Réalisé par Agnès Varda
en 1965
durée : 1h20
avec : Jean-Claude Drouot, Claire Drouot, Marie-France Boyer
genre : bonheur ?
nationalité : française
Synopsis : tout est dans le titre
Mon avis
Ah je ne regrette pas d'avoir vu ce film. Je n'ai pas forcément vu spécialement de Varda et si j'ai aimé ses films je n'en ai pas fait une réalisatrice à suivre (enfin plutôt où je devais compléter sa filmographie) mais le bonheur pourrait bien changer la donne.
Effectivement, le titre annonce tout : le bonheur et le bonheur c'est beau, c'est simple, ça ne pose pas de questions. Le film possède une identité folle tant sur le choix de la musique incessante, sur les choix des couleurs des décors, des habits, avec une photographie exceptionnelle, mais surtout ce montage. Ah qu'est ce que j'aime ce montage exprimant tantôt le désir, l'amour, le bonheur, le chagrin, la désolation. Tout passe par le montage.
Et on a ces deux jeunes filles qui gravitent autour de cet homme simple, qui aime et qui aime très fort. Le bonheur ça s'additionne alors pourquoi se poser des questions ? La fin ne révèle rien, tant mieux, le bonheur du titre aurait pu être gâché et c'est là que réside la force du film, cette recherche du souverain bien à tout prix. Mais j'aime cette vision simple des choses qui sont infiniment plus complexes et c'est tellement simple que le film parvient à être vrai alors qu'il n'est pas forcément réaliste.
En tous cas c'est assez sublime. D'autant plus qu'il est magnifique bien dialogué. Rien qu'une phrase telle que "tu fais bien l'amour", l'entendre comme ça, l'air de rien, le sourire sur les lèvres, ça transpire l'amour et le bonheur. Je n'aime pas les gens heureux, je n'aime pas le bonheur, mais le bonheur de ce jeune homme avec tout ce qu'il entraîne me fascine.
Je passerai outre la réussite totale des scènes limites érotiques et d'une grande subtilité du film.
Putain de film. Simple mais avec une immense profondeur. Tout ce que j'aime.