Moi aussi j'en ai marre de ces relations père fille (ou autre) dans ces films énormes. Certes ce sont de très beaux sujets, mais je peux pas m'empêcher de penser que pour ce genre d'histoire où on parle des avancées humaines, l'inconnu, le gigantesque, c'est juste une façon très simple de créer des enjeux facilement identifiables, comme si on avait pour de perdre le spectateur en fonçant tête baissée (comme l'a fait Kubrick avec 2001 en passant, y'avait pas petite fille qui cherche l'amour de son père dans celui-là).
Je comprends l'idée derrière, mettre dos à dos le macro et le micro, chevaucher l'Histoire de l'Homme avec l'histoire d'un homme, tout ça, mais je suis presque sûr que sur le coup je vais trouver que ça alourdi le film. McConaughey il verra l'immensité de l'espace et il pensera à sa fille qui doute de lui et qui ne l'aime pas trop (chaque américain devrait avoir un psychanalyste commis d'office franchement), comme DiCaprio chialait parce que Cotillard était dans ses rêves dans Inception. C'est une manière de pas assumer son film jusqu'au bout et de le rattacher à des trucs faciles qui auront du mal à m'intéresser. Bon je sais rien du film, donc je parle beaucoup pour rien dire, mais c'est le sentiment que m'a donné la BA : de l'inconnu gâché par du trop connu (comme dans Godzilla tiens)