http://thelastpictureshow.over-blog.com/2015/06/tomorrowland-san-andreas-et-loin-de-la-foule-dechainee.html
Honnêtement, qui attendait ce San Andreas, vu le peu d’imagination à l’œuvre dans les films catastrophes récents et après un 2012 de triste mémoire ? La formule a été tellement marquée par le « travail » de Roland Emmerich que beaucoup (moi le premier) pensaient encore récemment qu’il était réalisateur du film. Mais non, c’est un certain Brad Peyton qui prend le relais, avec à son actif des œuvres majeures telles que Comme chiens et chats : La revanche de Kitty Galore ou Voyage au centre de la Terre 2 (qui a quand même apporté à l’humanité la scène inénarrable du pectoboum – mettre lien). Le tout écrit par un scénariste de Lost, ça promettait quand même du lourd. En fait, pas tellement de surprises, c’est sauvé du naufrage complet par The Rock (beaucoup) et Alexandra Daddario (un peu). Ce bon vieux Dwayne Johnson, qui avait fort mal débuté sa carrière en jouant un scorpion géant numérique, a depuis largement su montrer son implication, son second degré et son talent dans des films comme Southland Tales, Pain & Gain ou les derniers Fast & Furious (si si, je suis sérieux). Le genre d’acteur capable de redresser le niveau d’un film à lui tout seul, qui semble toujours s’éclater et s’investir à fond dans ses rôles, même les plus pauvres.
Ici, le rôle a clairement été écrit pour lui, le film n’aurait pas été le même avec un John Cusack tout fade comme dans 2012. Au contraire, on arrive à croire sans mal à ce personnage de sauveteur acharné qui va tout faire pour sauver sa famille. On croira par contre beaucoup moins au beau-père qui, de façon absolument prévisible, est riche donc lâche et prêt à tout pour survivre. Ça serait trop demander que d’avoir quelque chose d’à peine plus nuancé dans ce genre de films qu’un message clignotant au néon fluo « les beaux-parents c’est le mal, on ne peut compter que sur sa vraie famille » ? Je ne demande pas non plus d’inverser les rôles, ce serait aussi ridicule, mais d’avoir de vrais dilemmes pour une fois.
On me dira, pas totalement à tort, que ce n’est pas pour ça qu’on va voir un film catastrophe comme celui-là, on veut juste voir tout péter. Pas d’inquiétude, à ce niveau-là on est servi, on a du barrage qui pète, des ponts, des immeubles à gogo, des paquebots, un tsunami avec un cargo dessus, des failles géantes, il manquait à peu près que des éruptions volcaniques pour avoir la totale. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la côte Ouest ramasse sévère, on se demande vraiment comment il va être possible de reconstruire tout ça à la fin. En aucun cas un bon film donc, mais ça a le mérite d’être assez divertissant, pas trop long, avec quelques touches d’humour bien senties et une surenchère joyeusement débile dans la destruction.