Après avoir revu le premier la veille et revu mon jugement pas mal à la baisse (faut dire qu'il s'en est passé des choses en trois ans), le nigaud que je suis, accompagné de la famille, se rend au cinéma, espérant quand même avoir un film sympathique, et n'ayant pas eu le réflexe de voir le réalisateur à la barre bien évidemment (la surprise ne peut en être que meilleure !). Et ben c'était quand même bien nul ! 
Je dois dire que j'ai du mal à comprendre ce qui pousse des bons acteurs comme ceux-là à venir se perdre sur de tels films. Et pourtant ça arrive tous les 6 mois avec les mégas blockbusters d'hommes virils en collant. Mais bon je ne m'y fais pas et j'en suis toujours déçu. Parce que Michael Caine qui se trompe de plateau pour le premier film, on veut bien. Là, ça passe déjà moins. Un peu comme Lizzy Caplan pourtant saisissante dans la brillante série Masters of Sex. Ici, on ne sait même pas ce que les scénaristes ont cherché à en faire. Un personnage un peu fourre-tout qui tente de faire de l'humour qui ne marche évidemment jamais. Ah si, j'ai dû extirper un sourire peut-être. Un. Et comme tous les autres personnages, elle n'existe pas vraiment. C'est-à-dire qu'on ne s'intéresse pas vraiment aux personnages. Ils sont là, pour une mission donnée par un organisme dont l'existence n'est même pas certaine, mais on ne s'intéresse jamais plus que ça à chacun d'entre eux. On en sait presque plus du grand méchant (presque). On se demande d'ailleurs un peu ce que Radcliffe est venu faire ici, mais bon, comme tout le reste quoi.
Et les talents sans doute incompris du réalisateur ne sauvent pas la mise en scène pourtant parfois efficace, puisque le récit et la réalisation, plats, ne rendent jamais réellement honneur à la magie. Tous ces tours sont sympathiques mais c'est de la vulgaire retranscription filmée. Pas grand-chose de visuellement intéressant à se mettre sous la dent. Surtout quand les scénaristes nous expliquent quasiment tous les tours, brisant le peu de magie qu'il en reste. On tente de faire passer ces explications pour quelque chose d'utile pour la suite mais c'est un leurre puisqu'on n'y revient pas ou qu'on aurait pu s'en passer : le résultat aurait été le même. J'aime bien Harrelson par contre qui est vraisemblablement le seul à avoir compris que le réalisateur faisait n'importe quoi.
Et toute l'écriture du film repose sur ces aberrations "scénaristiques". Le scénario est une suite de rebondissements prévisibles qu'on voit arriver à 300 kilomètres, et totalement improbables. Alors je veux bien que ce soit magique, mais là on parle de coups de théâtre qui arrivent toutes les 15 minutes pendant le film. C'est littéralement du tennis de table : les gentils mènent, les méchants, les gentils encore etc. Ça ne s'arrête jamais à tel point que j'en étais désespéré, ma main sur mon visage beaucoup trop souvent. En plus, ça se permet de revenir sur le twist final du premier film, en amenant un élément sorti tout droit du chapeau des soi-disant scénaristes. En fait c'est vraiment un tour de magie tellement c'est improbable et complètement hors propos par rapport au premier. Et c'est surtout une grosse facilité pour amener ce qui correspond du coup au twist final du nouveau film.
Encore une fois, ça finit comme une fin d'épisode de série, dont la fin est incompréhensible (mais je préférerais que ça le reste en fait)... mais tout ça est très complexe bien entendu. C'est voulu, c'est mystérieux. Mais bon, heureusement, j'aime la magie et le gamin en moi a quand même réussi à passer un moment pas trop désagréable, entre mes phases de consternation. J'ai en tout cas hâte de voir le 3 et son prochain twist qui renversera encore tout ce qu'on croyait savoir sur cette saga écrite par de véritables magiciens. 