The Doom Generation est un film américain réalisé par Gregg Araki, sorti en 1995.
J'ai bien adoré l'ambiance assez glauque certes mais énorme. La belle Rose Mcgowan n'y est pas pour rien je pense aussi...
Je voulais avoir vos avis et si vous connaissiez d'autres films de ce genre ?
Les autres films d'Araki sont dans ce genre ?
Nowhere qui est ca suite direct ![]()
Bon y'a déja un topic mais vu la tronche qu'il a, vaut peut être mieux garder celui la...
Et ouais y'a Kaboom dans un peu le même genre
Oui je me suis permis car le topic date de 2002 et un peu en fouillis.
Dac je vais regarder ces 2 films.
Merci les gars. ![]()
J'adore ce film, je vous conseille aussi Totally fucked up (1993) qui forment la 'teenage apocalypse trilogy" avec Nowhere (1997) qui lui a une ambiance a la "Kaboom" mais en mieux ![]()
Nowhere j'ai pas accroché. En dessous de doom generation pour moi. L'actrice de doom generation y contribue beaucoup aussi.
Totally fucked up j'arrive pas a le trouver cependant...
Il est disponible en dvd. Ou sur internet mais j'ai pas le droit de dire le site
Sinan j'adore Mysterious skin ![]()
Et j'ai pas vu Smiley face encore...
A la fin de l'année Gregg araki sortira un nouveau un film adapté d'un roman comme mysterious skin...ça sera "White bird in a blizzard" ![]()
Smiley face c'est un peu con con mais c'est fun
Mon deuxième Araki après Kaboom. J'avais bien aimé celui-ci, mais The Doom Generation c'est quand même super différent, et largement mieux ! Ici, on peut faire un rapprochement avec le cinéma de Larry Clark, dont les thématiques sont très proches, mais traitées de manière totalement différente. Là où Clark donne un côté très humains, très crédible, à ses personnages et à son univers, Araki n'hésite pas à partir dans le trip halluciné. Pourtant, The Doom Generation pourrait ressembler à un mix entre Bully et The Smell of Us, en mêlant le questionnement adolescent de l'un à la douce rêverie de l'autre, et en y ajoutant un côté symbolique, presque mystique. Dès le début du film, une tension sexuelle se crée entre les trois protagonistes, et cette tension augmente petit à petit jusqu'à la séquence finale, absolument magnifique, qui sert de chute au récit. D'ailleurs, j'ai vu un peu de Théorème dans ce film également. Je connais peu Pasolini, mais je ne serais pas étonné qu'il soit l'une des sources d'inspiration d'Araki. Bref, c'est un cinéma qui me plait bien (même si je préfère encore assez largement le travail de Larry Clark), et j'ai hâte de poursuivre la filmo de ce monsieur, car les deux long-métrages que j'ai vu étaient assez différents l'un de l'autre, malgré des thématiques communes !
Et d'ailleurs je conseille ce film à reso. J'ai vu sur SC et CL que tu n'aimais pas beaucoup Araki, mais je pense que celui-ci pourrait te plaire, car il se rapproche d'un Clark (beaucoup plus que Kaboom, qui ressemblait plus à un gros délire qu'autre chose).
McGowan...
La scène de la baignoire. ![]()
McGowan est géniale oui !
Totally Fucked Up soulevait des questions assez dures (sur l'homosexualité, la drogue et la dépression) et visait par conséquent un public assez restreint. The Doom Generation, le deuxième opus de la Teenage Apocalypse Trilogy, reprend ces thèmes et les aborde sous un angle beaucoup moins sérieux. En effet, le réalisateur abandonne les affres du film d'auteur raté pour se jeter à corps perdu dans la comédie trash et kitsch, pour le meilleur et pour le pire.
The Doom Generation fait partie de ces films indépendants (et underground) sortis dans les années 90 qui revendiquait une certaine contre-culture, à la manière de Clerks. Il partage avec ce dernier certains traits communs, notamment un sens aigu du dialogue. Sauf qu'Araki, aimant bien choquer, n'hésite pas à placer des vulgarités très inventives dans la bouche de la toute jeune Rose McGowan. On se retrouve donc avec des échanges verbaux rappelant à la fois des dialogues de pornos de films de Tarantino, ce qui est absolument génial.
L'humour repose aussi sur la représentation caricaturale des États-Unis, qui est surtout montrée lorsque les trois personnages principaux interrompent leur cavale pour aller dans un bar, une station service ou un fast-food. Bien sûr, cela a déjà été fait, mais ces scènes sont des merveilles : déjà il y a le caractère désabusé des trois jeunes qui fait mouche, puis il y a les pancartes affichées un peu partout, délivrant des slogans tantôt cyniques, tantôt absurdes. Enfin, il y a les personnes qui tiennent les magasins, complètement cinglées, qui finiront tuées par les héros, dans des scènes qui n'ont rien à envier à Evil Dead. La narration prend ainsi une construction à la Scott Pilgrim : on attend toujours ce qu'il va se passer lors du prochain arrêt.
Seulement voilà, à partir du moment où le réalisateur commence à s'intéresser au ménage à trois qui s'installe doucement, le film devient subitement sérieux. A part le côté benêt de James Duval, l'humour disparaît complètement. Araki multiplie les scènes de cul pour masquer son manque d'idées, ce qui finit par ennuyer. Et quand on voit la fin, on se dit qu'il ne savait pas trop comment conclure. Je me doute que c'est à prendre au second degré, mais c'est tellement glauque que cela ne prend pas.
The Doom Generation partait donc super bien mais change inexplicablement de ton vers les deux tiers du film. La seconde partie, beaucoup plus dans l'esprit de ce que fait Araki habituellement, ternit accidentellement l'ensemble. Cela reste à voir pour le travail sur les couleurs et les dialogues, qui sont, comme je l'ai déjà dit, complètement mythiques.
http://www.senscritique.com/film/The_Doom_Generation/critique/42009779
Araki multiplie les scènes de cul pour masquer son manque d'idées, ce qui finit par ennuyer.
Je ne pense pas que ce soit pour masquer le manque d'idées, c'est un véritable choix scénaristique ce virage-là. Et c'est vraiment bien foutu d'ailleurs. Ces scènes de cul sont d'ailleurs particulièrement excellentes, parmi les meilleures que je connaisse au cinéma.
Le 04 décembre 2015 à 18:10:49 Melaine a écrit :
Araki multiplie les scènes de cul pour masquer son manque d'idées, ce qui finit par ennuyer.
Je ne pense pas que ce soit pour masquer le manque d'idées, c'est un véritable choix scénaristique ce virage-là. Et c'est vraiment bien foutu d'ailleurs. Ces scènes de cul sont d'ailleurs particulièrement excellentes, parmi les meilleures que je connaisse au cinéma.
Il commence à les accumuler juste après qu'on apprenne que les héros sont pourchassés par deux ex d'Amy et les policiers.
Du coup ça crée une attente (qui ne sera qu'à moitié comblée) et ceci, couplé avec le changement de ton dont j'ai parlé, ne m'a pas vraiment plu.
Ces scènes de cul sont d'ailleurs particulièrement excellentes, parmi les meilleures que je connaisse au cinéma.
Je suis d'accord pour dire qu'en elles-mêmes elles sont vraiment bien foutues.
Je crois que je déteste fondamentalement le "cinéma" de Gregg Araki et je me demande si White Bird que j'avais apprécié n'était pas une erreur de parcours, ou si je ne me suis pas planté totalement en trouvant quelques qualités à ce film...
Je m'ennuie devant ce film, c'est une catastrophe... C'est tellement pas pour moi ce délire qui se croit subversif... ça le serait si jamais les personnages existaient, s'ils avaient un peu de consistance, s'ils voulaient un temps soit peu être dans le vrai, là je suis désolé je n'y crois pas. Je n'aime pas vraiment les road movie... Donc là en voyant ce film je suis un peu en enfer. Je vois un truc qui n'a fondamentalement aucun intérêt, qui est juste un gros bordel.
Alors je veux bien croire qu'on puisse trouver un intérêt à un gros bordel jouissif, sauf que là ça n'est pas le cas... Le film ne peut rien détruire, déconstruire vu qu'il n'est pas dans la réalité, il est dans son propre délire... Si certains accrochent tant mieux... c'est pas mon cas.
Pourtant je pense voir ce que veut faire Araki avec cette folie qui envahi de plus en plus le film... Mais voilà ça ne prend pas, les personnages je ne peux pas y croire, leurs réactions sont illogiques au possible... Je ne peux même pas dire que ça m'énerve tant je ne peux pas me sentir concerné par ce qui se passe à l'écran. Ces gens là n'existent pas, ces personnages n'existent pas, ces lieux n'existent pas, ces actions n'existent pas... Il n'y a rien de vrai qui va émaner des interactions entre les personnages. J'ai juste eu l'impression de voir un film qui se veut ou se croit marrant ou délirant, mais tout ce que je vois c'est du vide.
Je ne vais pas m'étendre plus dessus, mais je suis tellement hermétique à ce genre de trucs, j'aurai tout oublié d'ici demain. Et pourtant j'ai fait l'effort de me procurer la version la plus longue pour avoir la bonne version, la version voulue par Araki... En fait je dirai que c'est une sorte de Richard Kelly (c'est-à-dire du sous Lynch pour ados) en plus psychédélique et avec du cul. Mais j'ai quand même envie de faire un parallèle avec Noé, Noé qui va aussi loin dans la provocation, qui aime aussi ce qui est psychédélique, les histoires tordues... Sauf que chez lui les relations entre les personnages existent... Il se passe un truc entre eux qui fait qu'ils existent... qu'ils ne sont pas juste les pions dans le jeu d'un réalisateur un peu fou.
J'ai vu que pas mal de gens se touchent sur la fille... mouais vite fait... elle me parle pas...
Cependant je dois quand même dire que j'ai presque apprécié le début que je ne trouvais pas si mal, mais dès que ça part trop dans le n'importe quoi j'ai regardé ça avec un ennui certain.
Ah ça me surprend que tu n'ais pas aimé tiens ! Je trouve qu'il y a des similitudes avec Larry Clark. ![]()
Ben Larry Clark est quand même dans une certaine réalité, il sait filmer ces gens médiocres avec un certain désir et les interactions entre eux font qu'ils existent. Chez the Doom Generation je vois plutôt un clip glauque.
Le 12 décembre 2015 à 11:59:52 resolution a écrit :
Ben Larry Clark est quand même dans une certaine réalité, il sait filmer ces gens médiocres avec un certain désir et les interactions entre eux font qu'ils existent. Chez the Doom Generation je vois plutôt un clip glauque.
Je ne peux que te donner raison là-dessus. ![]()
Bon là je me réveille à peine après une soirée donc je ne saurais pas trop m'expliquer, mais je reviendrai tout à l'heure pour essayer de dire en quoi ils se rapprochent (bien que je trouve Larry Clark largement au-dessus).