Finalement, faire un nanar volontaire, ça renvoie au même exercice que faire une comédie en général, mais en cent fois plus dur. La règle d'or de la comédie pour moi, c'est la spontanéité et la surprise : si le spectateur voit venir la blague ou le gag, si tu lui donnes l'impression que caméra, acteurs et personnages sont complices pour faire exprès de faire venir des gags, ça ne sera pas drôle. D'où l'impératif dans la comédie d'avoie une caméra neutre qui ne suit pas les gags, (hors champs, gags d'arrière plan...), des acteurs qui jouent comme dans un drame, etc.
Dans le nanar, c'est la même chose : ce qui est drôle dans un nanar ce sont les cascades ou les scènes d'action qui POURRAIENT éventuellement être réussies avec du budget et un bon réalisateur mais qui sont ratées, les dialogue écrits à la truelle, ou qui pourraient éventuellement tenir la route si seulement ils étaient pas débités par un mauvais casting en plus très mal doublé, etc. alors faire un nanar volontaire, c'est avoir de mauvais acteurs, des micros qui se voient dans le champ, des effets spéciaux pourris...MAIS qui donnent l'impression que ce n'est pas fait exprès, que les acteurs croient VRAIMENT à ce qu'ils disent, que le réalisateur fait de son mieux. Tu vois un peu le défi ?