On commence l'année avec un film documentaire qui est peut-être l'un des plus intelligemment construits de ces dernières années. Suivant ce qui est, à l'instar d'Argo, un film représentant une réalité dépassant la fiction
On suit une suite de témoignage, additionné à une reconstitution avec un certain sens de l'esthétisme et des idées. Ce qui est intelligent ici, c'est que l'on nous met à la place des victimes. Ce personnage, le plus important, est un menteur compulsif et nous ne pouvons donc, tout comme si nous restions enfermé dans cette caverne de Platon, ne pas discerné le vrai du faux.
L'imposteur est le seul, parmi les différents objectifs, à regarder la caméra (je vous recommande d'ailleurs la vidéo d'every frame a painting si vous avez vu le film), contrairement aux autres personnages regardant l'interviewer. Cela donne une sensation étrange, comme si nous ne voulions écouter qu'une seule version de l'histoire, qui plus est celle d'un menteur. Nous nous retrouvons alors prisonnier du propre film.