Je déplore aussi la banalité de la direction artistique, pour tout dire ça m'a fait penser à Wreck-it Ralph. Le film ne surprend jamais de ce côté-là.
Mais je ne serais pas aussi sévère sur le reste. J'ai été personnellement plus agacé par Joie et l'énergie qu'elle déploie à dénigrer sa camarade et à mettre tous les soucis sous le tapis que par Tristesse, ce qui est voulu et constitue donc un fil narratif qui fonctionne pour moi. Les obstacles, s'ils ne font pas toujours sens dans l'ensemble, ont au moins le mérite de présenter une partie de cette allégorie globale de l'esprit dont j'ai apprécié chacune des idées (et même le passage de l'abstraction, qui offre en plus un certain rafraîchissement de la DA).
La force du film, c'est donc son écriture. Cette longue métaphore filée de deux heures, toujours juste, nous met réellement face à nos émotions et nous permet d'apprécier la vraie puissance de cette fin autour de laquelle, de la même manière que Toy Story 3 ou Monstres Université, le film est vraiment bâti.