Un scandale. Lucy sonne comme un aveu ultime de tocardise de la part de son réalisateur, le pompeux Luc Besson, qui a ici (attention !) la prétention de s'attaquer à du lourd ! Il ose le Luc, au point d'enrober son film d'une guimauve pseudo-métaphysique ridicule et grotesque au possible. Mais le film n'est pas seulement con et prétentieux, il est également d'une médiocrité insondable. Pourquoi ? Parce que Besson est un crétin qui n'a jamais rien compris au cinéma et il le prouve une fois de plus en nous chiant ce produit calibré et didactique au possible. Bah oui, bien sûr, les cocos, Luc a pensé à vous qui êtes bien trop stupides pour entrevoir les cieux lointains vers lesquels le film se déploie. Donc tonton Luc va tout vous expliquer, agrémentant, pour surligner à peu près toutes les scènes, son histoire coconne à base de science (LOL) et d'action débilosse, de plans documentaires animaliers piqués ici et là (à Ron Fricke ou à Yann Arthus Bertrand).
Je suis sidéré par un tel foutage de gueule. Le film est nullissime, mis en scène foutraquement, écrit avec le cul, mais, au lieu de jouer la carte du second degré, Besson enveloppe son film d'un sérieux et d'un premier degré totalement hors-propos vu la quantité d'âneries que le film raconte à la minute. Luc Besson, tocard parmi les tocards, s'est certainement pris pour Kubrick ou pour Tarkovski et il a voulu réaliser son film somme, son chef d'oeuvre philosophico-métaphysique ta mère. Il se vautre lamentablement. Une merde infecte, une insulte au cinéma. Besson, je te conchie.