Ce film est un paradoxe de complexité et de simplicité (voire de médiocrité). La qualité des dialogues chère à Nolan cachent des personnages bien trop caricaturaux, malgré des interprétation de très bonne qualité, surtout celle de Matthew McConaughey. Après un début assez (trop) lent, Nolan essaye de créer un lien familial fort, cohérent vu la suite du récit, mais le problème est que l'histoire du gentil père de famille qui fera tout pour sauver sa jolie petite famille, même à des années-lumière, c'est dû réchauffer intégral. Nolan nous avait habitués à tellement plus...
Les fameux thèmes abordés promis sont au final assez rare, puis surtout pas assez travaillé subtilement : la volonté individuelle contre la survie du groupe, la notion de survie, le rôle absolu d'un père, la notion de mal dans l'univers (tellement loin d'un 2001). La partie sans doute l'a plus mal traité reste celle où ils ont débarqué sur la planète du personnage jouée par Matt Damon, déjà rien que le choix de l'acteur pour un rôle secondaire laisse à désirer et annonce une suite deviner à des années-lumière. Au final malgré quelque espoir, la bien-pensance idéaliste l'emportera face à la réalité des événements. Nolan nous gratifie d'une fin certes belle esthétiquement, mais médiocre intellectuellement, scénaristiquement, voir aussi scientifiquement. Ce film c'est toute la froideur de 2001 sans sa beauté.