Le 19 août 2016 à 00:50:49 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:43:55 BuzzMeeks a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:42:10 -no_more- a écrit :
Et le pire c'est que si j'en crois j'en crois wikipédia, Nolan lui-même défend la théorie du "Pantoliano ment".Ou comment tuer un retournement de situation très intéressant.
Et il sort d'où le " John G " du coup si Leonard n'est pas confondu avec Sammy ?
Et bien John G c'est Pantaliano dans le cas où ce denier ment. Faudrait que je revois le film, ça fait un moment donc les détails je m'en souviens plus exactement.
Donc ce gars sait que Guy Pearce le cherche pour le buter mais lui dit quand même " Oh tu m'appelles Teddy mais mon vrai nom c'est John G " ????
Ca n'a aucun fichu sens.
Grave, surtout la manière dont il lui dit ça, presque sur un ton de boutade, "I'm a John G. too" ou un truc du style. Ou alors tous les personnages sont les derniers des demeurés.
Le 19 août 2016 à 00:57:33 Lt-Schaffer a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:52:06 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:44:01 Lt-Schaffer a écrit :
Il fait des films de mécano. En soi pourquoi pas mais si on te flanquait pas constamment des gifles avec le mode d'emploi ce serait mieux.
Mais à peine de mécano. La machinerie, c'est presque organique, ça respire. Tu regardes des films vraiment mécaniques comme Alien ou même Unstoppable, ça n'est pas tout lisse, tout plat, tout vide. La mécanique ça va dans tous les sens. Les lignes, chez Nolan, ça va dans une poignée de directions et ça ré-itière les mêmes formes, à quelques variations près. Ou alors c'est de la mécanique où tout est en plastique et en fibre de carbone.
Ça reste clairement ton point de vue ça.
Non, ça, ça n'est pas un point de vue, c'est factuel. Interroge-toi sur le style formel de Nolan, regarde comme il fait ses travellings ou même ses cadres, tu verras bien, ça suit une recherche du lisse, du droit et des points de fuite. Et puisque plus haut on parlait du tesseract bidon... C'est exemple parfait. Tu peux trouver ça très bien si tu veux, mais ça ne change pas ce que je dis à propos de la recherche de la droite et du lisse.
Personnellement j'aime beaucoup cette recherche du droit, du lisse, du carré...
La scène du couloir sans gravité dans Inception est super rien qu'à ce niveau là. Les lignes de fuite qui tournent autour du même point, ce carré parfait qui fait tourner les lignes de fuite...
Inception est vraiment bien dans son point de vue géométrique.
Le 19 août 2016 à 00:36:17 BuzzMeeks a écrit :
ça me rappelle la fois ou après un débat de dix pages, Reso a laché le cœur de sa pensée, " y a du bon et du moins bon ".
Les petites piques dans le dos, position typique du faible qui cherche à rabaisser le fort. 
Le 19 août 2016 à 00:54:37 Lt-Schaffer a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:23:41 Downtower a écrit :
Le 18 août 2016 à 23:59:21 Lt-Schaffer a écrit :
Le 18 août 2016 à 23:21:08 Downtower a écrit :
Le 18 août 2016 à 20:44:31 Lt-Schaffer a écrit :
Le coup de la cinquième dimension, toute carrée, toute explicative, c'est quand même l'archétype de tenir le spectateur par la main. Au point même que ce soit visuellement pas spécialement avec le discours de fond...Visuellement c'est totalement cohérent ce qui est représenté puisque c'est un tesseract étant donné que l'on se trouve dans une dimension supérieur.
Puis je vois pas le problème de "tenir le spectateur par la main". Surtout que Nolan le fait souvent volontairement dans le but de "duper" le spectateur.
Non mais merci, tu ne m'apprends rien, mais c'est le choix de la figure géométrique qui est une contradiction avec le fond, d'un point de vue philosophique. Tu as un film qui se cherche (partiellement) un ton céleste, qui te parle du pouvoir de l'amour et une zone en dehors du temps et de l'espace, et on te sort un dispositif d'une tristesse incroyable, tout ça parce que Nolan aime les lignes, les carrés et les points de fuite. C'est la nullité absolue ce concept. C'est tristement concret, tristement cartésien, trop didactique, c'est la manière la plus banale de représenter l'irreprésentable, pour que le pékin moyen ne soit pas perdu parce qu'il a la flemme d'interroger les images qu'il regarde. C'est du niveau d'un astronaute à bac +25 qui fait un dessin avec un crayon et un papier à un autre astronaute à bac +25 pour lui expliquer ce que c'est qu'un trou noir... (cependant, s'inspirer de Paul W..S Anderson, moi je trouve que c'est la classe)
Et je suis désolé, mais entre duper et tenir le spectateur par la main en le prenant pour un con, il y a un monde de différence. Faut revoir les films de Hitchcock.
Sauf que justement le film n'a rien de céleste, et les formes géométriques renforce le côté artificiel du tesseract qui n'est en rien naturel. Et oui c'est concret et cartésien et il est bien là le but et c'est justement l'inverse qui aurait été totalement incohérent avec le propos du film. Et le but n'est pas de mettre en ouvre de l'irreprésentable (faut arrêter de croire que Nolan à chercher à faire du pur 2001 alors qu'il fait l'opposer dans pas mal des thématiques du film) mais au contraire quelque chose de compréhensible puisque cela a été fait pour que Cooper puisse le comprendre (et en parallèle le spectateur évidement).
Et le coup du crayon et du papier, ce n'est pas pour expliquer à Cooper le fonctionnement d'un trou de ver (et non pas trou noir) mais pourquoi il est représenté en 2D sur les schémas plutôt qu'en 3D et c'est aussi un parallèle avec le tesseract à la fin qui est une représentation en 3D de ce qui est réellement une 4D afin d'aider Cooper à le comprendre.
Puis comme on parle de réalisateur qui tienne la main et que les petits détails comme celui du crayon et du papier vous chagrinent, et puisqu'on parle de 2001. Il y a une scène dans le chapitre avec HAL 9000 (ou CARL 500) où David Bowman et l'autre astronautes discute au sujet du robot pour le désactiver sans que celui ci ne puisse les entendre. On voit que le robot en arrière plan les observe et on peut se douter qu'il arrive à lire sur leurs lèvres de part son intelligence artificielle incroyable, juste après on a des plans du points de vue du robot qui zoom directement sur leurs lèvres durant la discution et là n'importe quel spectateur normalement constitué comprend très bien qu'il lit sur leur lèvre et qu'ils vont le regretter. La scène d'après HAL éjecte une des astronaute et répète à Dave Bowman qu'il fait ça car il a peur d'être désactivé et il dit à haute voix qu'il a lu sur leurs lèvres. Tout le monde l'avais compris et de le dire n'apporte absolument rien, c'est juste pour tenir par la main le spectateur de peur qu'on ai pas compris pourquoi il a réagit ainsi et comment il a réussit à comprendre ce qu'ils disaient. C'est qu'un petit détail mais la démarche est là, pourtant 2001 est tout l'opposé du film qui tient pas la main...
Le film n'a rien de céleste ? Attends le gars il te pose un postulat de départ avec l'Americana, un fantôme, les yeux tournés vers l'espace, derrière t'as la revendication spielbergienne, ne me dis pas qu'il n'y a pas de dimension céleste dedans, c'est faux, c'est son sujet. C'est juste qu'il ne l'assume pas ou qu'il l'assimile bien mal. Le tesseract n'a pas à être artificiel à ce point-là, il doit être abstrait, il doit échapper à cette pauvre compréhension en figures géométriques. Mais comme je l'ai dit, Nolan veut représenter simplement l'irreprésentable. Et honnêtement, ça n'est pas tant pour que Cooper le comprenne (puisqu'il y aurait largement de quoi trouver mille moyens beaucoup plus suggestifs) mais simplement pour le spectateur, encore une fois pour le tenir par la main parce que vraisemblablement, c'est compliqué de saisir le concept d'une zone espace-temps (ce qui m'échappe mais passons).
Mais ce dont tu ne te rends pas compte, c'est que ta défense systématique va exactement dans le sens des reproches que l'on est en train de faire. Puisque plutôt que de parler de l'intérêt pour le récit, son fond ou son personnage, on en est au stade "il faut que le spectateur comprenne" qui est une ligne de défense qui ne peut pas tenir. Sinon elle justifie tout. Et rien.
Et ta comparaison avec 2001, non seulement elle n'a rien à voir mais en plus je pense qu'elle soulève une très mauvaise compréhension du film. J'espère que tu te doutes quand même que les informations qui te sont données dans 2001 ne sont certainement pas pour le spectateur (dont Kubrick se moque) mais simplement pour les personnages et l'évolution du récit. Hal est un enfant. Le dialogue entre Hal et Dave ne sert pas le spectateur mais leur relation, et la caractérisation de Hal. Si tu n'es pas capable de comprendre ça, et que tu penses que le but est de souligner l'action pour le spectateur, il y a un problème. Mais ça illustre aussi les limites de ton raisonnement sur ta ligne de défense.
Et quand bien même, la perception d'une relation entre un humain et une intelligence artificielle n'était pas perçue de la même manière en 1968 qu'elle ne le serait aujourd'hui, donc de toute façon la comparaison n'emmène nulle part.
Je suis désolé, ça vient sûrement de moi mais je vois pas le rapport entre l'américana et le céleste? ![]()
Concernant le fantôme, le principe est de montré que ce qu'on est pas capable de comprendre on le réfère au fantastique, à de l'irrationnel ou à dieu alors que la véritable explication est totalement rationnel (dans le principe du film bien entendu). C'est une nouvelle fois cartésien. Et le début du film avec l'americana, c'est bien la seule revendication Spilbergienne qu'on peut trouver dans le film. Faut arrêter avec ça à penser absolument que Nolan a voulu faire d'interetellar un pur mix Spielberg/Kubrick alors qu'il a voulu faire et a fait un pur Nolan avec quelques inspirations et influences assumées.
Et en quoi le tesseract ne doit pas être artificiel alors que justement c'est une pure invention humaine qui n'a rien de fantastique en s'ajoutant au fait qu'il a été conçu dans le but d'être assimilé et compris pas un homme du 21e siècle? Il n'a pas à être abstrait, puisque c'est du concret et non pas de la métaphysique comme dans 2001 (encore un point qui les oppose parmi tant d'autres). Ça sert le propos du film qui est que le destin de l'humanité est entre les mains des humains. Et tu confonds Tesseract et zone d'espace-temps (ou 5ème dimension si tu préfère). Le Tesseract se trouve dans la 5ème dimension mais n'est pas la 5ème dimension. C'est quelque chose d'artificiel. Alors que la 5ème dimension, ce que tu appel je suppose la zone espace-temps est quelque chose de naturel qui fait partie de l'univers. Par exemple quand le vaisseau traverse le trou de ver, lorsqu'ils sont à l'intérieur c'est la 5ème dimension et il n'y a absolument rien de géométrique, tout est "organique" tout comme à la fin quand Cooper croise le vaisseau endurance dans la 5ème dimension.
Et je pourrais parler du récit, de son fond Et des personnages, tu retourne le problème en faisant croire qu'il vient de moi, défenseur du film alors qu'il vient de vous. Vous vous focalisez sur ça et moi je ne fais que rebondir c'est de là que vient le débat.
Et concernant 2001 je vois pas le rapport avec ma compréhension du film, t'es hors sujet là. Je parle par de la relation Hal/Dave mais juste d'une ligne de dialogue. Et contrairement à ce que tu dis, elle ne fait avancer en rien la relation entre les deux personnages ni même le récit.
Le 19 août 2016 à 00:57:33 Lt-Schaffer a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:52:06 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:44:01 Lt-Schaffer a écrit :
Il fait des films de mécano. En soi pourquoi pas mais si on te flanquait pas constamment des gifles avec le mode d'emploi ce serait mieux.
Mais à peine de mécano. La machinerie, c'est presque organique, ça respire. Tu regardes des films vraiment mécaniques comme Alien ou même Unstoppable, ça n'est pas tout lisse, tout plat, tout vide. La mécanique ça va dans tous les sens. Les lignes, chez Nolan, ça va dans une poignée de directions et ça ré-itière les mêmes formes, à quelques variations près. Ou alors c'est de la mécanique où tout est en plastique et en fibre de carbone.
Ça reste clairement ton point de vue ça.
Non, ça, ça n'est pas un point de vue, c'est factuel. Interroge-toi sur le style formel de Nolan, regarde comme il fait ses travellings ou même ses cadres, tu verras bien, ça suit une recherche du lisse, du droit et des points de fuite. Et puisque plus haut on parlait du tesseract bidon... C'est exemple parfait. Tu peux trouver ça très bien si tu veux, mais ça ne change pas ce que je dis à propos de la recherche de la droite et du lisse.
Je parle davantage du fait que ses films soient vides et dénués de fond.
Le 19 août 2016 à 00:58:40 BuzzMeeks a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:50:49 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:43:55 BuzzMeeks a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:42:10 -no_more- a écrit :
Et le pire c'est que si j'en crois j'en crois wikipédia, Nolan lui-même défend la théorie du "Pantoliano ment".Ou comment tuer un retournement de situation très intéressant.
Et il sort d'où le " John G " du coup si Leonard n'est pas confondu avec Sammy ?
Et bien John G c'est Pantaliano dans le cas où ce denier ment. Faudrait que je revois le film, ça fait un moment donc les détails je m'en souviens plus exactement.
Donc ce gars sait que Guy Pearce le cherche pour le buter mais lui dit quand même " Oh tu m'appelles Teddy mais mon vrai nom c'est John G " ????
Ca n'a aucun fichu sens.
De souvenirs, Guy Pearce trouve tout seul durant son enquête et grâce à Carie Anne Moss le nom de John G, c'est pas Pantaliano qui lui donne.
Schaffer
et pour revenir au passage de 2001, si Kubrick s'en fou totalement du spectateur comme tu le dis, pourquoi quelques instants plus tôt on voit ces plans du point de vue du Robot qui zoom sur les lèvres? En quoi ça fait avancer le récit ou la relation entre les personnages? Surtout que juste avant on voit de l'intérieur de la capsule qu'il est en train de les observer et juste après il dit à Dave qu'il a lu sur leur lèvre? ![]()
Désolé pour toutes les fautes d'orthographes je suis sur portable et avec la correction automatiques çà empire encore plus ![]()
Le 19 août 2016 à 01:38:36 -no_more- a écrit :
De souvenirs, Guy Pearce trouve tout seul durant son enquête et grâce à Carie Anne Moss le nom de John G, c'est pas Pantaliano qui lui donne.
Si si, c'est bien Pantaliano qui lui donne.
Oula je peux pas te l'affirmer parce que comme je l'ai dit je l'ai pas vu depuis longtemps mais permet moi d'avoir un gros doute, il me semble bien que c'est Carrie Anne Moss qui rendre service lui fourni des informations, notamment qu'un certains John G serait le coupable (je ne sais plus comment elle le découvre). Et lui du coup il cherche tous les John G possible et il s'avère sur Pantaliano en est un. Et il lui dit que c'est une John G peut être mais il n'est pas au courant que c'est justement John G que Guy Pearce recherche.
Il est forcément au courant, puisqu'il utilise justement cet argument pour tenter de dissuader Guy Pearce de poursuivre sa quête insensée.
Le 19 août 2016 à 01:52:27 Lt-Schaffer a écrit :
Enfin tu te doutes qu'on a quand même pas écrit des bouquins entiers sur Hal et Dave juste sur la base de dialogues qui résument ce qu'il se passe pour le spectateur...
Mais c'est pas ce que j'ai dit. Je ne parle pas de l'ensemble de leur dialogue et relation mais du fait qu'ils disent avoir lu sur les lèvres, j'accepte tes explications mais dans ce cas pourquoi montré ce plan où on voit de son point de vue lire sur les lèvres? Qu'est ce que cela apporte au récit de voir ça?
Kubrick a toujours été clair et net sur ce film et sa relation avec les spectateurs. Il s'en tamponne le coquillard
D'ailleurs j'ai toujours eu du mal à comprendre comment on peut s'en ficher du spectateur. Quand le film est fini, c'est eux qui ressentent. Y'a forcément un moment dans le processus de création où tu te dis "hum... si je fais ça comme ça, comment le spectateur le prendra ?"
M'fin perso c'est toujours ce que je me dis quand j'écris et je réalise...
Le 19 août 2016 à 02:01:03 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 01:52:27 Lt-Schaffer a écrit :
Enfin tu te doutes qu'on a quand même pas écrit des bouquins entiers sur Hal et Dave juste sur la base de dialogues qui résument ce qu'il se passe pour le spectateur...Mais c'est pas ce que j'ai dit. Je ne parle pas de l'ensemble de leur dialogue et relation mais du fait qu'ils disent avoir lu sur les lèvres, j'accepte tes explications mais dans ce cas pourquoi montré ce plan où on voit de son point de vue lire sur les lèvres? Qu'est ce que cela apporte au récit de voir ça?
Bah l'ironie dramatique. Le suspense. Et aussi la caractérisation de HAL : l'omniscience de l'informatique
Le 19 août 2016 à 01:47:31 Lt-Schaffer a écrit :
Le 19 août 2016 à 01:23:41 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:54:37 Lt-Schaffer a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:23:41 Downtower a écrit :
Le 18 août 2016 à 23:59:21 Lt-Schaffer a écrit :
> Le 18 août 2016 à 23:21:08 Downtower a écrit :
>> Le 18 août 2016 à 20:44:31 Lt-Schaffer a écrit :
> >Le coup de la cinquième dimension, toute carrée, toute explicative, c'est quand même l'archétype de tenir le spectateur par la main. Au point même que ce soit visuellement pas spécialement avec le discours de fond...
>
> Visuellement c'est totalement cohérent ce qui est représenté puisque c'est un tesseract étant donné que l'on se trouve dans une dimension supérieur.
>
> Puis je vois pas le problème de "tenir le spectateur par la main". Surtout que Nolan le fait souvent volontairement dans le but de "duper" le spectateur.
Non mais merci, tu ne m'apprends rien, mais c'est le choix de la figure géométrique qui est une contradiction avec le fond, d'un point de vue philosophique. Tu as un film qui se cherche (partiellement) un ton céleste, qui te parle du pouvoir de l'amour et une zone en dehors du temps et de l'espace, et on te sort un dispositif d'une tristesse incroyable, tout ça parce que Nolan aime les lignes, les carrés et les points de fuite. C'est la nullité absolue ce concept. C'est tristement concret, tristement cartésien, trop didactique, c'est la manière la plus banale de représenter l'irreprésentable, pour que le pékin moyen ne soit pas perdu parce qu'il a la flemme d'interroger les images qu'il regarde. C'est du niveau d'un astronaute à bac +25 qui fait un dessin avec un crayon et un papier à un autre astronaute à bac +25 pour lui expliquer ce que c'est qu'un trou noir... (cependant, s'inspirer de Paul W..S Anderson, moi je trouve que c'est la classe)
Et je suis désolé, mais entre duper et tenir le spectateur par la main en le prenant pour un con, il y a un monde de différence. Faut revoir les films de Hitchcock.
Sauf que justement le film n'a rien de céleste, et les formes géométriques renforce le côté artificiel du tesseract qui n'est en rien naturel. Et oui c'est concret et cartésien et il est bien là le but et c'est justement l'inverse qui aurait été totalement incohérent avec le propos du film. Et le but n'est pas de mettre en ouvre de l'irreprésentable (faut arrêter de croire que Nolan à chercher à faire du pur 2001 alors qu'il fait l'opposer dans pas mal des thématiques du film) mais au contraire quelque chose de compréhensible puisque cela a été fait pour que Cooper puisse le comprendre (et en parallèle le spectateur évidement).
Et le coup du crayon et du papier, ce n'est pas pour expliquer à Cooper le fonctionnement d'un trou de ver (et non pas trou noir) mais pourquoi il est représenté en 2D sur les schémas plutôt qu'en 3D et c'est aussi un parallèle avec le tesseract à la fin qui est une représentation en 3D de ce qui est réellement une 4D afin d'aider Cooper à le comprendre.
Puis comme on parle de réalisateur qui tienne la main et que les petits détails comme celui du crayon et du papier vous chagrinent, et puisqu'on parle de 2001. Il y a une scène dans le chapitre avec HAL 9000 (ou CARL 500) où David Bowman et l'autre astronautes discute au sujet du robot pour le désactiver sans que celui ci ne puisse les entendre. On voit que le robot en arrière plan les observe et on peut se douter qu'il arrive à lire sur leurs lèvres de part son intelligence artificielle incroyable, juste après on a des plans du points de vue du robot qui zoom directement sur leurs lèvres durant la discution et là n'importe quel spectateur normalement constitué comprend très bien qu'il lit sur leur lèvre et qu'ils vont le regretter. La scène d'après HAL éjecte une des astronaute et répète à Dave Bowman qu'il fait ça car il a peur d'être désactivé et il dit à haute voix qu'il a lu sur leurs lèvres. Tout le monde l'avais compris et de le dire n'apporte absolument rien, c'est juste pour tenir par la main le spectateur de peur qu'on ai pas compris pourquoi il a réagit ainsi et comment il a réussit à comprendre ce qu'ils disaient. C'est qu'un petit détail mais la démarche est là, pourtant 2001 est tout l'opposé du film qui tient pas la main...
Le film n'a rien de céleste ? Attends le gars il te pose un postulat de départ avec l'Americana, un fantôme, les yeux tournés vers l'espace, derrière t'as la revendication spielbergienne, ne me dis pas qu'il n'y a pas de dimension céleste dedans, c'est faux, c'est son sujet. C'est juste qu'il ne l'assume pas ou qu'il l'assimile bien mal. Le tesseract n'a pas à être artificiel à ce point-là, il doit être abstrait, il doit échapper à cette pauvre compréhension en figures géométriques. Mais comme je l'ai dit, Nolan veut représenter simplement l'irreprésentable. Et honnêtement, ça n'est pas tant pour que Cooper le comprenne (puisqu'il y aurait largement de quoi trouver mille moyens beaucoup plus suggestifs) mais simplement pour le spectateur, encore une fois pour le tenir par la main parce que vraisemblablement, c'est compliqué de saisir le concept d'une zone espace-temps (ce qui m'échappe mais passons).
Mais ce dont tu ne te rends pas compte, c'est que ta défense systématique va exactement dans le sens des reproches que l'on est en train de faire. Puisque plutôt que de parler de l'intérêt pour le récit, son fond ou son personnage, on en est au stade "il faut que le spectateur comprenne" qui est une ligne de défense qui ne peut pas tenir. Sinon elle justifie tout. Et rien.
Et ta comparaison avec 2001, non seulement elle n'a rien à voir mais en plus je pense qu'elle soulève une très mauvaise compréhension du film. J'espère que tu te doutes quand même que les informations qui te sont données dans 2001 ne sont certainement pas pour le spectateur (dont Kubrick se moque) mais simplement pour les personnages et l'évolution du récit. Hal est un enfant. Le dialogue entre Hal et Dave ne sert pas le spectateur mais leur relation, et la caractérisation de Hal. Si tu n'es pas capable de comprendre ça, et que tu penses que le but est de souligner l'action pour le spectateur, il y a un problème. Mais ça illustre aussi les limites de ton raisonnement sur ta ligne de défense.
Et quand bien même, la perception d'une relation entre un humain et une intelligence artificielle n'était pas perçue de la même manière en 1968 qu'elle ne le serait aujourd'hui, donc de toute façon la comparaison n'emmène nulle part.
Je suis désolé, ça vient sûrement de moi mais je vois pas le rapport entre l'américana et le céleste?
Concernant le fantôme, le principe est de montré que ce qu'on est pas capable de comprendre on le réfère au fantastique, à de l'irrationnel ou à dieu alors que la véritable explication est totalement rationnel (dans le principe du film bien entendu). C'est une nouvelle fois cartésien. Et le début du film avec l'americana, c'est bien la seule revendication Spilbergienne qu'on peut trouver dans le film. Faut arrêter avec ça à penser absolument que Nolan a voulu faire d'interetellar un pur mix Spielberg/Kubrick alors qu'il a voulu faire et a fait un pur Nolan avec quelques inspirations et influences assumées.Et en quoi le tesseract ne doit pas être artificiel alors que justement c'est une pure invention humaine qui n'a rien de fantastique en s'ajoutant au fait qu'il a été conçu dans le but d'être assimilé et compris pas un homme du 21e siècle? Il n'a pas à être abstrait, puisque c'est du concret et non pas de la métaphysique comme dans 2001 (encore un point qui les oppose parmi tant d'autres). Ça sert le propos du film qui est que le destin de l'humanité est entre les mains des humains. Et tu confonds Tesseract et zone d'espace-temps (ou 5ème dimension si tu préfère). Le Tesseract se trouve dans la 5ème dimension mais n'est pas la 5ème dimension. C'est quelque chose d'artificiel. Alors que la 5ème dimension, ce que tu appel je suppose la zone espace-temps est quelque chose de naturel qui fait partie de l'univers. Par exemple quand le vaisseau traverse le trou de ver, lorsqu'ils sont à l'intérieur c'est la 5ème dimension et il n'y a absolument rien de géométrique, tout est "organique" tout comme à la fin quand Cooper croise le vaisseau endurance dans la 5ème dimension.
Et je pourrais parler du récit, de son fond Et des personnages, tu retourne le problème en faisant croire qu'il vient de moi, défenseur du film alors qu'il vient de vous. Vous vous focalisez sur ça et moi je ne fais que rebondir c'est de là que vient le débat.
Et concernant 2001 je vois pas le rapport avec ma compréhension du film, t'es hors sujet là. Je parle par de la relation Hal/Dave mais juste d'une ligne de dialogue. Et contrairement à ce que tu dis, elle ne fait avancer en rien la relation entre les deux personnages ni même le récit.
Tu as un film qui se passe dans l'Amérique profonde, avec des héros à tendance péquenaude, derrière on te cultive une mythologie d'échapper à la Terre et à sa fin quasi-biblique, ne me dis pas qu'il n'y a pas un minimum de ton céleste là-dedans. C'est le sujet du film en plus, s'échapper de la Terre par le céleste... Enfin comme je le disais, même la musique de Zimmer emprunte cette direction. Il y a un appel au sacré, à la sidération. Ce qui est peut-être aussi un vestige malickien, mais qu'importe, ça en revient au même, il y a une promesse du céleste dans Interstellar. Et je pense qu'elle est quasi-nhérente au genre, que tu regardes Rencontres du Troisième Type ou Mission to Mars.
Ensuite c'est absurde de dire que Nolan a voulu faire du pur Nolan parce qu'il a des références, on les connaît, ça ne sert à rien de les nier. Interstellar c'est quand même aussi conçu comme une grande oeuvre de référencement SF (et c'est aussi pour cela que le film n'apporte pas grand chose, mais passons).
Je trouve absurde que le tesseract soit à ce point-là artificiel, justement parce qu'il représente une invention qui dépasse notre logique actuelle, notre niveau de raisonnement et de conscience. Et de la sorte, ça devrait dépasser le pauvre concept de ligne droite, qui fait que ce couloir d'accès à l'espace-temps se constitue comme des rangées de placard d'une tristesse infinie. En revanche je suis d'accord pour dire que la recherche visuelle du trou noir est plus intéressante (même si, encore une fois, j'ai repensé à Abyss, lorsque Ed Harris rentre dans le vaisseau, de mémoire la forme est assez similaire
)
Je ne retourne absolument pas le problème, j'illustre justement le problème, puisque ta ligne de défense s'appuie sur la compréhension du spectateur.
Et pour finir, pour 2001, encore une fois tu n'as pas compris. Evidemment que ça fait avancer la relation. Hal parle. Il communique. La moindre de ses communications, dans 2001, en 1968, est un développement dans la recherche de la relation avec une intelligence artificielle. Ca le caractérise. Sa manière de parler. De formuler les phrases. De réagir. D'avoir peur. Je le répète mais Hal est un enfant. Par conséquent, il fait des remarques qui peuvent être triviales. Et c'est ça aussi qui le rend flippant. Autant dans 2001 que dans 2010 d'ailleurs, qui est un excellent complément sur "l'être" de Hal. Tu pars du principe que l'information est donnée pour le spectateur, mais c'est d'emblée faux. Kubrick a toujours été clair et net sur ce film et sa relation avec les spectateurs. Il s'en tamponne le coquillard. Donc à partir de là, et SURTOUT dans un film comme 2001, il faut que tu te demandes pourquoi telle information est donnée à tel moment et sur quel ton. Pas tant qu'est-ce que ça signifie dans le récit (qui est, dans l'absolu, simple, du moins à ce moment-là), mais juste sur ce que raconte le film.
Oui c'est vrai que durant la première partie du film on ressent un certain côté "céleste" mais c'est justement pour montrer que dans l'incompréhension on croit à l'irrationnel, au fantastique voir à dieu. Mais les humains comme le spectateur on reste durant une grosse partie du film dans ce mystère, cette illusion. Alors qu'en vérité, il n'y a rien de tout ça, il n'y a que du rationnel. Des humains ne pouvant compter que sur eux même. Pas de fantastique, pas d'extraterrestres, pas d'être supérieure, pas de dieu et pas de céleste. Donc le céleste qu'il y a dans le film n'est qu'une illusion mais en réalité le thème du film ne l'est clairement pas.
Par contre la fin de la terre n'a rien de biblique ni même de quasi-biblique. On assiste pas à une apocalypse mais à une mort de la planète lente et douce. C'est une mort plutôt naturelle et très rationnelle encore une fois.
Pour le tesseract encore une fois, son but est d'être compris par Cooper afin qu'il puisse savoir ce qu'il se passe et qu'il puisse interagir de sorte à pouvoir communiquer avec sa fille et sauver l'humanité. Quel est l'intérêt de faire quelque chose d'incompréhensible? Dotant que le principe même du tesseract est d'être géométrique. C'est pour cela que je parlais du parallèle avec la feuille de papier et le crayon. Et je me répète mais l'idée de faire quelque chose de droit de très carré c'est justement car c'est artificiel et on voit avec la nuance de l'intérieur du trou de ver qui est plus organique, n'a pas spécialement de logique car c'est naturel.
Le 19 août 2016 à 01:54:48 ShenhuaDrogba a écrit :
Il est forcément au courant, puisqu'il utilise justement cet argument pour tenter de dissuader Guy Pearce de poursuivre sa quête insensée.
Oui mais justement ça fait partie du mensonge et de la manipulation. Ce qui en vient à faire douter (dans cette interprétation) Pearce de ses propres souvenirs lointain. Comme il le dit dans le film, la mémoire est malléable et Teddy en profite.
Batflo
Le suspens c'est pour les spectateurs non? ![]()
Concernent l'omniscience de Hal, s'il dit avoir lu sur les lèvres c'est largement suffisant pour le caractériser à ce sujet.
Le 19 août 2016 à 02:33:33 -no_more- a écrit :
Après la question que je me pose c'est : comment Pearce a t'il su le nom de l'agresseur de sa femme ?
C'est pour ça que de souvenirs il me semble bien que c'est Carrie Anne Moss qui lui donne l'information au titre de service rendu.
Oui mais n'oublie pas que le film se passe à l'envers donc ce qu'il se passe avant se passe après ![]()
Je me doute que tu sais mais du coup on peut vite confondre la chronologie quand on essaie de se rappeler l'ordre des événements.
Le 19 août 2016 à 02:33:23 Downtower a écrit :
BatfloLe suspens c'est pour les spectateurs non?
Concernent l'omniscience de Hal, s'il dit avoir lu sur les lèvres c'est largement suffisant pour le caractériser à ce sujet.
Quant au suspense, oui c'est en quelque sorte pour le spectateur.
Non une image est bien plus parlante que des mots pour caractériser. Pourquoi il le redit après à Dave ? Pour développer la relation entre les deux. Comme dit Schaffer, HAL agit en enfant. Et ça ajoute de la tension.
SInon par rapport à interstellar je ne vois pas comment tu fais pour pas voir le céleste et le biblique dans l'oeuvre... Rien que le thème "notre place dans l'univers" renvoie directement au céleste et au biblique. La rationalisation n'empêche pas l'évocation du céleste et de la bible.
Le 19 août 2016 à 01:29:24 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:58:40 BuzzMeeks a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:50:49 Downtower a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:43:55 BuzzMeeks a écrit :
Le 19 août 2016 à 00:42:10 -no_more- a écrit :
Et le pire c'est que si j'en crois j'en crois wikipédia, Nolan lui-même défend la théorie du "Pantoliano ment".Ou comment tuer un retournement de situation très intéressant.
Et il sort d'où le " John G " du coup si Leonard n'est pas confondu avec Sammy ?
Et bien John G c'est Pantaliano dans le cas où ce denier ment. Faudrait que je revois le film, ça fait un moment donc les détails je m'en souviens plus exactement.
Donc ce gars sait que Guy Pearce le cherche pour le buter mais lui dit quand même " Oh tu m'appelles Teddy mais mon vrai nom c'est John G " ????
Ca n'a aucun fichu sens.De souvenirs, Guy Pearce trouve tout seul durant son enquête et grâce à Carie Anne Moss le nom de John G, c'est pas Pantaliano qui lui donne.
No-more a raison, le nom de John G est connu par Pearce avant, Moss ne fait que l'aider à compléter le nom grâce à l'identification de la plaque d'immatriculation mais c'est clairement pas elle qui lui donne le " John G ".