bonsoir à tous
Je suis en quete d'un film de Ron fricke (realisateur du doc Baraka et Chronos).
Samsara est dans la suite de Baraka (1992).
Il a été diffusé en septembre 2011 et devrait sortir en blu-ray.
mais il est déjà mars et rien n'est fait.
Quelqu'un sait ou je peux trouver ce film?
Baraka m'avait fait réfléchir comme aucun film.
ps: je sais qu'il y a un samsara datant de 2001, avec des moines et tout, ce n'est pas le bon film
merci et bonne journée/soirée.
Y'avait l'avant-première ce soir à Paris et j'ai eu de bons retours, même s'il est apparemment moins bien que Koyaanisqatsi par exemple.
Il a acquis son distributeur la semaine dernière seulement et devrait sortir d'ici la fin de l'année ![]()
Je remonte le topic. Sortie prévue en France le 27 mars.
J'ai eu connaissance de ce film grâce à cet article :
http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2013/02/13/extraction-du-minerai-animal-bon-appetit-video/
Avec un extrait assez édifiant de l'industrie alimentaire (on n'y voit pas de viande de
cheval
).
Le parallèle entre les animaux élevés en batterie et les ouvriers qui bossent à la chaîne... ![]()
Je pense le regarder d'ici peu ![]()
Baraka était un sous Koyaanisquatsi, et bien Samsara est un sous Baraka.
Grosse déception pour moi.
Idem grosse déception, j'ai l'impression de revoir Baraka en moins bon quoi.
Je l'ai sur on ordi, mais j'aimerais le voir au ciné...Y a encore des cinés qui le diffuse ? De préférence, pas loin de la frontières belge :o
Ya très peu de ciné qui le diffuse, dans les grandes villes surtout. Il est magnifique, filmé en 70 mm et diffusé en 4k. Cependant il ne ressemble pas tout à fait à la ba, surtout au niveau du sujet et de la portée.
http://bit.ly/10CU8MK
Au fait Lt tu as pensé quoi de Baraka ?
Je devais le voir j'ai pas eu le temps. ![]()
Je reviens de la Géode où j'ai vu le film, petites impressions à chaud, plus un agrégat de pensées, car je suis un peu soul
Pour commencer, Koyaanisqatsi et Baraka font partis des rares films qui m'ont profondément marqués, qui m'ont ébahit et émus. Et à ce propos beaucoup considèrent Baraka comme une pâle redite et copie de Koyaanisqatsi, ce avec quoi je suis en profond désaccord étant donné que les 2 films n'ont ni la même approche, ni la même philosophie, le premier étant quasiment intégralement axé sur la frénésie et le chemin vers l'auto-destruction des sociétés occidentales, alors que le second englobe plus largement les civilisations et la place des hommes dans leur monde tout en ayant une plus grande empathie envers les individus et leur condition.
Néanmoins, Samsara se rapproche énormément de Baraka. Même réalisateur, même angle d'attaque, même beauté sidérante. Car oui en 4K sur un écran OMNIMAX, s'en est à pleurer (même si l'écran de la Géode est assez particulier).
Pour être clair, j'ai trouvé le film moins bien monté, limite trop chargé ce qui donne une narration moins forte et prenante que Baraka. Certaines séquences s'enchaînent sans réel impact et n'ont pas de réelles résonances entre elles.
Cependant, lorsque c'est le cas, lorsque le film atteint cet état de grâce où tout prend sens, où 2 plans filmés à des milliers de kilomètres l'un de l'autre se répondent et se complètent, l'émotion et l'émerveillement sont inévitables. Samsara signifie "courant de renaissances successives". Et du maquillage d'une poupée pour adulte à la larme qui coule sur la joue blanche d'une geïsha, nous sommes spectateurs de renaissances continuelles, de répétions et réincarnations constantes de comportements humains. Ils évoluent, changent et se métamorphosent mais restent profondément les mêmes. Finalement comme le constat que nous apporte Ron Fricke sur sa vision du monde, qui n'a au final guère évolué depuis 20 ans. Le citadin est toujours piégé dans sa vie mécanique, son open space normalisé et sa folie réprimée. Le misérable fouille toujours dans les déchèteries et les "indigènes" reclus dans leur symbole de statues figées, dont les visages peints et mutilés par les traditions fascines autant que les ruines centenaires sur lesquelles le temps s'écoule lentement et impassiblement.
L'homme est au final ramené à cet image de prisonniers dansant joyeusement et en harmonie dans la cours de leur lieu d'incarcération. Ces moments de beauté et de symbiose existent et sont merveilleux et permettent de faire abstraction de leur condition. Mais nous sommes immédiatement rappelés à cette réalité des barreaux devant leurs visages et de ces liens qui nous enlacent.
Au final tous ces petits grains colorés qui forment une mosaïque détaillée et magnifique sont voués à se mélanger dans un maelstrom de couleurs. Une table rase de tout ce qui est afin de laisser place à une nouvelle naissance.
Samsara m'a donc paru beaucoup plus fataliste que Baraka, surtout dans sa seconde moitié, mais également plus décousu, plus difficile à appréhender. Sûrement moins maîtrisé au final.
Mais bon Dieu, lorsque le film réussi de tels moments de grâce, qu'est-ce que c'est beau.
Dans la veine de Baraka, tourné près de 20 ans plus tôt. Ce film ci se veut davantage critique que son prédécesseurs qui était bien plus porté par la beauté de ses paysages et de la spiritualité.
Des messages assez multiples, qui comme dans Koyaanisqatsi reste assez libre d'interprétation, mais cependant on ne sais pas vraiment ou le film va, par moment on est devant quelque chose de 100% esthétique, et puis viens le monde moderne et la ça marque une rupture , on passe du monde avec une éclatante beauté au monde robotisé, bousillé par le consumérisme et la superficialité, en opposition a la nature même (et plein d'autre chose évidement). Alors sur le papier c'est super (c'est ce que fait Koyaanisqatsi d'ailleurs) mais la on a pas du tout l'impression que les partie de beauté rejoigne les partie critique. Enfin moi j'ai pas réussi a y faire de réel rapprochement même si pourtant dans ma tête l'opposition des 2 était évidente, mais au final je trouve que ça ne se répond pas vraiment, a l'opposé de Koyaanisqatsi qui commençais sur des plans sublime et basculais dans quelque chose de misanthrope avec ces plan d'explosions et d'engins de chantier (représenté comme des monstres infernaux), là ça me semblais pas venir de nul part. Au contraire ça marchais totalement.
Après ça n'empêche pas au film d'être incroyable (clairement au dessus de Baraka), et au niveau des plan ça innove même si on retrouve plus ou moins les même chose que dans Baraka et Koyaanisqatsi (mais filmé cependant de différentes façon) et même si je trouve Koyaanisqatsi infiniment meilleurs pour ce qu'il s'agit de la reflexion que le film apporte (et même en terme général , Koyaanisqatsi est de toute façon infiniment meilleurs sur tout les points) je doit dire que Samsara est excellent de ce coté là. On bascule dans la copie , les thème abordé ne sont pas les même et ce que le film nous montre est vraiment intéressant.
D'ailleurs le plan de la geisha avec sa larme qui coule (un plan indescriptible tellement il est puissant) arrivant après ces plans d'opération de chirurgie esthétique, de robot à apparence humaine et de danseuse au corps plastique totalement superficiel. Ce plan de la geisha est très symbolique je trouve que ça montre vraiment la fracture du monde moderne (se voulant plus évolutif) et le monde plus traditionnel. Elle se vois en opposition totale avec le monde moderne puisqu'elle incarne l'élégance absolu et la majestuosité, c'est la grandeur quoi, elle semble venir d'une autre époque (hélas révolu). Elle peut semblé superficiel avec tout se maquillage et sa péruque, mais en même temps elle est tout ce qu'il y'a de plus authentique. Ce plan capte vraiment beaucoup de chose, personnellement il m'a vraiment foutu une claque.
Et ces plans dans les usines, avec les poulets, les vaches et les cochons. Vraiment horrible et déchirant, c'est tout ce qu'il peut y avoir de plus détestable et en même temps on subi, on consomme sans rien dire... Voila tout le paradoxe de cette foutu société.
A part ça y'a une bonne bande son, comme pour Baraka. Notamment ce morceau http://youtu.be/LxdlKcehcaM qui est vraiment sublime
Bref Samsara, a ses quelques défauts (surement subjectifs de plus), plus pessimiste que Baraka et en même temps moins profond et critique que Koyaanisqatsi, il est fait un mélange des 2, arrivant en terme de qualité entre les 2, meilleurs que Baraka mais moins bon que Koyaanisqatsi. Je dirais qu'il arrive a mélangé les 2 nous livrant un film aussi intéressant pour sa beauté et sa diversité culturelle que pour sa critique dure envers l'humanité. Et puis bon , c'est époustouflant visuellement,presque sans égal.
9/10
On bascule pas dans la copie*
Ce film est absolument magnifique. L'esthétique du film est à tomber par terre. Je suis même vraiment dégoûté de ne pas l'avoir découvert sur grand écran. Il y a juste dans le film, certaines images qui me paraissent assez incroyables pour être vraies, comme celles-ci:
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fp2.storage.canalblog.com%2F24%2F21%2F667223%2F95120196_o.png&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.poeticthings.com%2Farchives%2F2014%2F04%2F04%2F29593529.html&h=392&w=940&tbnid=uTMBnsNacU8LuM%3A&zoom=1&docid=U6jWTiERVb7wSM&ei=j2FVVLyjLs3SaI6KgnA&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=503&page=2&start=44&ndsp=50&ved=0CNsBEK0DMDg
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fvoiretmanger.fr%2Fwp-content%2F2013%2F03%2Fsamsara-fricke.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fvoiretmanger.fr%2Fsamsara-fricke%2F&h=1080&w=1600&tbnid=vpANB2O3R4iWqM%3A&zoom=1&docid=_TiG6dr1IuqCzM&ei=XWJVVKP-OYnuaPDkgdgH&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=528&page=1&start=0&ndsp=44&ved=0CDUQrQMwBA
Dans la première, la couleur bleue du ciel n'a pas l'air naturelle, on dirait que l'image est tirée d'un film d'animation. Dans la deuxième, cela me paraît juste étonnant qu'il y ait autant de gamins dans le plan en fait.
Et bien d'autres...
Je sais que cela peut paraître un peu con mais, je me demandais si le réalisateur n'avait pas utilisé des images de synthèse pour faire certains plans de son film. Notez que le fait qu'il en ait utilisé n'affectera pas mon jugement sur le film. ![]()
Le film à pas mal baissé dans mon estime n'empêche, je me rend compte que Ron Fricke montre rapidement ses limites dans ce film, ça manque vraiment d'homogénéité. Finalement c'est plus une simple succession de paysages qu'autre chose. En sois c'est pas un mal, mais le problème c'est que ça manque d'un réel fil conducteur, dans Baraka encore ça restait très cohérent. Mais là ça part un peu dans tout les sens je trouve.
Excellent ça montre à quel point on est des fourmis