Dommage qu'il passe dans peu de cinéma... J'aurai bien aimé le voir :/
Il y a toujours d'autre moyen pour le voir, et c'est d'ailleurs comme ça que je compte le regarder puisqu'il ne passe pas par chez moi.
Bon, j'irai peut-être si j'ai le temps
(mais faut que je paye du coup ça me démotive)
C'est la semaine du cinéma ;)
Donc tu paieras ta place moins chere (Sauf si t'es pas encore aller au ciné depuis Dimanche)
Ben sachant que j'ai une carte illimitée je n'aurai pas de bracelet.
Et du coup je devrai payer plein tarif dans l'autre cinéma.
Tu rackettes une petite vieille à la sortie pour lui prendre son bracelet, et 2€50 tant qu'à faire
.
Wesh cousin, ta de tro bonne idé !
Non mais je vais attendre qu'ils soit disponible en DVD ![]()
Magnifique ce film, c'est celui que j'ai préféré pour le moment cette année (avec en seconde position le controversé cosmopolis)
J’ai finalement pu le voir au ciné (ouf !) et pas de mauvaise surprise, c’est un pur chef d’œuvre. Je vais essayer de rester vague dans mon ressenti pour spoiler le moins possible.
Comme on s’y attendait et comme cela a été dit le travail sur la photographie est tout simplement hallucinant. Flous, saturation des couleurs, distorsions de l’image ou encore la palette de couleurs qui change lentement sur un même plan, c’est assez dingue. Tout ceci couplé au travail sur le son tout aussi remarquable (musique savamment distillée et brouhaha permanent qui appuie l’oppression déjà créée par la mise en scène) rend le film épatant sur le plan sensoriel. Pour ce qui est du film à proprement parler là aussi c’est du grand art. On est loin des adaptations plan-plan ligne à ligne de certains ouvrages mis en scène par des réalisateurs bas de gamme. Sokourov s’est approprié l’œuvre de Goethe, l’a digérée et l’a traduite magnifiquement en langage cinématographique pour l’intégrer à sa tétralogie sur le pouvoir et la corruption. On retrouve les ingrédients des précédents films (Moloch, Taurus et Le Soleil donc) à savoir un dépouillement de l’aspect fictionnel pour se concentrer sur la psychologie des personnages et un mélange de burlesque et de tragique. La force de Faust est de traiter ce rapport au pouvoir de façon plus théorique (le cas des dictateurs tendaient plus vers le documentaire) et à la source (là où les précédents présentaient des personnages au moment de leur déclin), se plaçant ainsi plutôt à l’origine de la tétralogie qu’à la fin. Un très grand film, vraiment.
(Petit bémol sur les conditions dans lesquelles j’ai vu le film. Visiblement « Le Grand Soir » — film bien sympa au demeurant — était projeté dans la salle du dessous et on se faisait ponctuellement casser les oreilles lors des passages au concert des Wampas du fait de la mauvaise insonorisation).
Tiens moi aussi j'ai été dérangé par de la musique pendant ma projection et je pense bien que ça doit venir du grand soir.
Tu ne serais pas de Lille ( par le plus grand hasard
)
Sinon oui grand film sidérant de beauté.
(Ah bah non vu l'heure à laquelle tu as posté on n'a pas pu être dans la même salle
)
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Posté le 26 juin 2012 à 00:47:02
Wesh cousin, ta de tro bonne idé !
Oué jsui tro un guedin dans ma teté oim, pi tu sé s'qu'on di, on fé pa d'omelette san cassé du vieu. oué oué oué
Ou sinon tu peux toujours trouver quelqu'un qui a un bracelet et qui n'en a pas besoin.
SansEchafaudage> Haha ! Non je suis complètement à l’autre bout de la France : Toulouse.
Du coup ça doit plus être un problème de Wampas que d’insonorisation. ![]()
Tiens moi aussi je suis à Toulouse, c'était pas au Wilson par hasard ? Parce que l'autre jour pour je sais plus quel film on entendait méchamment celui d'à côté ![]()
Non c’était à l’Utopia. J’avais déjà eu le problème dans une moindre mesure sur le film « Fengming, Chronique d’une femme chinoise ». J’avais mis ça sur le compte de l’absence totale de musique et d’action (le film est un monologue de 3h) mais apparemment quand il y a des films trop bruyants à côté, on entend…
Ah bizarrement ça m'est jamais arrivé à l'Utopia, les trois salles sont pas au même niveau il me semble.
En effet, y’a la salle 1 en sous sol, la 3 en rez-de-chaussée et la 2 à l’étage. Dans les deux cas, le son transitait entre la salle 2 et la 3 pourtant pas tout à fait l’une au dessus de l’autre.
Je sais pas trop, Sakourov m'emmerde comme réalisateur je crois. Je n'aime pas trop ses films, bien que les sujets m'intéressent, mais en plus il a vraiment un sens esthétique assez étrange. J'ai même cru que l'arche russe c'était du numérique tant l'image me dérangeait.
Je ne sais pas quoi penser de ce Faust non plus, ça m'a fondamentalement emmerdé par moments, au début je devais lutter contre le sommeil. Seulement voilà je suis tenace.
Sokourov a une esthétique qui me plaît et me déplaît en même temps. J'aime bien la radicalité mais là ça ne me parle pas forcément et ceci bien que je trouve quelques scènes vraiment belles.
Bon pour commencer je dois dire que c'est très long 2h13, et que ça parle beaucoup, beaucoup trop. J'ai eu l'impression que ça n’avançait pas et que les dialogues n'étaient pas aussi utiles et subtiles qu'il n'y paraît.
Pour moi c'est très décevant surtout que la mise en scène parfois arrive dans la même séquence à être vraiment bonne et lourdingue la seconde d'après.
Je pense à Faust qui touche la main de Marguerite en maxi gros plan de la mort qui tue. Moins subtil, tu crèves.
Sokourov tue dans l'oeuf alors toute possibilité de poésie. Par contre son méphisto a quelque chose, physiquement dégueulasse il se déplace de manière peu naturelle, il semble fourbe et vicieux, seulement il n'en fait pas forcément grand chose. Le tout est noyé dans son image baignée de lumière au rendu tout sauf naturelle et dans des dialogues qui me paraissent assez vides.
Je préfère la version de Murnau que j'ai vu il y a peu (même si je n'ai que peu de souvenirs finalement) qui me semblait être plus universelle, plus concise.
Et pourtant le film de Sokourov dans sa singularité possède quelque chose que je ne saurai expliquer.
Mais je suis très déçu, j'espérai enfin trouver un film (enfin c'est que le 3° que je vois) qui me fasse apprécier ce réalisateur. Mais ça ne semble pas être celui-là.
Après je peux comprendre qu'on puisse apprécier les partis pris du film, mais ce n'est pas forcément mon cas sur toute la durée du film, et je trouve que ça n'excuse pas le manque de finesse parfois.
« Je pense à Faust qui touche la main de Marguerite en maxi gros plan de la mort qui tue. Moins subtil, tu crèves. Sokourov tue dans l'oeuf alors toute possibilité de poésie. »
resolution
WHAAAAAAAAAAAAAAAAAT
C'est la plus belle scène du film. La subtilité se trouve dans les expressions du visage de Marguerite (elle dévore Faust du regard) et surtout dans la musique qui se fait soudainement entendre. Remémorons-nous la scène :
Marguerite prie pendant l'enterrement de son frère.
Faust se faufile lentement jusqu'à elle, puis se tient à ses côtés.
Faust ne lui a jamais encore parlé, il ignore comment l'aborder.
Faust effleure la main de Marguerite.
Faust se rend compte qu'elle ne le repousse pas.
Faust ne peut plus se contrôler, il la regarde franchement.
Marguerite le regarde en retour, d'un regard doux, puis fier/fixe/démoniaque.
On sent que son regard veut dire «oui/ baise-moi»
Marguerite détourne le regard et se reconcentre sur sa prière.
À partir de là on sait que Faust est définitivement foutu, il sera prêt même à vendre son âme pour Marguerite.
"dans la musique qui se fait soudainement entendre"
C'est rarement un signe de subtilité. Tout comme le gros plan était pas nécessaire. On aurait eu la même valeur de plan, avec le même effleurement des mains, c'eut été bien mieux.
Mais c'est quand même un putain de film. ![]()