Un film réalisé par Walerian Borowczyk
Avec Fabrice Luchini, Lisa Danvers, Paloma Picasso
Durée : 1h38
genre : érotique
année 1974
nationalité : française
Synopsis :
Mettant en scène le libertinage à travers le temps, Walerian Borowczyk nous invite à explorer quatre contes. « La Marée » évoque l'initiation d'une jeune fille à l'art complexe de la fellation. Puis, « Thérèse philosophe » met en lumière Thérèse, une adolescente rebelle, alors que celle-ci est punie dans un débarras, cette dernière expérimente le plaisir solitaire avec une cucurbitacée. S'en suit avec « Ersebet Bathory », une histoire centrée sur la comtesse Bathory qui organise des orgies sadomasochistes. Et pour finir ce périple, dans « Lucrezia Borgia », on découvre une nouvelle forme de sexualité, les plaisirs incestueux d'une famille des plus originales.
Mon avis
On a là un film érotique à sketch qui a les qualités et les défauts du film à sketch. Le souci c'est que les sketchs sont de durée inégales et d'intérêt (et d'influences) inégales également. Dans l'ensemble, je dirai que c'est un film correct, mais qui aurait pu être meilleur. Bien meilleur.
Je commence donc par le début où on a la marée, avec Luchini, qui est le sketch que je préfère, parce que l'on dirait presque du Rohmer et je ne dis pas ça juste pour la présence de Luchini. C'est les vacances, le désir d'un cousin envers sa cousine qui veut une faveur toute particulière de sa part. Et on voit donc le cousin élaborer une petite stratégie pour y parvenir. Et je l'ai trouvé tout à fait sympathique, on voit cette jeune cousine avec une robe blanche, transparente faire du vélo, marcher sur les galets, laissant ainsi monter le désir, on devine son maillot de bain, puis forcément elle enlève son maillot mouillé, et nue sous sa robe elle fera une belle faveur à Luchini. J'ai trouvé ça frais, sympathique et légèrement immoral.
Passons au second, où une jeune fille se fait enfermer dans une pièce et pour seule nourriture elle a des concombres. Là je me suis demandé si j'avais l'esprit mal tourné. Mais en fait non. Et j'ai trouvé ça assez formidable aussi. Sade serait fiers je pense de cette initiation à l'onanisme.
Ces deux sketchs sont pour moi les meilleurs et les plus courts également.
Ensuite le film se perd en remontant encore dans le temps, au temps de Bathory dans un sketch qui pourrait ressembler à Salo, le talent en moins. On prend des jeunes filles et on les dénude pour le plaisir de la comtesse. Bon c'est encore sympa, mais j'ai trouvé ça assez longuet.
Puis vient le dernier sur les Borgia, pape incestueux et là c'est la débauche, alors il y a quelques idées sympa, genre la fille qui se donne au pape sur une croix, c'est cool. Mais bon. J'avoue que je commençais à en avoir un peu marre déjà que le sketch précédent fut un peu trop long.
Donc en somme c'est immoral, on retrouve bien l'esprit libertin et je m'en réjouis, mais il manque quelque chose, peut-être une mise en scène plus audacieuse, un rythme un peu plus rapide. Mais il faut avouer que le casting féminin est à tomber.