toute autre considération), ça peut représenter l'apothéose du cinéma oui. C'est juste que je préfère quand c'est Tarkovski qui le fait, avec Le Miroir ![]()
Ce qui m'emmerde personnellement c'est que j'adore OGF pour ce qu'il est, mais il y a toujours des gens comme Melaine qui sont là pour discréditer ceux qui ont aimé en déblatérant ce genre de truc. C'est souvent que ça arrive, un peu comme les gars qui adorent Fight Club en le prenant au premier degré. ![]()
C'est que ça devient laborieux de causer de ce film, faut toujours expliquer pourquoi, précisément, on a adoré le coup de patte de Fincher pour pas se faire cataloguer comme étant ceux qui ont une approche, un raisonnement et un ressentis über simpliste. J'ai l'impression que c'est comme ça, dans un premier temps, que les débats de sourds surgissent. Je trouve ça incroyablement dommage de voir qu'une discussion de cinéphiles à propos de OGF se rabaissent à de simples bassesses comme "j'ai trouvé ça horriblement prétentieux", comme si Refn était pas propice à la cinéphilie... ce mec a quand même réalisé des trucs dingues.
OGF divise énormément, mais c'est aussi ce qui constitue un peu son aura, parce qu'en soit et dans l'absolu c'est tout sauf un film mal oeuvré.