x333 Voir le profil de x333
Posté le 17 novembre 2014 à 17:31:24 Avertir un administrateur
enlève le "largement".
Interstellar prendrait qques libertées sur l'importance de la distorsion du temps à proximité du trou noir, mais à part ça et qques détails mineurs, et la fin où l'on rentre de toute façon dans la mecanique quantique et où une interpretation vaut une autre...le film gère bien son sujet.
Y a pas que ça non:
"Comme je l'ai déjà expliqué, si le disque d'accrétion est en rotation (et il l'est forcément), son aspect ne sera pas celui du film.
L'image du trou de ver, petite sphère du côté de Saturne, est absurde : il n'y a pas de trou de ver sans trou noir préalable, d'autre part seul un trou de ver géant (donc associé à un trou noir géant) serait (au mieux) traversable, sans forces de marée destructrices; or le plus proche Gargantua se trouve dans le centre galactique, à 30 000 années-lumière.
Ensuite, une planète tout proche d'un trou noir géant où il fait jour, Ok, mais où est l'étoile qui l'éclaire?
Pour le paradoxe des jumeaux, l'énorme décalage temporel évoqué dans le film ne serait possible que pour un voyage frôlant l'horizon, et non pas sur une planète orbitant tranquillement autour.
Les images de l'intérieur du trou de ver, c'est n'importe quoi (mais ça Eric l'a remarqué); or des collègues (comme Alain Riazuelo) les ont calculées scientifiquement et elles sont autrement intéressantes.
Quant au tesseract pentadimensionnel qui évoque vaguement le modèle cosmologique bidon (mais surmédiatisé) de Randall-Sudrum, c'est du grand n'importe quoi. Etc etc.
Attention, je suis totalement POUR que la fiction invente et s'éloigne considérablement de la réalité scientifique (sinon on fait un docu), mais là ce qui m'agace c'est qu'une bonne partie de la promo du film (qui a par ailleurs quelques bonnes scènes, comme la vague géante, le premier contact vidéo et ou la planète glacée) se fonde sur le prétendu réalisme scientifique !"
(Jean-Pierre Luminet)