Bon on va pas se mentir que ce soit Les Looneys Tunes passent à l'action ou Qui veut la peau de Roger Rabbit le scénario ou le jeu d'acteur n'ont jamais été renversant mais l'attrait premier était de s'immerger dans le monde des Toons. Il y avait une certaine innocence candide qui s'en dégageait et même si le premier Space Jam avait bien étendu une dimension marketing non négligeable, l'esprit enfantin des Looneys Tunes étaient toujours là. Le film avait au moins le mérite de concilier efficacement le basket et les cartoons.
Mais ce n'est pas du tout ce que fait ce second volet. Il ne met même pas à l'honneur les Looneys Tunes, ils ne sont juste qu'une simple licence parmi tant d'autres à jeter au visage du spectateur. A ce niveau, il n'est même pas adéquat de qualifier cette production de "film". C'est encore pire que tout ce que Disney a pu faire, une espèce de patchwork dégueulasse qui essaye de mixer Tron, Ready Player One, le monde de Ralph et le délire multivers façon MCU. Ca part complètement en couille dès les 20 premières minutes.
Déjà que l'acharnement d'un Ready Player One ou d'un Marvel lambda à vouloir casser 4186 références aux comics ou à la pop culture pour flatter l'égo du "geek" était insupportable, ici ça atteint de tous nouveaux sommets. Jamais ça ne sert un quelconque propos. Ce n'est même plus du fan service, c'est comme le disent mes VDDs du matraquage publicitaire continu. Le spectateur n'a pas le temps de respirer une seule seconde noyé sous les pubs déguisées.
Cette suite n'a clairement pas été pensé pour les gosses qui ne doivent clairement rien comprendre à tout le blabla jeuvidéoludique que le film calle pour tenter vainement d'appâter l'ado lambda. Il n'y a littéralement rien à se mettre sous la dent. Le rythme est haché là ou le premier allait directement dans le vif du sujet, la soundtrack est nulle, LeBron et son fiston nous livrent une eniême histoire d'acceptation dégoulinante de niaiserie déjà vue mille fois. J'ai senti ma glycémie exploser. Les gags si on peut réellement appeler ça comme ça n'en sont pas vraiment. Les Looneys Tunes passent à l'action plaçait énormément de références aux classiques du cinéma à titre parodique mais ici c'est full premier degré pour référencer les productions futures de la warner ( Matrix, Wonder Woman...). Et bordel la rap battle, ce niveau de cringe.
Don Cheadle signe probablement son pire rôle, il est totalement insupportable. Déjà que faire de l'antagoniste un algorithme AW de la Warner puait l'autofellation mais si en plus il cabotine tout au long du film...
Bref félicitations à la Warner, pondre un truc encore plus cynique et dégueulasse qu'une production Disney n'était pas chose aisée mais ils l'ont fait. Défi relevé haut la main.
Message édité le 19 juillet 2021 à 12:20:51 par The_Claw