J'en reviens assez mitigé finalement. D'un côté ça renoue vraiment avec cette fraicheur et ce dynamisme non-stop qui faisait la force des anciens Pixars des années 2000, c'est vraiment ultra fluide et drôle, même les gags qui tombent un peu à plat finissent par payer un peu plus tard, du coup grande réussite à ce niveau. Mais d'un autre côté il faut reconnaitre que niveau direction artistique c'est franchement paresseux si ce n'est pas carrément déprimant. Rien que les émotions, sur les images je m'étais imaginé des êtres un peu typés spores, genre avec un aspect végétal qui me branchait bien, alors que finalement c'est juste de la lumière colorée. Au vu de leurs costumes je m'attendais aussi à une ambiance un peu 60's "easy listening" alors que pas du tout, ça m'a vraiment déçu ça aussi. Du coup voilà résultat en demi-teinte pour moi. Ça aurait pu être vraiment excellent si on avait pas cette DA ultra paresseuse (et on aurait pu se passer de quelques gros clichés sur l'enfance également...).
Par ailleurs, j'ai vraiment eu un gros problème avec le fait que Joie soit doublée par Amy Poehler. Elle est juste trop vieille quoi, ça manque terriblement du peps censé définir le personnage... du coup j'ai eu beaucoup de mal à assimiler le personnage pendant une grosse partie du film.
Je suis d'accord avec ça. Pendant tout le film j'ai cru que c'était Kristen Bell vieille, ça m'a beaucoup dérangé.
Par contre les seconds rôles sont nickels : Bill Hader en peur ou Lewis Black en colère (ce rôle était fait pour lui
)...
Richard Kind pour l'ami imaginaire j'étais moins convaincu. Il a tellement l'habitude de jouer des mecs à fleur de peau, et ça s'est retrouvé dans son jeu, j'avais l'impression que Bing Bong pouvait péter un câble à tout moment. J'étais convaincu qu'il allait les trahir d'ailleurs. Du coup je sais pas si c'est voulu. ![]()
Oui Bing Bong il a petit côté malsain. ![]()
Ouais mais au final ça se retrouve que dans son jeu (et peut-être son design
) parce que dans les actes il est tout crème. ![]()
Certes. ![]()
Je suis allé voir ça hier, porté par la hype et la promo monstrueuses
Alors le film est très sympa, mais il va falloir arrêter avec le surcotage : quand je vois les notes SC, RT, la presse, etc., je me pose des questions, il faut vraiment que le cinéma pour enfants occidental soit en phase terminale pour acclamer un truc comme Vice Versa, qui certes a d'indéniables qualités (notamment son inventivité), mais qui reste et restera un petit film sans grande envergure, sans autre portée qu'être un bon divertissement pas bébête, rôle qu'il assume parfaitement il faut le reconnaître
http://thelastpictureshow.over-blog.com/2015/06/vice-versa.html
Parmi les innombrables suites en projet chez Pixar, avec notamment une improbable suite au Monde de Nemo ou un Cars 3 qui ressemble vraiment à de l’entêtement, seuls Inside Out et The Good Dinosaur se détachaient du lot. Attention à ne pas non plus s’emballer excessivement sur l’originalité des concepts, le premier ayant été vu chez Woody Allen il y a quelques temps, et le second nous renvoyant directement au Petit Dinosaure (il y a pire comme références, je l’accorde). L’initiative reste louable, et après avoir déçu avec leurs dernières productions, voilà qui semblait marquer leur retour sur le terrain de la créativité, pendant que la concurrence faisait vaciller l’hégémonie du studio à la lampe.
Autant le dire tout de suite, on ne retiendra pas le court-métrage précédant le film, intitulé Lava. Même lorsque le long-métrage m’avait déçu, le court était souvent l’occasion pour d’autres artistes de chez Pixar de montrer leur talent et leurs idées de façon plutôt débridée, mais ici on a clairement droit à leur plus mauvais. Pour le coup, je suis assez inquiet qu’ils n’aient pas trouvé mieux à proposer. Heureusement, l’introduction du film nous fait oublier cette déconvenue en un rien de temps. Comme pour Là-haut, la première demi-heure (à vue de nez) nous rappelle les grandes années du studio, avec un déferlement d’idées, d’humour et d’émotion des plus stimulants. L’idée de jongler entre les « centres de contrôle » des différents personnages dans la plupart des dialogues clés est pour moi une des meilleures idées du film, avec pour exemple la scène de repas qui en utilise au mieux tous les aspects. J’aurais même préféré en voir plus dans le film, mais la direction prise au-delà de ce début des plus réjouissants n’est pas exactement celle que j’attendais.
Ma principale déception vient du faire qu’à l’instar de Là-haut et de Monstres Academy, l’intrigue dévoile un peu vite ses cartes et laisse deviner comment va se dérouler tout le reste du film. La linéarité est tout de même bien mieux dissimulée que dans ces derniers, par tout un tas d’idées assez géniales sur les souvenirs et leur évolution, l’imagination, l’oubli, les rêves et j’en passe. Cela n’empêche pas de laisser poindre à plusieurs reprises le sentiment d’être sur des rails, et que ce sont plus les petites trouvailles qui maintiennent notre attention que l’aventure elle-même. Dans certains films ce n’est pas du tout un problème, au contraire, mais dans un film mené tambour battant, qui a souvent recours au suspense et à l’action, ça l’est un peu plus.
Il faut dire que la critique peut donner quelques faux espoirs sur ce film, quand on en voit certains parler du meilleur film de Pixar, je suis plutôt sceptique. Ne serait-ce qu’à cause de la direction artistique, un peu lisse et pas aussi créative qu’un tel univers le permet, comme ça pouvait être le cas sur Monstres & Cie. Michael Giacchino est également bien moins inspiré que sur Les Indestructibles ou Ratatouille, même si ce n’est pas surprenant au vu de ses derniers travaux. Voilà qui fait beaucoup de reproches pour un film que j’ai aimé et qui m’a rappelé leurs meilleurs films sur pas mal de points, mais il me semblait difficile de passer outre. Je ne vais pas tempérer à moi seul la quasi-unanimité à l’égard du film, mais je tenais à remettre ce dernier en perspective.
Il sera toujours plus intéressant d’avoir un film sur les émotions d’une jeune fille qu’une nouvelle suite de Cars. Le scénario aborde des thèmes relativement profonds et sérieux comme l’importance de l’éducation de souvenirs clé dans ce qui forge notre personnalité, les désillusions que l’on a en grandissant, le découragement et la peur face à l’inconnu que notre curiosité et notre envie d’aller de l’avant permettent de dépasser. En restant très abordable par des enfants, ce dernier Pixar est bien plus appréciable et compréhensible par des personnes plus âgées que le personnage. La comparaison ne convaincra peut-être pas tout le monde, mais j’ai pensé sur ce point au film Les beaux gosses, qui est clairement plus drôle et touchant lorsque l’on a fini le lycée et vécu les mêmes galères que les personnages (enfin, quand même pas toutes).
Je n’ai donc pas boudé mon plaisir devant ce retour aux choses sérieuses de Pixar, encourageant malgré ses quelques défauts par le fait qu’ils reviennent aux fondamentaux qui ont fait leur succès, l’émotion et la créativité. Je vais un vœu pieux et espérer que cette dernière production ne fera pas figure d’exception dans leur filmographie post Toy Story 3 (qui aura lui aussi droit à sa suite sortie d’on ne sait où).
Bon ben ils ont réussi, Pixar a réussi à me remettre les larmes aux yeux, pour la première fois depuis Toy Story 3.
Je comprends aisément certains des reproches faits à Inside Out, notamment sur la direction artistique, il est vrai plutôt sommaire (alors que c'était le truc à sauver sur leurs deux précédents films), et même techniquement ce n'est pas forcément la claque, même si il n'y a rien à reprocher bien entendu. Mais sinon, qu'est-ce que ça fait du bien de retrouver le Pixar intelligent et émouvant qu'on avait semble-t-il perdu. J'ai trouvé le sujet traité avec maturité, la manière dont les émotions interagissent entre elles, et dont tout se répercute dans la vie de Riley. Ça brasse tellement de thématiques, l'importance et l'équilibre des émotions bien évidemment, mais aussi tout ce qui peut passer par la tête d'une petite vie dont la vie est chamboulée, les prémisses de l'adolescence et tout ce que ça implique. Enfin j'ai trouvé ça beau, et si le film manque un peu d'une touche d'imagination et de folie dans certaines péripéties, il offre de vrais moments d'émotion, sincères (le sacrifice de l'ami imaginaire
, la fin
).
Enfin ça fait du bien de retrouver la recette qui marche chez Pixar : prendre un concept et l'exploiter, tant pour produire des gags (plutôt réussis pour la plupart, même si on tombe parfois dans l'écueil du slapstick pour gosses) que pour offrir une lecture profonde. Il manquait vraiment quelque chose pour que je le classe parmi leurs meilleurs mais c'est en tout cas le plus réussi depuis un bout de temps.
Ah je rajouterais que la partition de Giacchino était agréable mais anecdotique. Et par contre, le court juste avant, putain c'était mauvais
un bon aperçu de ce que la technique actuelle de Pixar donnera pour représenter l'eau dans Finding Dory mais c'est tout.
Mais putain j'ai pas eu de court avant le film moi quelle arnaque. ![]()
Honnêtement pas de quoi se plaindre ![]()
à un moment dans le film je me suis cru devant Lost à cause de Giacchino ![]()
Bah ça m'intéresse les évolutions techniques de pixar moi. ![]()
Bon, j'en reviens et c'était effectivement très bien...
Alors oui, rien de révolutionnaire au niveau du schéma narratif et des péripéties et la direction artistique laisse certainement à désirer sur quelques points, mais qu'importe: Pixar m'a encore eu, avec sa générosité et sa spontanéité habituelle.
Bref, je vais pas m'étaler sur le sujet, c'est exaltant et jouissif, les séquences toutes plus inventives les unes que les autres s'enchaînent sans temps faible. Le contrat est rempli, ne boudons pas notre plaisir. ![]()
Fais chier dans mon UGC ils ne passaient pas Lava. Bon apparemment c'est nul mais ça fait chier quand même.
Pas de Lava non plus pour moi, ça doit être le cas pour tous les UGC. ![]()
Ah ok vu chez UGC également...
Lava : Sans doute l'un des pire court métrage introduisant un Pixar... tout ce qui est horrible dans un dessin animé pour mioches : niais, chantant, idiot... alors que franchement il y avait des choses à faire en racontant la vie d'un volcan ! Mais non, on a voulu le personnifier à fond, chanter... comme dans un bon navet Disney... et puis c'est long, c'est catastrophique !
Inside Out : Pixar c'est plus vraiment ça depuis quelques années... bon après c'était jamais totalement nul, il y a des choses à sauver dans Cars 2, la préquelle de Monster & Cie, mais bon... quelque chose semble s'être éteint. On retrouve là le réalisateur de Là-Haut pour un film qui a un super concept, mais qui malheureusement a les mêmes défauts que Là-Haut. Là-Haut avait une introduction géniale, émouvante à souhait et se perdait après dans des gags un peu nuls et des péripéties déjà-vues. Et c'est la même chose ici, d'autant plus que le personnage de Big Bang rappelle un peu le Kevin (je me souviens bien) de Là-Haut.
J'aurai aimé que le film tienne son concept pendant tout le film, voir comment les émotions se chamaillent pour diriger la vie de cette jeune fille. Dès que ça part dans un truc d'aventure ça devient assez banal et du coup beaucoup moins intéressant. C'est dommage, parce que franchement le début est génial et les moments où on voit les émotions faire n'importe quoi... ben c'est énorme !
Le film parvient néanmoins à être touchant à certains moments avec un premier degré qui tombe juste. Le film n'est pas chiant, c'est déjà ça de gagné, il n'est pas abrutissant, mais voilà, le milieu du film ne vaut pas le début... Le meilleur moment c'est la fin ou bien la scène qui servait de bande annonce où on voit le cerveau de toute la famille. J'aurai aimé que tout le film soit sur ce ton là.
Après le message sur les émotions, on ne peut pas être joyeux tout le temps, c'est pas grave d'être triste, au contraire... c'est plutôt bien et intéressant. Quelque part ça rejoint ce que disait Nietzsche lorsqu'il s'en prenait aux socialistes qui voulaient ôter le malheur à tout le monde, or sans malheur il n'y a pas de réel bonheur, il faut les deux.
Ce qui fait la vie c'est justement le mélange des émotions, lorsqu'elles se complètent, pour ma part j'aime bien la douce amertume.
Bref ce n'est pas un chef d'oeuvre mais le concept est génial et le film est super plaisant lorsqu'il le tient... et un peu plus oubliable lorsqu'il s'en écarte et devient plus classique.
Assez d'accord ouais, surtout sur le meilleur passage !
Bah ouais les séquences ultra dynamiques et fluides Pixar gère. La scène de rêve est géniale aussi.