et de Reda Kateb le 7.
Et Ryan Gosling sera déjà à Paris le 6 alors si vous trainez au bon endroit au bon moment....
La bande annonce est vraiment bien, sublime photo (en même temps quand t'as Enter the Void, Spring Breakers et Irréversible dans ton cv...)
En tout cas j'ai l'impression qu'il y'a de gros restes de Drive.
C'est vrai que ça donne envie. Il est vrai que j'ai un peu pensé en une hybridation entre du drive et du Malick. Mais même si nous n'arrivons pas dans toute la personnalité de ces deux derniers, on aura peut-être un bon film, ou au moins de belles images. ![]()
Y a peu de personnes qui ont fait chier Angelina Jolie (à part dans les conversations qui sont ressorties lors du hack de sony par des chinois
) et Ryan Gosling par contre ça le fait pas ![]()
J'irais le voir la semaine prochaine perso' et je ne pense pas que je vais me confronter à une bouse infâme, même si certains pensent que c'est facile y a tout de même une entreprise intellectuelle derrière alors qu'avec son nom il aurait pu faire un film sans inspi' et ça serait passé ![]()
Le 02 avril 2015 à 18:27:10 caelach a écrit :
Y a peu de personnes qui ont fait chier Angelina Jolie (à part dans les conversations qui sont ressorties lors du hack de sony par des chinois) et Ryan Gosling par contre ça le fait pas
Euh... quoi? ![]()
Des retours ?
je vais le voir dans l'heure.
J'y vais ce soir, en VO, on est gâtés !
Il y a une curiosité qui se forme dès lors qu'on apprend que Ryan Gosling, le dernier étendard du cinéma de Nicolas Winding Refn (Drive, Only God Forgives), s'apprête à réaliser un film par lui-même. Jusqu'ici acteur, et arrivé depuis peu sur le devant de la scène, Gosling a surtout intrigué quand la nouvelle est tombée. Pour cette première mise en scène, ce dernier nous conte l'histoire d'une ville désolée, vouée à l'effondrement, dans laquelle subsistent des personnages attachés à leur territoire, entre une mère protectrice perdue et ses deux enfants s'articulent des figures variées, du gangster impulsif au banquier douteux en passant par une adolescente perdue qui n'a qu'un rat comme réelle compagnie.
À voir, depuis sa présentation au Festival de Cannes 2014 dans la catégorie "Un Certain Regard", le long-métrage en a déçu plus d'un, et la tendance critique se trouvait plutôt dans le négatif qu'à l'opposé. La raison? Lost River vit tellement de ses influences qu'il ne parvient pas à survivre dans l'esprit, la faute à un manque criant de personnalité semble-t-il.
Tout naturellement, Lost River est bien sûr marqué par les inspirations dont il est porteur. Sa photographie, travaillée par Benoît Debie (qui officie aussi chez Refn et Noé) rappelle les ambiances néons des deux derniers films de N.W.R., tout autant qu'elle invoque par fulgurances les souvenirs du Enter The Void de Gaspar Noé, tout cela grâce à une profusions de couleurs dont la saturation est portée à l'extrême. Même si l'influence est là, ce n'est pas pour autant qu'il s'agit d'une reproduction simpliste de l'image de ces films, il n'est pas question ici de répéter des motifs visuels familiers au réalisateur. Au contraire, l'image oscille entre un réalisme lyrique qui n'est pas sans rappeler quelques plans de chez Terrence Malick, et un surréalisme ambiant qui, la nuit, déforme les décors et les visages. Le film vit alors aux bords du monde fantastique, notamment quand il évoque la présence d'une cité abandonnée sous l'eau qui aurait une influence sur la terre qui vit par-dessus.
L'image bénéficie ainsi d'un traitement des plus appréciables, donnant entre autres un aspect sensoriel à quelques séquences. Pour une première réalisation d'ailleurs, il faut noter le choix honorable de filmer en 35mm, un format qui donne directement au film une beauté singulière, que le numérique n'aurait pas capté de la même manière.
Mais l'image ne suffit pas, et, fort de ses quelques expérimentations visuelles, Lost River vit aussi d'un récit intrigant sur le long de ses 95 minutes. Tel un métronome virant continuellement de chaque côté, le film passe du jour, synonyme de bonheur toujours ensoleillé, à la nuit, métamorphosant le village entier et virant alors au cauchemar dans un décor où l'imprévisible est de mise. Cela dit, même si l'ensemble demeure captivant, il reste un montage qui fragmente les espaces et le temps bien plus qu'il ne le faudrait, et à cause de ce problème le récit perd en consistance. C'est lorsque l'on s'accroche à l'image et à ce qu'elle dit qu'une coupe au montage vient neutraliser l'intensité formée, et, à peine remis de ce que nos yeux ont vus, nous nous voyons obligés de passer à autre chose sans toutefois perdre le fil rouge de l'intrigue.
C'est donc là le réel souci, puisqu'au-delà de cet aspect négatif Gosling parvient à créer de vrais personnages, crédibles dans leurs errances et leurs situations. Aussi s'ajoute aux qualités déjà énoncées auparavant une composition musicale travaillée par Johnny Jewel (Chromatics) qui solidifie et permet l'uniformisation de l'ensemble-même du film.
Pour une première réalisation donc, Ryan Gosling profite largement de ses expériences passées sans pour autant oublier qu'il est derrière la caméra. Loin de là l'idée du pot-pourri sans consistance aucune, Lost River a une identité, mais cette identité n'est certainement pas propre au tout nouveau metteur en scène, ayant encore son temps, s'il le désire, pour se forger son propre univers cinématographique. On ressort alors de la salle avec l'impression qu'un élève a très bien appris ses leçons et qu'il a insufflé dans son travail une belle part de sa personne, semblant tout de même pressé de terminer son projet sur la table de montage.
(7.5)
La distribution est tellement à la ramasse que impossible d'avoir une séance chez moi, j'hallucine
Faut parler de l'OST aussi
Chromatics
https://www.youtube.com/watch?v=Sx83owWT5Ck&index=1&list=PLNqUrPN0FE4an4kewg1Ob5LsdFz4qPfc7
Ça a l'air vachement cool, j'y vais dès que je peux. ![]()
OUCH, carrément ![]()
J'ai trouvé mon pire film de l'année aux côtés de Réalité
C'est génial Réalité. ![]()
Bon bah ça me rassure presque du coup, si c'est du niveau de Réalité moi je marche. ![]()
Le 09 avril 2015 à 00:33:21 Lt-Schaffer a écrit :
J'ai trouvé mon pire film de l'année aux côtés de Réalité. Je vais vraiment plus être pote avec le Doc
Haha
mais je comprends tout à fait, ce sont deux films qui ne disent pas grand chose, voire rien du tout. Et quand bien même ils disent quelque chose, ça reste en surface et c'est aussi fragile qu'une fine plaque de verre. J'avais vu ta réponse sur le topic réalité par rapport à Buñuel et je suis d'accord avec toi. Ce sont des films un peu vains, mais je trouve que leur portée s'arrête là où il le faut. En gros j'aime ces films juste pour ce qu'ils sont en tant qu'expérience cinématographique.
Sur le coup, je crois que je vais plus faire confiance en Doc. Ça a l'air d'être du film fait pour moi !
Après vain c'est quand même très relatif, en tant qu'expérience narrative moi je trouve ça très enrichissant.
WTF Schaffer ![]()
J'en attendais rien, j'ai trouvé ça bon voir très bon. Putain, Debie mais quel patron !
Pourtant Gosling n'est pas quelqu'un de prétentieux, enfin il est humble quoi. ![]()
Mais si c'est le film qui te parait prétentieux, comme un étalage de références mal ordonnées, bon, naturellement ça se défend.